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jueves, 20 de octubre de 2011

Division idéologique puis transfert du leader gréviste de la faim.


Alors que l'état de santé des prisonniers politiques ne cesse de se dégrader après 21 jours de grève de la faim, le gouvernement de l'état mais aussi fédéral à commencer sa stratégie de lutte contre cette grève en 4 points:


1. PRESSION PSYCHOLOGIQUE CONTRE LA SEULE FEMME EN GREVE

Après avoir menacé la compagne Rosa, qui se trouve seule en grève dans la section féminine, de lui retirer son fils, elle continue de recevoir diverses autres pressions comme la visite d'un "nouveau" psychologue de la prison, qui lui à poser diverses questions motivantes pour qu'elle pense à sa famille et qu'elle se questionne sur le pourquoi de sa grève. Cette dernière a dorénavant refusé de parler avec ce psychologue.

2. DIVISION DU GROUPE DE GREVISTE PAR LA LIBERATION SURPRISE DE 2 COMPAGNONS

Alors que personne ne s'y attendait, ni parmi les grévistes ni parmi les compagnons travaillant avec ces derniers, et encore moins parmi les familles des grévistes en sitting dans la place centrale de la ville de San Cristobal de Las Casas. Des membres de la prison sont venus chercher deux compagnons pour qu'ils quittent le sitting dans la prison pour négocier. Lors de cette proposition les deux compagnons ont refusé disant qu'ils étaient solidaires avec le reste des grévistes, et que seule la liberté de tous et toute leur permettrait de sortir. Mais le jour suivant, des représentants du gouvernement leurs disent: si vous quitter la grève nous vous libérons, et ils se sont également rendus au cœur de leur communauté de provenance (Mitziton) pour leur proposer la même chose. Il est difficile pour un gréviste de la faim de résister à de telles pressions. Ils furent ainsi donc libérer. Le gouvernement cherche ainsi à fragiliser le mouvement de grève, plutôt que de résoudre le fond du problème et essayer de comprendre leur réelle revendication.

3. PRESSION SUR LE SITTING DES FAMILLES

Les familles des victimes se sont placées dans le centre de la ville depuis déjà 10 jours, ils se trouvent dans des conditions difficiles dans le froid et la pluie, malgré la solidarité des personnes de san cristobal. Ces dernieres se sont vues menacées plusieurs fois par des représentants du gouvernement d'expulsion, manipulant même des gens des communautés de provenances pour leur proposer une délocalisation de leur sitting

4. EVACUATION D UN PRISONNIER POLITIQUE

Le professeur Albert Pathistan, victime de manque d'attention médicale durant son incarcération et dans un état de santé particulièrement critique, s'est fait emmener par le directeur de la prison, le commandant et d'autres officiels sans son consentement. Il paraitrait aujourd'hui que le professeur se soit fait transférer dans une prison de haute sécurité dans l'état de Sinaloa, à des milliers de kilomètres de sa famille.


martes, 18 de octubre de 2011

Jour 20: Reflexion sur le système carceral au Chiapas et information des grévistes

Vu du Mexique:
Prison: Réhabilitation ou école du crime?
(Traduction collective d'une réflexion de la Red Contra La Represion)

Se demander si les prisons répondent à un objectif de réhabilitation et de réintégration des individus au sein de la société perd tout son sens tacite ou même éthique, si nous commençons à analyser l'aspect politico-social des sociétés dominantes actuelles. Pourtant, sans entrer dans de tels arguments, la prison elle-même échoue dans ce qui est son objectif supposé,"l’amélioration des comportements". L'enfermement d'un être humain entre 4 murs, les traitements humiliants, les mesures d'isolement, la torture physique et psychologique, les séparations ,au fins de  déstructuration politique, l'éloignement du lieu de résidence des prisonniers... sont autant d' outils  du système carcéral actuel, devenus monnaie courante pour beaucoup de prisonniers, et qui montrent clairement que le régime carcéral du système capitaliste est un système punitif qui punit non seulement les détenu(e)s mais aussi leurs familles et proches.

Comme nous avons dit , les centres pénitenciers ne remplissent pas leur mission de réinsertion bien au contraire. La prison génère en effet les comportements délictuels, c'est très certainement la meilleure école du crime.

La lutte des prisonniers continue afin de maintenir si non entièrement , au moins en partie , leurs dignités. Ce faisant ils s'exposent à des à des représailles inévitables: des confrontations directes et quotidiennes avec les gardes, des abus de pouvoir, la perte de "privilèges" et l'application de nouvelles mesures qui allongent la peine de prison.



Si le prisonnier ne prend pas le chemin de la lutte il n 'en souffre pas moins d 'un processus inéluctable de dépersonnalisation, dû en grande partie à l'impossibilité de prendre les décisions les plus basiques ainsi qu'à des traitements humiliants. Les prisons de l'actuel système capitaliste sont un instrument de menace,de gestion de la peur afin de conditionner les comportements sociaux. Il s'agit d'une structure qui permet aux gouvernements de garder les individus et les politiques sous contrôle,sous la menace d'une peur constante. La prison est donc un génocide entre les murs, c'est une machine infernale qui détruit la dignité, l'intégrité, les sentiments et la vie des prisonnier(e)s et de leurs familles.


Ainsi dans les prisons se créent des liens de solidarité inébranlables,des liens qui ne pourraient pas se créer dans d'autres contextes. L'organisation interne des prisonnier(e)s politiques nous démontre qu'il ne s'agit que d'un changement de scenario (avec toute sa dureté) où la lutte continue et s'organise et où les plus "petites" avancés sont des victoires qui  rendent plus " libres", car la liberté commence là où la lutte commence  .C'est la cas par exemple des camarades de La Voz del Amate et des Solidaires de La Voz del Amate, qui chaque jour luttent infatigablement contre les abus des institutions pénitentiaires et contre le système capitaliste mondial, qui est le précurseur de la politique de la mort et de la répression, leurs témoignages sont un exemple de cela.


Tous ont subis actes de torture au moment de l'arrestation et continuent d'en souffrir sous la forme d'isolement, de traitement humiliants de séparation et d'éloignement. Dans l'état du Chiapas la torture se pratique de manière régulière dans un contexte de mépris et de répression des populations autochtones. L'impunité, due notamment à un système de base patriarcale, a entre autre pour conséquence  que les femmes qui sont emprisonnées soient durement affectées psychologiquement par la torture sexuelle, beaucoup d'entre elles ont étés harcelées sexuellement et / ou violées par des gardiens et / ou des membres de la police.
Sur ces cas on peut voir que tous les camarades ont été brutalement battus,le même schéma de torture se repete toujours, la plupart ont été asphyxiés avec des sacs plastique, humiliés et menacés, certains ont été soumis à des chocs électriques. Un autre fait très grave et inquiétant est celui de l'existence de "maisons anonymes", sans aucune insigne officielle, où de nombreux détenus sont enmenés et brutalement torturés. De plus, nous avons constaté des violations systématiques par la police et les fonctionnaires des ministères publics des garanties constitutionnelles où non seulement les camarades n'ont pas accès à un traducteur ou un avocat,mais egalement des cas de menaces,d' insultes et de violences. Les déclarations faites sous la torture et/ou rédigées par la police sont monnaie courante, il n'est pas possible de faire une déclaration libre et volontaire au procureur.

Les camarades souffrent tous de maladies, dues à la mauvaise qualité et au peu de nourriture qu'ils reçoivent,à l'insalubrité des installations penitenciares et de leur mauvais etat pour faire face aux conditions météorologiques, au refus des autorités à l'accés aux soins médicaux, et bien sûr, dans de nombreux cas aux effets de la torture . La camarade Rosa Lopez souffre d'une hernie ombilicale, Alberto Patishtàn d'une cécité qui pourrait être en phase terminale.

Les prisonniers font partie de ces "dommages collatéraux" generés par des politiques économiques et sociales ,dans ce contexte de guerre que nous vivons ils et elles sont, avec les morts et disparus, les plus touchés.

Les raisons pour exiger et forcer la liberation immediate et sans conditions de nos camarades emprisonnés ne manquent pas.

Nous exigeons donc la liberation immédiate des camarades de La Voz del Amate et des solidaires de La Voz del Amate, ainsi que les camarade adhérents à l'Autre Campagne de Mitziton et du camarade de Voces Innocentes, leurs noms et leurs histoires est presenté dans ce document.


Aujourd'hui les prisonniers politiques du Chiapas en grêve de la faim entament leur vingtième journée. La répression est forte, et les pressions contre les prisonniers aussi. La seule compagne en greve de la faim s'est vue menacée qu'on lui retire son fils, les visites sont fortement limitées... Les familles des victimes ont entamé un sitt-ing sur la place de la cathédrale de San Cristobal, ces dernières ont été priées de partir avant le sommet mondial pour un tourisme sauvage, qui attend la venue de plus de 750 tours opérateurs mondiaux, où le président Calderon est attendu pour l’inauguration et où la ville a été intégralement repeinte pour l'occasion.

La situation est particulièrement tendue, mais les prisonniers continuent à lutter pour leur liberté et contre leur emprisonnement injuste. Dimanche une commission des promoteurs de santé abejas s'est solidarisée avec le mouvement en envoyant deux promoteurs à la prison pour évaluer la santé des grévistes qui commencent à montrer quelques signes de faiblesses. Vendredi nous avons appris la libération de deux compagnons en grêve de la communauté de mitziton.

La lutte continue!
Prisonnier politique, Liberté!!

Samedi 22: Espoir Chiapas présent au festival Clam

Nous vous attendons dès 14h00 ce samedi 22 octobre à Clamart, pour le latino Clam Festival. Au programme:

*Présentation et vente de l'artisanat des femmes indigènes Abejas et Zapatistes
*Présentation de l'exposition Photographique de Samuel Brault "Regards du Chiapas"
*Atelier d'artisanat et lecture de conte
*Conférence "Le Chiapas Zapatiste" 15h, et "L'autonomie en action" 17h..
*Présentation de documentaire Guatemala/Chiapas.
*Information et sensibilisation sur le Chiapas

Nous vous attendons nombreux de 14h à 1h à:
Salle des fêtes Jules Hunebelle et Conservatoire Henri Dutilleux
Place Jules Hunebelle, 92140 Clamart

PROGRAMME
De 14h à 19h:
/ Ateliers /

L'association Dire Le Monde vous propose de découvrir les cultures du monde en participant à des ateliers d'initiation ...
Ludiques, accessible à tous les âges et niveaux, animés par des professionnels, ces ateliers vous plongeront directement au coeur de l'Amérique Latine !

L'entrée du festival est au tarif de 10 euros, il permet l'accés à tous les ateliers et tous les concerts.

A partir de 19h:
/ Concerts /
- El Hijo de la Cumbia -
Cumbia Electro

- Extraño Norte -
avec les musiciens de Cumbia Ya

- The Rezident -
Sound System 100% Reggae Latino

- Triangulation Kultural -
Candombe

- Batuloca -
Percussions brésiliennes

/ Expos /

Lorena Trespalacios
artiste colombienne qui travaille sur les musiciens de la banda.

Expo photo, projection de documentaires & parcours sonore