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sábado, 12 de agosto de 2017

Au Mexique, des communautés Nahuas et Téenek gagnent un recours contre un gazoduc


Mexique - Des communautés Nahuas et Téenek gagnent un recours en protection contre un gazoduc dans la Huasteca Potosina


Huasteca potosina.  Les communauté indigène des peuples nahua et téenek (Huaxtèques) de la Huasteca potosina ont obtenu une protection de la justice fédérale qui suspend définitivement les ouvrages d'un gazoduc qui traverse leurs territoires tant qu'existe le jugement. Le gazoduc est à la charge de l'entreprise Enercitro, soutenue par la transnationale espagnole Iberdrola rapporte la revue Proceso.


Le juge du cinquième District a accordé la suspension provisoire le 6 juin et finalement la suspension définitive de l'ouvrage le 20 juillet, pendant que l'amparo est en cours.
Les communautés de Chalchitépetl, dans la municipalité de Matlapa, et Chimalaco, à Axtla de Terrazas, ont demandé le soutien à la Clinica de Litigio Estratégico de l'Université Autonome de San Luis (UASLP) et au Programme d'Eau et de Société du Collège de San Luis, pour exiger l'arrêt des opérations du projet, qui date de 2013. En avril 2014, à travers l'Assemblée D'Etat de Caminos, six permis ont été octroyés à Enercitro pour l'utilisation conditionnée du droit de voie, pour croiser la canalisation de gaz naturel en dessous des routes d'état.

Les gens dans les communautés ne savent rien sur la canalisation qui traverse aussi bien leurs cours, s'ils ne courront pas le risque d'explosions ou de contamination dans les nappes. Quelques observations des habitants assurent qu'ils ont entendu le bruit intense d'un moteur fonctionnant dans un point précis, peut-être sous terre. : “Est-ce cela le fracking ? se demandent les gens” a commenté Grieta, Francisco Peña de Paz, anthropologue du Collège de San Luis et membre du Programme Eau et Société.
Les affectations dénoncées par les leaders de la communauté et qui ont motivé le recours légal de protection (amparo) ont été le manque de consultation préalable, libre, informé et culturellement adéquat comme la loi l'ordonne, les affectations sur l'environnement et l'irrégularité administrative dans l'octroi de permis et de licences ont signalé les avocats de la Clínica de Litigio Estratégico en DH de la UASLP.
Iberdrola, le géant énergétique espagnol, pour le moment, a répondu à la demande de protection 164/2017 provoquée par les habitants de la communauté de Chalchitépetl et de Chimalaco, accompagnés par la Clínica de Litigio Estratégico dont la réclamation concerne d'autres omissions à la non application de la loi de Consultation Indigène de l'état; pour ne pas avoir été pris en considération sinon au moyen de la contrainte et des accords privés, pour l'installation et le fonctionnement d'un gazoduc souterrain.
Entre les versants de la Huasteca potosina,  l'entreprise Enercitro impliquée dans les ouvrages, a entrepris depuis des mois des sentiers de plus de deux mètres de large. Les demandeurs présument que le gazoduc traverse déjà des terrains privés, communs et ejidaux, d'usage agricole et domestique, des rivières et des ruisseaux, sur une étendue d'à peu près 20 kilomètres entre les municipalités de Tamazunchale et de Huehuetlán, pour approvisionner en gaz d'usage industriel la plantation de Citrofrut à Huichihuayán.
Le 12 mai se sont interposées deux mesures de protections, une pour chaque communauté, contre le ministère de l'Énergie, la Commission Régulatrice d'Énergie, l'Institut pour le Développement Humain et Social des Peuples autochtones, et les mairies de Matlapa et d'Axtla de Terrazas, dans leur qualité d'autorités responsables pour avoir octroyé des autorisations et des permis.
En février 2017 la mairie d'Axtla a octroyé l'autorisation pour le passage du gazoduc, qui a été installé depuis l'état d'Hidalgo, sur le territoire de la communauté indigène de Chimalaco sans que cela ne soit autorisé, la situation qui a été reconnue par le même président municipal après avoir précisé que le passage du gazoduc a été "approuvé" par des habitants d'autres zones de la municipalité, excepté par Chimalaco, dont les habitants ont argumenté l'ignorance totale du sujet.
Quand les habitants des communautés ont vu la machinerie dans la zone, l'autorité leur a dit que “elle n'affecterait pas leurs terres parce que le passage du gazoduc était souterrain”. C'est alors qu'ils se sont présentés à la Clínica de Litigio Estratégico  et au Collège de San Luis pour solliciter le soutien.
L'une des fonctionnaires impliquées dans les autorisations est Margarita Viñas, ex titulaire de l'Institut de Développement Humain et Social des Peuples et des Communautés Indigènes, qui a été l'une des personnes qui a fait office d'intermédiaire pour convaincre les habitants d'accepter le passage du gazoduc construit par l'entreprise Enercitro qui fait partie de l' entreprise espagnole Iberdrola. 
Dans le processus judiciaire et pour celui-ci, les avocats et la communauté espèrent que la sentence soit dans le même sens en protégeant les droits de l'homme des peuples ,dont ils ont offert des expertises anthropologiques ainsi qu'en matière hydrologique-environnementale, en identifiant la zone par laquelle passe le gazoduc en tant que région indigène avec une organisation communautaire ce qui détermine que la consultation préalable est obligatoire dans le respect des droits collectifs ont remarqué les avocats de la Clinique de Litige.
Dans la région, une partie du gazoduc a déjà été construite de sorte que la lutte juridique exige que ce tronçon soit clôturé et  cesse de fonctionner
“L'entreprise cherche à négocier avec chacun. Elle a offert 20 mille pesos pour autoriser la servitude du passage; maintenant ils ont doublé la somme pour qu'ils les laissent passer”, ont commenté les avocats qui ont souligné l'importance de la protection octroyée par le cinquième juge de district, dans le nouveau cadre régulateur en matière énergétique.
Les mégaprojets pour l'extraction et la conduite d'hydrocarbure sont dans le cadre de la “réforme énergétique” et leurs menaces et leurs effets contre les peuples autochtones devront être maintenant révisés par les juges.

Avec l'information de la revue  Proceso  Grieta

Traduction carolita d'un article paru dans Desinformémonos le 9 août 2017 :

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