jueves, 23 de noviembre de 2017

Marichuy, Le visage des sans Visages!


Marichuy le visage des sans visages


traduction carolita d'un article paru dans Desinformémonos le 13 novembre 2017 : 

Coïncidant avec une étape historique pour les peuples indigènes mexicains et pour l'EZLN, nous sommes entrés sur leur territoire en accompagnant Marichuy, la première femme indigène à aspirer à la présidence de la République mexicaine, grâce à des années de coordination et de travail.
En 1994, la veille du Nouvel An, le monde entier s'est réveillé surpris avec un cri "Ya Basta "qui résonnait avec le jour et parcourait vallées, montagnes et océans jusqu'au dernier coin de la planète. C'était la voix d'un groupe de peuples indigènes qui avait perdu la peur et s'était levé en armes pour envoyer un message à l'humanité depuis
une petite chaîne de montagnes du sud du Mexique.
À une époque où la gauche européenne assumait encore la défaite de la guerre froide, la mondialisation, dernière phase du capitalisme, arrivait au Mexique dans le cadre de l'accord de libre-échange avec les États-Unis. Face à cette situation, qui menaçait les dernières failles de leur souveraineté, un groupe de guérilleros indigènes prit le contrôle des villes voisines. Mais non seulement ils se révoltèrent contre le cacique local qui leur prit la terre, cette armée de va nu pieds, cette légion affamée dont parlait l'international, voulut changer le monde.
Aujourd'hui, plus de 20 ans plus tard, peu importe la génération à laquelle elle appartient ou la partie du monde dans laquelle elle est née; si on l'appelle "1er janvier 1994", la référence au zapatisme est inévitable. Cela fait l'histoire.
Mais changer le monde ne demande pas un jour de travail. Que reste-t-il de ce mouvement qui a fait la une des journaux et suscité de longs débats au-delà de la gauche?
De même que les acquis et les échecs d'une révolution ne peuvent pas être analysés si ce n'est dans leur contexte, il n'est pas possible de savoir ce qui reste du soulèvement zapatiste sans connaître la réalité des communautés indigènes du Chiapas.
C'est pour cette raison, et en même temps qu'une étape historique pour les peuples indigènes du Mexique et de l'EZLN, que nous sommes entrés sur leur territoire en accompagnant Marichuy, la première femme autochtone à aspirer à la présidence de la République mexicaine, fruit d'années de coordination et de travail.
Qu'est-ce qui se cache derrière cette candidature?
Le Congrès national indigène (CNI) a été constitué en octobre 1996, en tenant compte des demandes formulées par l'EZLN au gouvernement mexicain la même année dans les accords de San Andrés, qui n'ont jamais été pris en compte. Face à cette attitude du gouvernement, les indigènes pauvres du Chiapas se sont lassés d'attendre. Ainsi, ils ont commencé à construire leur propre autonomie par en bas, en dehors des institutions qui ne les avaient jamais pris en compte, et dont ils n'attendaient plus rien. Le Congrès a été créé le 12 octobre, coïncidant avec l'anniversaire de la "découverte de l'Amérique", qui n'était en réalité que le début de la colonisation dont ils souffrent encore aujourd'hui. Rien n'est le fait du hasard. Chaque date, comme chaque mot, est soigneusement choisi et cache un symbolisme subtil qui donne de l'identité au mouvement, de la pipe du sous-commandant, des caracoles ( escargots) lents mais sûrs, et bien sûr, du passemontagne.
Le CNI est né pour apporter cette autonomie à tous les peuples indigènes du Mexique, en essayant d'être leur foyer, c'est-à-dire un espace qui servirait aux peuples indigènes pour s'organiser et se solidariser autour de leurs luttes de résistance et de rébellion, avec leurs propres formes de représentation et de prise de décision.
Dans la pratique, il s'agit d'une assemblée de travail qui se réunit de manière exceptionnelle lorsqu'il y a des questions spécifiques à traiter. Chaque peuple autochtone envoie le nombre de délégués qu'il veut (ou peut) et les décisions sont prises par consensus, ce qui peut prolonger les assemblées de plusieurs jours. Dans ces conditions, chaque réunion se tient généralement dans un état différent pour faciliter la participation. Néanmoins, les personnes qui composent le CNI n'ont pas toujours la possibilité d'envoyer des délégués à chaque réunion. Pour arriver à celle à laquelle nous avons assisté, par exemple, il y a ceux qui ont voyagé 7 heures pour rejoindre la ville la plus proche de leur communauté; de là, où il est possible de prendre les transports en commun, 10 heures de plus en bus jusqu'à Tuxtla, la capitale du Chiapas; et enfin, une heure de plus en bus jusqu'à San Cristóbal.
Lors de la cinquième assemblée du CNI, qui s'est tenue en octobre de l'année dernière, il a été convenu de former le Conseil Indigène de Gouvernement (CIG). La différence la plus fondamentale entre le CNI et le CIG est que ce dernier se compose de deux conseillers permanents (une femme et un homme) de chacun des peuples, élus par les communautés.C'est quelque chose comme un organe représentatif, au lieu d'une assemblée de travail; qui est cependant gouverné par les sept principes zapatistes du bon gouvernement: servir et ne pas se servir, représenter et ne pas supplanter, construire et ne pas détruire, obéir et ne pas commander, proposer et ne pas imposer, convaincre et ne pas vaincre, descendre et ne pas monter.
Face au mauvais gouvernement, l'exemple de l'autonomie indigène
La tournée du CIG sur le territoire zapatiste a fourni à l'EZLN une fenêtre ouverte sur le Mexique et le reste du monde. La preuve en est la logistique préparée pour les "médias nationaux et internationaux, gratuits et payants", comme cela est répété dans les remerciements à la participation à chaque événement politique.
En plus des près de 500 délégués du CNI, les 8 autobus qui composent la caravane se déplacent lentement le long des chemins de terre, soit 153 conseillers du CIG, représentants de 76 villages sur les 93 existant dans la nation mexicaine.
La campagne électorale n' a pas encore commencé, mais la candidature du CIG a déjà préparé sa première tournée. Ce n'est pas par hasard qu'elle se trouve au Chiapas, car c'est une référence pour le mouvement indigène. Et pour les mois à venir, des préparatifs sont déjà en cours pour le passage dans d'autres États mexicains.
Maria de Jesús Patricio Martínez est une indigène Nahua, originaire de Tuxpán, Jalisco, bien qu'elle soit connue sous le nom de Marichuy (diminutif au Mexique de son nom). Elle a 53 ans et a consacré toute sa vie à la médecine traditionnelle.
Mais en plus de cela, elle a été la seule femme indigène des 48 candidats indépendant à la présidence du Mexique au cours des derniers mois. Les élections de 2018 sont les premières élections au cours desquelles on lui permet d'opter pour cette position sans être soutenue par un parti politique. La condition est d'avoir 866 593 signatures de soutien dans au moins 17 des 36 états qui composent le pays. Ce chiffre stupéfiant, divisé par le délai de 120 jours, donne un total de 7 200 signatures par jour. Cela rend pratiquement impossible de devenir candidat et laisse tous les candidats en dehors du jeu, à l'exception de ceux qui sont déjà connus du public, comme les cas de Jaime Rodriguez Calderon, gouverneur de l'État du Nuevo Leon, le sénateur Armando Rios Piter et l'ex première dame Margarita Zabala, par exemple. Marichuy, par contre, part de zéro. Elle est aussi une sans visage, même si elle ne porte pas de passemontagne. Être femme et indigène, c'est être doublement invisible. Mais les femmes indigènes mexicaines s'organisent depuis des années, et la candidature du CIG est là pour le prouver.
De plus, l'INE a mis en place des obstacles supplémentaires auxquels ils ne s'attendaient pas. La collecte des supports devrait être faite exclusivement par des smartphones, en photographiant les pièces d'identité valides des signataires et leurs empreintes digitales. Ainsi, les signatures ne sont calculées qu'après avoir été envoyées par Internet à l'INE lui-même, un processus qui, selon l'agence, devrait prendre 4 minutes et 30 secondes et qui, selon le groupe de soutien du CIG, a duré plusieurs heures dans certains cas.
Lors d'un des arrêts de la tournée, la porte-parole dénonce qu'ils ne peuvent prendre ces photos qu'au milieu de la journée, car l'obscurité de l'après-midi nécessite une lampe qui émet une lumière de qualité. Une lampe! L'INE exige des signataires qu'ils aient un smartphone, quand ceux-ci n'ont même pas un accès facile à une lampe.
Si cela ne suffisait pas, le CIG a déjà annoncé qu'en cas d'obtention de garanties, elle rejetterait la part correspondante des 42 millions de pesos (presque deux millions d'euros) que l'administration réserve à la campagne des candidats qui relèvent le défi difficile.
Cela peut être difficile à comprendre, surtout si l'on considère le coût personnel et économique qui sera supporté par les peuples autochtones, dont 77% vivent en dessous du seuil de pauvreté au Mexique, selon CONEVAL. 
Mais les échelles qui mesurent l'indice de pauvreté sont des normes occidentales, et ce dont les peuples indigènes ont besoin, ce n'est pas d'un téléphone portable de dernière génération, ni même d'une lampe. Cela signifie simplement que le pillage du capital sur son territoire doit cesser et que ses formes d'organisation et d'autonomie doivent être reconnues. "Nous ne prendrons rien qui leur appartient. On va juste récupérer ce qui est à nous. Nous étions ici avant eux et nous exigeons que nous soyons respectés", chante un représentant du CNI devant les milliers d'autochtones qui écoutent en silence l'acte politique du caracol d'Oventic. Plus d'un siècle plus tard, la devise, comme l'ennemi, reste la même:"Terre et liberté."
Le temps est venu pour la femme indigène
Pour lancer cette aventure, le 12 octobre a été choisi une fois de plus, quand l'assemblée entre le CNI et le CIG, qui a duré jusqu'au lendemain à San Cristóbal de Las Casas, a commencé. Les installations du CIDECI-Unitierra, qui le reste de l'année servent de centre universitaire pour l'éducation non formelle (et qui ont été construites pour la formation de la communauté indigène sous les auspices de l'évêque Samuel Ruiz), ont accueilli plus de 600 personnes de tout le Mexique.
La tournée a débuté la nuit du vendredi 13. Plusieurs bus et voitures ont commencé à rouler à trois heures du matin pour arriver à l'heure au premier arrêt le lendemain: Guadalupe Tepeyac. Bien qu'il soit vrai que cette commune n'est pas zapatiste, elle ne manque pas de pertinence dans l'histoire du mouvement.
En août 1994, l'EZLN a inauguré ici le premier Aguascalientes, en le déclarant siège de la Convention nationale indigène. Des mois plus tard, le 9 février 1995, cet Aguascalientes a été détruit par les forces armées mexicaines, qui cherchaient à capturer le sous-commandant Marcos, forçant la société civile à se réfugier dans les montagnes. Leur destruction a conduit à la création de 5 nouveaux Aguascalientes: La Realidad, Morelia, La Garrucha, Roberto Barrios et Oventic; aujourd'hui connue sous le nom de Los Caracoles. Cet arrêt était aussi le plus proche de La Realidad, le seul caracol que la tournée n' a pas fréquenté, en raison de l'accès difficile. Les autres, en revanche, ont reçu la candidate et les délégations du CNI-CIG, ainsi que la ville touristique de Palenque.
A différents endroits sur le chemin, les signes emblématiques mettent en garde:"Ici, le peuple règne et le gouvernement obéit". En arrivant à chaque arrêt, nous sommes accueillis par des milliers de personnes qui chantent diverses chansons et Marichuy est accompagnée sur scène par des miliciens de l'armée zapatiste, à cheval, à moto ou à pied, formant de longs couloirs agrippés par les coudes.
Les discours, auxquels participent plusieurs représentants du CIG, des responsables locaux des Conseils de Bon Gouvernement et des commandants de l'EZLN, durent jusqu'au soir. Ça n' a pas d'importance. Le microphone passe de main en main sans hâte. Peu importe les heures de retard des actes par rapport à leur horaire. Qu'il pleuve ou que le soleil brûle, les gens attendent toujours leur candidate. Pour finir la partie politique, les événements culturels suivent. Les jeunes et les personnes âgées interprètent des chansons, dansent et jouent  des scènes de théâtre ensemble. A la dernière heure, et pour ceux qui ont encore de la force, la musique joue jusqu'à l'aube.
Et c'est qu'au-delà du contenu politique, chaque arrêt de la caravane dans un caracol est un grand événement social auquel viennent les habitants des communautés voisines, se mêlant aux insurgés qui profitent de cette parenthèse dans leur clandestinité pour danser quelques danses sous les étoiles du ciel du Chiapas. Cependant, la loi sèche proposée par le zapatisme est strictement respectée, ce qui contraste avec les fêtes auxquelles nous sommes habitués, où l'alcool occupe une place centrale.
Quant au contenu des discours, ils ne se sont pas limités à la candidature. Des milliers de personnes disparues ont été rappelées au mauvais gouvernement mexicain, avec une mention spéciale aux 43 d'Ayotzinapa et l'assassinat, le 2 mai 2014, du camarade zapatiste Galeano.
Une autre des grandes exigences était d'arrêter la destruction de l'environnement. Des femmes de différentes communautés ont pris la parole pour dénoncer les mégaprojets qui inondent le pays: mines, barrages, complexes hôteliers, industrie du bois, grands barrages hydroélectriques, etc. Il est également précisé que leur discours va au-delà de la question indigène, il s'adresse au monde. Les peuples autochtones sont pleinement conscients que l'oppression à laquelle ils sont confrontés n'est pas un problème isolé, mais le dernier maillon du capitalisme qui nous asservit tous.
Nous pouvons ici apprécier le courage dont ils font preuve: c'est émouvant de voir que, même s'ils sont la partie oubliée de la société, ils sont capables de se souvenir d'eux tous. Le 19 octobre, lors de la cérémonie de clôture de la tournée à Oventic, quelques mots ont été dédiés à Santiago Maldonado, le camarade argentin récemment assassiné par l'Etat alors qu'il participait aux protestations mapuches.
Mais ce qui nous a le plus frappés, c'est la présence des femmes dans les actes. Bien que nous ayons dû attendre la fin de la tournée pour le confirmer, le deuxième jour, c'était clair: toutes les interventions publiques, pendant les cinq jours, ont été faites par des femmes. Aucun homme n' a participé à aucun événement politique et culturel. Les femmes, en plus de quelques mentions des luttes LGTB, ont également été au centre de tous les discours. Bien qu'il s'agisse d'une image encourageante, il ne faut pas oublier que la réalité des femmes autochtones est très différente de celle que reflètent ces femmes cagoulées microphone en main. Les femmes autochtones souffrent d'une triple oppression: en raison de leur race, de leur sexe et de leur pauvreté. Elles n'hésitent pas, le capitalisme va de pair avec le machisme et il faut mettre fin aux deux.
Ce que nous avons également pu vérifier en tout lieu, c'est l'illusion que les indigènes se sont déposés en Marichuy, qu'on appelle généralement la porte-parole. Une bonne position pour ceux qui ont la tâche de donner la parole à ceux qui ne l'ont jamais eu auparavant.
Parce que Marichuy n'est pas seulement une politicienne de plus parmi ceux qui, tout au long de l'histoire, se sont consacrés à ignorer ou à tromper les peuples autochtones. Elle parcourra également le Mexique lors d'une campagne, mais contrairement au reste de la campagne, elle ne distribuera pas de T-shirts, de stylos et de promesses. Elle le fera en semant des espoirs, en coordonnant les luttes et en réaffirmant les processus de souveraineté. Parce que pour le Mexique d'en bas, la candidate et le projet d'auto-organisation derrière elle sont un espoir de poursuivre la lutte.
Bien que la présidence soit loin d'être achevée, le Mexique reste le pays le plus bas (au sud de l'empire). Et le costume et la cravate libérale ne représenteront jamais ou ne pourront jamais représenter les Mexicains d'en bas: femmes, indigènes et pauvres. Marichuy, d'autre part, comme chante la cumbia accrocheuse qu'ils lui ont dédiée, est "de la couleur de la terre, anticapitaliste au coeur".
Tout ce qu'il reste peut-être, c'est que ce Mexique métis regarde sa peau et se rappelle d'où il vient. Et ce matin-là, ils nous surprennent encore une fois avec un "Ya Basta! qui résonne dans le monde entier.

miércoles, 22 de noviembre de 2017

Las Abejas de Acteal el conflicto entre Chalchihuitan y Chenalho "es responsabilidad del gobierno".

Antes de la llegada de los españoles, antes de la intromisión de los malos gobiernos y partidos políticos en nuestros pueblos y comunidades nuestro tejido social era de armonía


 








         



Organización Sociedad Civil Las Abejas de Acteal
Tierra Sagrada de los Mártires de Acteal
Municipio de Chenalhó, Chiapas, México.
22 de noviembre del 2017.





Al Congreso Nacional Indígena

Al Concejo Indígena de Gobierno

A las Juntas de Buen Gobierno

A la Sexta Nacional e Internacional

A las y los Defensores de los Derechos Humanos Nacional e Internacional

A las Organizaciones Sociales y Políticas

A los Medios Libres, Alternativos, Autónomos o como se llamen

A la Prensa Nacional e Internacional

Y a la opinión pública.

Hermanas y hermanos:

Un día como hoy aquí en Acteal, pero hace 20 años, a un mes de la Masacre de Acteal, la Organización de Las abejas, el Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas, la diócesis de San Cristóbal de Las Casas e incluso algún medio de comunicacion, estábamos tratando por todos los medios de alertar a la opinión pública y a las autoridades de los tres niveles de la tragedia que se aproximaba. Pero todo fue inútil las autoridades no hicieron nada para detener la violencia y sucedió lo que se temía: la masacre de Acteal donde 45 hermanas y hermanos nuestros más 4 bebés que se encontraban todavía dentro del vientre de sus madres fueron masacrados por un grupo de paramilitares priistas y cardenistas de Chenalhó, durante el contexto de guerra de contrainsurgencia como parte del Plan de Campaña Chiapas 94, diseñado por el Estado mexicano y encabezado por Ernesto Zedillo Ponce de León.

En realidad no fue solo con un mes de anticipación sino siete meses antes que estuvimos dando la señal de alarma, nada mas para que el entonces secretario de Gobernación dijera que era imposible prever lo que pasó.

Quienes vivimos esos dias terribles recordamos ahora esas advertencias inútiles ante lo que está pasando por el conflicto agrario entre Chenalho y Chalchihuitan. La espiral de violencia crece, los desplazados aumentan, igual que las amenazas, proliferan las armas y ¿qué hacen las autoridades? Nada o quizá peor que nada, ellas mismas fomentan el conflicto movidas por cálculos políticos perversos.

Antes de la llegada de los españoles, antes de la intromisión de los malos gobiernos y partidos políticos en nuestros pueblos y comunidades nuestro tejido social era de armonía, de respeto y de paz. No se mataban entre sí los pueblos, cualquier problema o diferencia que suscitaba entre las familias o las comunidades su método de solución era a través del diálogo y así las partes no tomaban represalias después de una resolución del problema, al contrario, se intercambiaban comidas o cualquier obsequio como muestra de gratitud y de reconciliación, porque "somos hijas e hijos de un mismo Padre-Madre", decían nuestros ancestros. Pero, ahora los malos gobiernos, los políticos corruptos, los delegados del mal gobierno, los ministerios públicos, los jueces, la policía y los soldados su función no es gobernar ni dar seguridad, sino, de crear conflictos, hacer mal su trabajo y mandar a masacrar a la gente como lo han hecho en la historia de México como la Masacre de Acteal.

Y está más que claro, la disputa de mojonera entre Chalchihuitán y Chenalhó no es un conflicto que haya surgido por disputas de tierra previas entre ambos municipios, sino, que fue el mismo mal gobierno el responsable directo de este problema agrario. Y si Manuel Velasco y Enríque Peña Nieto no hacen nada para atender urgentemente este conflicto, de inmediato serán responsables por acción y omisión de cualquier hecho irreparable y serán condenados como se está haciendo con Zedillo, Chuayffet, Ruiz Ferro, Gral. Cervantes Aguirre, Gral. Renán Castillo entre otros autores intelectuales de la Masacre de Acteal.

Hemos escuchado versiones que pretenden involucrar a nuestra Organización Sociedad Civil Las Abejas de Acteal en este conflicto agrario. Ante esas versiones que no sabemos si surgen de la ignorancia o de la mala fe, declaramos pública y tajantemente que nuestra organización no ha participado ni directa ni indirectamente en este conflicto; En todo caso podría ser que algunas personas que se han dividido de nuestra organización y siguen usando indebidamente su nombre, sean los causantes de esta confusión.

Los malos gobiernos son muy astutos para administrar conflictos, para eso están en el poder. Su objetivo es tener control sobre los pueblos y comunidades. En su política de despojo de tierras y territorio, les conviene que los pueblos estén divididos y peleados.

Por eso para nosotras y nosotros los sobrevivientes de la Masacre de Acteal y miembros de la Organización Sociedad Civil Las Abejas, es fundamental tener memoria, no olvidar, saber de dónde vienen los planes de destrucción y de muerte, conocer quiénes son los autores intelectuales y sus objetivos. Tenemos que seguir el ejemplo de nuestras abuelas y abuelos, que nos heredaron su memoria y su resistencia y sobre todo su modo de autogobernarse con libre determinación.

Aún en estos tiempos difíciles, a un mes de la conmemoración de los XX años de Acteal y de la celebración de los XXV años de Organización, estamos preparándonos para compartir e intercambiar con otras mujeres y hombres que también luchan contra el olvido y trabajan por la memoria y la Otra Justicia.

Es así hermanas y hermanos, compañeras y compañeros de México y del mundo, les decimos que vayan preparándose para poder asistir a Acteal los días 20, 21 y 22 de diciembre. En unos días haremos público el programa de este evento que será la conclusión de nuestra Campaña Acteal: Raíz, Memoria y Esperanza iniciada el pasado 23 de marzo del presente año y, estén atentos de otras actividades previas a estos días.

Para las y los que todavía no han llegado a Acteal, sepan que tiene un clima un poco muy frío en estos días, pero, las mujeres, hombres, niñas y niños sobrevivientes y miembros de Las Abejas, los recibiremos con un corazón cálido y fraterno. De todos modos traigan ropas para el clima que ya les dijimos. Y a pesar de las políticas destructivas del mal gobierno que estamos atravesando los pueblos, traigan en su corazón además de la palabra, risas y artes para pintar juntos la memoria y la esperanza.

Y en este contexto de conmemoriación y de celebración de Las Abejas de Acteal, nos alegra el corazón caminar a lado de otros pueblos hermanos en el camino del florecimiento de los pueblos.

Ha llegado el Tiempo de construir y de cosechar.

Desde Acteal Casa de la Memoria y la Esperanza.


Atentamente





La Voz de la Organización de la Sociedad Civil Las Abejas de Acteal.

 
              Por la Mesa Directiva:


                           Vicente Jiménez Sántiz                Antonio Ramírez Pérez


                        Sebastián Pérez Pérez                Javier Ruiz Hernández
  
Reynaldo Arias Ruiz             Sebastián Cruz Gómez



Concejal@s y Vocera del CIG contestan a las mujeres de Kurdistan



Carta al Movimiento de Mujeres de Kurdistan Komalên Jinên Kurdistan (KJK), 
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San Cristóbal de las Casas, CIDECI–UNITIERRA,


Chiapas, México. Octubre de 2017


Al Movimiento de Mujeres de Kurdistan Komalên Jinên Kurdistan (KJK),

Compañeras y hermanas:


Nosotras, mujeres delegadas indígenas originarias de México, concejalas y la vocera del Concejo Indígena de Gobierno, de los pueblos amuzgo, tojolabal, ñahñu/ñatho, nahua, wixárika, tzeltal, maya, tohono odham, totonaco, binniza, tzotzil, guarijio, kumiai, chol, purépecha, mayo, rarámuri, tepehuano, me´phaa, popoluca, zoque, cochimi, coca, cora, yaqui, mam, mazahua, tenek, chinanteco, na savi, cuicateco, mixe, triqui, ikoots, chichimeca y mazateco, reunidas en asamblea del Congreso Nacional Indígena, espacio que desde hace 21 años enlaza a los pueblos originarios de México, les mandamos un fraternal saludo y les agradecemos de todo corazón la carta que nos hicieron llegar en el mes de junio pasado, con el abrazo y apoyo solidario y revolucionario que ahí manifiestan hacia nosotras las mujeres indígenas, hacia nosotros, los pueblos del Congreso Nacional Indígena.

Esta carta la hemos leído en muchas de nuestras asambleas comunitarias, la hemos compartido con muchas compañeras y compañeros, y queremos decirles que saber de su digna lucha y de su solidaridad, nos ha permitido reflejarnos en ustedes y nos ha fortalecido. Estamos lejos en distancia, pero tan cerca en nuestros ideales y prácticas libertarias. Junto con ustedes, nosotras decimos que en esta guerra contra la humanidad, nosotras las mujeres de los pueblos originarios estamos alzando nuestra voz y nos organizamos y caminamos por la liberación de nuestros pueblos y de nosotras las mujeres que somos la mitad de la comunidad humana


Las Abejas dénoncent devant le Rapporteur spécial de l'ONU que les autorités judiciaires sont complices du massacre d'Acteal.

Trad@Carolita


Les responsables du massacre d'Acteal sont des hauts fonctionnaires du gouvernement, comme le Président de la République lui-même.

Organisation de la société civile Las Abejas de Acteal
Terre sacrée des martyrs d'Acteal
Municipalité de Chenalhó, Chiapas, Mexique.



Ejido Candelaria, Municipalité de San Cristóbal de Las Casas, Chiapas;
Au 14 novembre 2017.

Victoria Lucia Tauli Corpuz
Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones

PRESENTE.

Respectable Mme Victoria,

Je m'appelle Guadalupe Vasquez Luna, j'ai 30 ans et le 22 décembre 1997, j'ai perdu 9 membres de ma famille, y compris mon père et ma mère, le jour où les paramilitaires du PRI ont attaqué ma communauté.

martes, 21 de noviembre de 2017

Marichuy y El CIG reflexionaran sobre la construccion de la justicia en Tlanixco



Encuentro del CIG y nuestra vocera Marichuy por la construcción de la Justicia 


A las y los presos y expresos políticos
A las familias de las y los desaparecidos políticos
A las familias de las y los asesinados políticos
A nuestras compañeras y compañeros que luchan por la justicia

Presentes


Hermanas, hermanos


Reciban un afectuoso saludo de quienes conformamos el Congreso Nacional Indígena, el Concejo Indígena de Gobierno y la comunidad indígena nahua de San Pedro Tlanixco, municipio de Tenango del Valle, Estado de México, que al igual que ustedes mantenemos una lucha por construir la verdad y la justicia desde abajo, pues sabemos que de arriba sólo viene traición y mentira.


Hemos caminado el país con nuestra vocera la compañera María de Jesús Patricio Martínez, conociendo los dolores y esperanzas de los pueblos y comunidades originarias de toda la geografía del México de abajo, también las geografías no indígenas, que como nosotras y nosotros viven la guerra que viene de los poderosos y que sabemos que se pondrá peor, que esperan que aceptemos la impunidad para los crímenes de estado, la mentira y la traición; esperan que dejemos de buscar a las y los desaparecidos, de exigir la libertad de nuestras presas y presos, de dejar de buscar justicia para nuestras asesinadas y asesinados.

lunes, 20 de noviembre de 2017

Informe del CNI y el CIG sobre lo recaudado para las y los damnificados del sismo

INFORME DEL CONGRESO NACIONAL INDÍGENA Y EL CONCEJO INDÍGENA DE GOBIERNO
SOBRE LO RECAUDADO PARA LAS Y LOS DAMNIFICADOS DEL SISMO

OCTUBRE DE 2017

Al pueblo de México
A los pueblos del Mundo
A la Sexta Nacional e Internacional.

A partir del llamado de solidaridad realizado en el mes de septiembre por
los ciclones, huracanes y temblores en Chiapas, Oaxaca, Puebla, Guerrero,
Morelos, Estado de México, Veracruz y la ciudad de México nos hemos dado
cuenta de que el México de abajo va a reconstruir no sólo las comunidades,
barrios, naciones, tribus y pueblos del Congreso Nacional Indígena (CNI)
sino el país completo.



Para esta tarea hemos contactado a nuestras hermanas y hermanos indígenas
que sufren los estragos de las catástrofes naturales, para hacer llegar la
ayuda que con la solidaridad de muchas compañeras y compañeros se ha
construido.

La importancia de Marichuy


Hermann Bellinghausen

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTpQL2VINwkkoFBYhvcRT2maUu9-B0IAsWsVw5_stmcFkXrMnAC6wParece existir consenso en que necesitamos un cambio casi en todo. El camino no pasa necesariamente por las urnas. No las que hay. Pero las apariencias engañan, no todos quieren un cambio. Las élites y sus satélites justo lo que pretenden es que las cosas sigan la ruta que llevan, así lleve al abismo del cual ellas creen que podrán salvarse con ganancias. Entre el resto, la mayor parte de los mexicanos, se generaliza la certidumbre de que no podemos confiar en los partidos ni sus gobiernos. El electorado, que debería incluir a todos los adultos pero sólo acoge una parte de ellos, se divide artificialmente. Unos se resignan a más de lo mismo, otros buscan el cambio (al menos de manos) por el mismo camino. Otros más, una cantidad no contada pero muy relevante de mexicanos, vive una realidad diferente, cruda y concreta, donde los términos actuales del presunto cambio político son bullshit, perdonando el anglicismo.

Como nación, los mexicanos debemos confrontar serios demonios –pues los tenemos– y como dijera un célebre fiscal que acabó malamente, los demonios andan sueltos y han triunfado. Para un cambio nos debemos quitar de encima fantasmas de rabiosa hipocresía: racismo, misoginia, sexismo, violencia familiar, corruptibilidad por hábito, predisposición a callar y aguantar. La sociedad mayoritaria –la que no se considera indígena, ni Dios lo quiera– es daltónica, no distingue colores, su gama se limita a claro y oscuro, y sin pestañear se alinea por el lado claro de la identidad (real o fantaseada). Los estereotipos colectivos y publicitarios de respetabilidad, inteligencia y belleza lo predican y garantizan.

Lettre des femmes du #CIG #CNI au Mouvement de Femmes du #Kurdistan Komalên Jinên (KJK)




Publié le 18 Novembre 2017 Trad   @Carolita

https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2017/06/26/rojava.jpg?width=138&height=92&width_format=pixel&height_format=pixel
Lettre des femmes du CIG et CNI au Mouvement de Femmes du Kurdistan Komalên Jinên Kurdistan (KJK)
San Cristóbal de las Casas, CIDECI-UNITIERRA,
Chiapas, Mexique, octobre 2017

Au Mouvement des Femmes du Kurdistan Komalên Jinên, Kurdistan (KJK)
Compañeras et soeurs,
Nous, femmes déléguées indigènes originaires du Mexique, conseillères et la porte-parole du Conseil Indigène de gouvernement, des peuples autochtones amuzgo, tojolabal, ñahñu/ñatho, nahua, wixárika, tzeltal, maya, tohono odham, totonaco, binniza, tzotzil, guarijio, kumiai, chol, purépecha, mayo, rarámuri, tepehuano, me´phaa, popoluca, zoque, cochimi, coca, cora, yaqui, mam, mazahua, tenek, chinanteco, na savi, cuicateco, mixe, triqui, ikoots, chichimeca et mazateco,  réunies dans l'assemblée du Congrès National Indigène, un espace qui relie depuis 21 ans les peuples indigènes du Mexique, nous vous adressons un salut fraternel et vous remercions de tout notre cœur pour la lettre que vous nous avez envoyée en juin dernier, avec l'embrassade, la solidarité et le soutien révolutionnaire que nous manifestent les femmes indigènes, les peuples du Congrès national indigène.
Nous avons lu cette lettre dans plusieurs de nos assemblées communautaires, nous l'avons partagée avec de nombreuses compañeras et des compañeros, et nous voulons vous dire que le fait de connaître votre digne lutte et votre solidarité nous a permis de réfléchir sur vous et nous a fortifiés. Nous sommes loin en distance, mais si proches de nos idéaux et de nos pratiques libertaires. Ensemble avec vous, nous disons que dans cette guerre contre l'humanité, nous, les femmes des peuples originaires, élevons la voix, nous organisons et marchons pour la libération de nos peuples et nous, les femmes qui sommes la moitié de la communauté humaine.
Nous reconnaissons et valorisons votre lutte parce que toute lutte de n'importe quelle femme, où qu'elle se trouve dans le monde et à n'importe quel moment de l'histoire, qui lutte, se rebelle et propose de construire de nouveaux modes de vie devant ce monstre patriarcal capitaliste qui nous opprime, est une lutte digne de ce nom qui doit nous unir. Nous croyons fermement en l"idée de récupérer l'importance de nous arrêter, nous les femmes depuis notre communauté, non pas pour nous battre, mais pour nous organiser avec nos frères et nos peuples.
Ce système capitaliste patriarcal de mort nous met les femmes dans le pire lieu, les plus mal à l'aise, les plus oubliées et les plus réprimées et non seulement nous blesse, mais blesse aussi nos frères et sœurs; et si la communauté va mal, c'est pire pour nous les femmes.
Au Mexique, nous, les femmes du Congrès National Indigène, nous vivons un triple mépris d'être des femmes, d'être indigènes et d'être pauvres; c'est pourquoi nous disons que nous sommes les plus méprisées et c'est pour cela que nous aussi nous pouvons faire exploser, unies entre nous tous au Mexique et dans le monde, la fin de ce système qui nous afflige et la construction d'un nouveau système, enraciné dans nos cultures ancestrales et regardant vers l'avenir avec justice et respect.
Nous vivons dans un monde où l'existence individuelle triomphe ainsi qu' une privatisation extrêmement menaçante de nos territoires, où les pensées nous colonisent et nous vendent l'idée de vies inaccessibles. Ce système qui progresse peu à peu nous a imprégnés, nous enlève peu à peu notre identité communautaire et populaire, mais nous, les femmes et les hommes indigènes du Mexique, intégrés dans le Congrès National Indigène, disons que Ya Basta! ça suffit! que notre voix ne soit pas prise en compte, que nous retournons à l'oubli après le réveil généré par nos compañeras et compañeros zapatistes il y a plus de 20 ans. Maintenant, nous disons qu'il est temps pour les peuples de fleurir et qu'il est temps pour la dignité des femmes de redonner la parole à nos luttes et que nous continuer à leur donner. Face à l'assaut du système capitaliste qui veut nous exterminer, nous, les femmes indigènes, nous disons que nous n'allons pas partir et que nous allons nous battre; que nous allons nous organiser avec nos révoltes et nos résistances; que nous allons affronter ce système qui veut nous voir disparaître, et nous continuons à dire que nous ne le permettrons pas.
Votre peuple et le nôtre ne font qu'un. Depuis la guerre de conquête que la couronne espagnole a menée sur nos terres, nos peuples ont résisté comme le vôtre, pour survivre en tant que peuples, nations ou tribus avec nos territoires, nos langues, nos vêtements, nos cultures et nos propres gouvernements; c'est pourquoi nous disons que cela fait plus de cinq cents ans que nos peuples se sont battus contre tous les mauvais gouvernements qui ont cherché à nous exterminer.
Nous voulons vous dire qu'écouter votre parole et connaître votre lutte nous permet de comprendre que les problèmes qui nous affligent se reflètent dans d'autres géographies; il est très clair que ce système de mort qui domine le monde frappe toutes les personnes, organisations et peuples à qui est nié le droit de marcher; mais il est aussi très clair, par votre exemple et vos encouragements, que ce n'est qu'en unissant les luttes anti-capitalistes et anti-patriarcales du monde entier, votre lutte et la nôtre, et celle de milliers et de milliers de femmes et d'hommes, des travailleuses et des travailleurs, des syndicats, des jeunes et des peuples indigènes, que nous pourrons vaincre notre ennemi commun, cet hydre à mille têtes du système capitaliste, patriarcal, raciste et colonial, en nous organisant et en nous articulant.
Les compañeras et compañeros zapatistes ont prévenu que la tempête approche; nous croyons que nous y sommes déjà; nous vivons dans un pays où gouvernent les capitaux étrangers et le crime organisé; d'une manière différente de la vôtre, nous vivons aussi la guerre chaque jour avec des dizaines de milliers de personnes assassinées, en particulier des féminicides et des meurtres de femmes combattantes et de combattants sociaux, des journalistes engagées et engagés, des défenseurs des droits de l'homme, des dizaines de milliers de personnes disparues, des milliers de prisonnières et de prisonniers politiques, la dépossession de nos territoires, avec l'exploitation et l'esclavage de nos frères et sœurs, la destruction de nos terres, la destruction de notre terre mère. Face à ce scénario et alors que nos frères et sœurs zapatistes nous invitent sans faille depuis 20 ans, nous croyons que la meilleure façon de nous défendre et de passer à l'offensive, c'est avec l'organisation d'en bas, de nous-mêmes femmes et hommes, des peuples indigènes, des peuples de la campagne et de la ville que nous avons déjà réveillés, que nous laissions de côté la peur et l'apathie, que nous nous rebellions, que nous nous organisions et agissions en communauté, essayant et construisant des espaces de société non capitaliste et non patriarcale.
Nous disons que le temps des peuples est venu, c'est le temps des femmes qui profitent de cette conjoncture électorale de 2018, mais bien au-delà; c'est le temps où, suivant l'exemple de nos frères et sœurs zapatistes et d'autres peuples, de vous, nous faisons resurgir d'en bas des processus organisationnels autonomes, des gouvernements autonomes qui obéissent aux peuples organisés en communautés, comme c'est le cas du Conseil Indigène de Gouvernement qui articule nos luttes vers la construction d'un monde où tous les mondes s'adaptent et sont respectés, qui nous permet d'être ce que nous sommes et voulons être, sans exploitation et sans aucune discrimination, où les femmes sont respectées, valorisées et incluses, de construire ensemble avec nos compagnons, des relations de liberté et de coexistence harmonieuse entre nous, entre nos peuples et avec notre terre mère.
Avec la mémoire vivante de nos frères et sœurs qui ont donné leur vie dans la construction de nos rêves et qui continuent à nous accompagner, nous vous saluons, nous vous embrassons et vous disons merci, sœurs du peuple des montagnes, lointaines en distance et proches dans nos cœurs, que nous savons vivre, organiser, combattre et mourir pour la libération de toutes les femmes et de tous les peuples du monde.
Vive les peuples originaires du monde!
Vive la fraternité des peuples!
Vive la digne lutte de libération des femmes Kurdes!
Plus jamais un Mexique sans nous!
Plus jamais un monde sans nous!
Les Conseillères et la porte-parole du Conseil Indigène de Gouvernement / Congrès National Indigène.
traduction carolita d'un article paru sur Centro de medios libres le 15 novembre 2017 : 

domingo, 19 de noviembre de 2017

Gilberto Lopez y Rivas: El Estado contra la precandidatura de abajo y a la izquierda!

El Estado contra la precandidatura de abajo y a la izquierda
Gilberto López y Rivas
L
a asociación civil Llegó la Hora del Florecimiento de los Pueblos se constituye con el objetivo de obtener y apoyar el registro de la vocera del Concejo Indígena de Gobierno, María de Jesús Patricio Martínez, Marichuy, como candidata independiente a la Presidencia de la República del proceso electoral del próximo año. A pesar de obstáculos, sabotajes y desiguales condiciones, propios del racismo estructural que permea las instituciones del Estado mexicano, y sin contar con los vastos recursos económicos que tutelan la partidocracia y las candidaturas supuestamente independientes, y, en los hechos, al servicio de los grupos dominantes, durante estas semanas se ha estado recabando apoyo ciudadano en un extraordinario esfuerzo que se enfrenta a una tecnología excluyente y de difícil acceso para quienes no tienen los recursos económicos para adquirir costosos aparatos telefónicos. Esta tecnología, por cierto, se encubre en una falsa modernidad.
Esta asociación civil ha denunciado los ataques cibernéticos en Chiapas durante los magnos eventos organizados por el EZLN en varios de sus caracoles, para bloquear el acceso a Internet y red telefónica, que sólo pueden ser realizados por los órganos de inteligencia del Estado que cuentan con el know-how para ello; se revelaron igualmente las omisiones y comisiones del Instituto Nacional Electoral (INE), que, supuestamente neutral y eficiente, funciona, en los hechos, como filtro y barrera para entorpecer los registros de auxiliares, con comprobados retrasos en las capturas y obstinado en lograr que plazos fatales, aun con siete días más, actúen para favorecer a los aspirantes oficialistas, y, desde luego, impedir que Marichuy aparezca en las boletas electorales de 2018.
El 7 de noviembre pasado, la asociación civil denunció que el INE miente a la sociedad, viola sus propios reglamentos e incumple la ley: demostró que los dispositivos móviles no han funcionado apropiadamente, que el costo promedio de un teléfono es el equivalente a poco más de tres salarios mínimos, cuando 81.7 por ciento de la población empleada gana hasta tres salarios mínimos, y, ¡oh sorpresa!, que el órgano electoral no está protegiendo los datos personales de los y las ciudadanas que brindan su apoyo: los registros se quedan en los teléfonos, y para comprobarlo es suficiente con bajar un programa que rastrea todos los archivos de las aplicaciones, incluyendo la del INE.
De igual manera, la fiscalización de ingresos y egresos de las candidaturas independientes establece un desgastante y excluyente sistema de monitoreo estatal basado en la misma concepción mono-cultural, clasista y racista que exhibe la modernidad del INE y sus aplicaciones telefónicas de última generación. Se trata de un instrumento de control del sistema de representación dominante, del monopolio del poder de los partidos políticos que han trastocado leyes y reglamentos, para impedir la inscripción de una candidatura que cuestiona el orden de las cosas y propone una lucha anticapitalista.
No se toman en cuenta las especificidades organizativas comunitarias de los pueblos indígenas, ni la limitación evidente en recursos económicos de una precandidatura que no tiene el respaldo de gobiernos estatales, g
rupos económicos dominantes-delincuenciales y hasta ex presidentes; que invierten grandes cantidades de dinero para la compra de aparatos telefónicos, empleo de personal de tiempo completo para trabajar como auxiliares y costosos despachos contables que hacen el trabajo requerido para la fiscalización.

Las Abejas denuncian frente a la relatora de la ONU que las instancias de justicia estan complices de la masacre de Acteal


Los responsables de la masacre de Acteal son funcionarios del gobierno de alto nivel como el mismo Presidente de la República




Organización Sociedad Civil Las Abejas de Acteal
Tierra Sagrada de los Mártires de Acteal
Municipio de Chenalhó, Chiapas, México.




Ejido Candelaria, Municipio de San Cristóbal de Las Casas, Chiapas;
a 14 de noviembre de 2017.

Victoria Lucia Tauli Corpuz
Relatora Especial sobre los Derechos de los Pueblos Indígenas
PRESENTE.

Respetable señora Victoria,

Mi nombre es Guadalupe Vásquez Luna, tengo de 30 años de edad y el 22 de diciembre de 1997, perdí a 9 integrantes mi familia, incluido mi padre y mi madre, aquel día en que los paramilitares priístas atacaron mi comunidad.

Este 22 de diciembre cumplen 20 años de la Masacre de Acteal, en donde paramilitares priístas y cardenistas entrenados y armados y entrenados por el Ejército Mexicano en el marco de la estrategia contrainsurgente diseñada dentro del Plan de Campaña Chiapas 94, ese día masacraron a 45 personas, entre ellas 4 que aún no nacían. La mayoría eran niñas, niños y mujeres.

sábado, 18 de noviembre de 2017

El 20/11 el Modevite perigrinara y orara en 12 lugares de Chiapas

MODEVITE

20 DE NOVIEMBRE, 9:00 AM

PEREGRINACIONES / ORACIONES SIMULTÁNEAS

CAMINANDO POR UN GOBIERNO COMUNITARIO

Palenque, Salto de Agua, Yajalón, Chilón, Sitalá, Ocosingo, Altamirano, Oxchuc, Cancuc, Tenejapa, Huixtan, Candelaria.


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#MODEVITE

Convoca

Concert de soutien du CSPCL Débat/Projection sur le Conseil Indigène de Gouvernement

Image en ligneConcert de soutien du CSPCL
dimanche 19 novembre à partir de 17h

Débat, projection sur le Conseil Indigène de Gouvernement

Retransmission de la soirée en direct dans l’émission Konstroy sur
F.P.P. 106.3 Mhz.
Tables de presse, infos et musiques avec :
Monsieur Bidon - chansons dégagées - Monstreuil
The Ready Mades - soul and beat - Paris/banlieue
Stylnox - rock’n’roll cuivré - Paris/banlieue
Le Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte (CSPCL) a été crée en 1995 suite au soulèvement zapatiste du 1er janvier 1994 au Chiapas. Depuis cette date, il a développé de nombreuses actions de solidarité avec la lutte des communautés indiennes de cette région du Mexique.
Manifestations, diffusion d’informations, table de presse, concerts, conférences, importation et vente du café des producteurs zapatistes…. Un des axes de notre travail a été d’essayer de créer des passerelles entre les luttes d’ici et de là-bas.

viernes, 17 de noviembre de 2017

Hoy Mision de Observacion de derechos humanos Post-Terremoto


#Chiapas#Terremoto7s#Arriaga#Tonala.#Pijijiapan. Los dias 16 y 17 se realizara la mision de Observacion de Derechos Humanos en la Costa de Chiapas para documentar la situacion de las personas damnificadas por el terremoto.


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Grupo Organizado de Candelaria celebra 5 años en defensa de la Madre Tierra





Domingo 29 de Octubre del 2017

Grupo organizado Candelaria el Alto Municipio de Venustiano Carranza
Chiapas México. Adherentes a la Sexta Declaración de la Selva
Lacandona iniciativa del Ejercito Zapatista de Liberación Nacional EZLN.
A las Juntas de buen Gobierno
A la Sexta Nacional e Internacional
A los Organismos Defensores de derechos humanos
A los medios libres de comunicación
Al CNI Congreso Nacional Indígena
A todo el pueblo de México y el mundo


Este día conmemoramos y celebración el 5 aniversario de la defensa de nuestra madre tierra caminando como grupo organizado Adherentes a la Sexta Declaración. Compartimos que después de un conflicto fuerte en donde nuestras familias sufrieron por que una parte de la tierra de nuestros padres iba a ser despojado, comenzamos a caminar hacía el dialogo con el otro grupo de personas también organizadas, como una forma de escucharnos entre pueblos campesinos que hemos vivido el olvido por parte de los gobiernos que entran y sale de su poder sin mirar y escuchar las necesidades de las personas de abajo, sabemos que atender las demandas de los pueblos no les interesa.