viernes, 1 de julio de 2016

Pueblo creyente marcha por el Magisterio, temen represion: Patria O Muerte!

http://www.pozol.org/?p=12845
foto@Pozol
Pueblo Creyente de Simojovel, de la parroquia San Antonio de Pádua, Diócesis de San Cristóbal de las Casas, 1 de Julio del 2016

+info @Pozol

Hombres y mujeres de Chiapas y México
Hombres y mujeres de todo el mundo que se han solidarizado en esta lucha digna y honesta.

Qué peligroso es un gobierno, que vela los intereses de los ricos y poderosos del mundo y no vela las grandes necesidades de su Pueblo.

Como pueblo Creyente nos preguntamos:
¿Por qué la gran cerrazón del gobierno federal a dialogar con el magisterio para tratar el asunto de la mal llamada reforma educativa?

¿Por qué el gobierno de la Republica dice: la reforma educativa no se negociará?

Por qué es intocable para los legisladores esta reforma, a pesar de muchas manifestaciones, marchas, bloqueos, peregrinaciones de la Iglesia y de muchas voces, y más aún sangres derramadas de nuestros hermanos de Oaxaca Nochixtlán?.

¿Por qué quieren implementar esta reforma a fuerza de balas, garrotes, gases lacrimógenos, aun cuando los Obispos de Chiapas y de Oaxaca han hecho las siguientes declaraciones?

Comprendemos y respetamos sus luchas sindicales por sus justos derechos. Es su derecho y su deber marchar por la defensa de lo que en justicia les corresponde. Si en verdad la reforma educativa les perjudica, no dejen de manifestar su inconformidad. La resignación pasiva ante lo que en verdad fuese una injusticia, no es digna de ustedes.

jueves, 30 de junio de 2016

Boletin del Frayba: La tortura Una cotidianidad en Chiapas


La Tortura una cotidianidad en Chiapas

Escuchar:
NotiFrayba

El Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas A. C. registró de enero a junio de 2016, 17 nuevos eventos de tortura, ubicados en los municipios de Palenque, Comitán de Domínguez, Villacomaltitlán, San Cristóbal de Las Casas, La Concordia y Tuxtla Gutiérrez. Esta información agregada a los datos acumulados de años anteriores nos indica que en Chiapas la Tortura se ha incrementado1 y sigue siendo una práctica sistémica y sistemática, que se continúa usando como método de castigo muy arraigado en las fuerzas de seguridad y como un patrón de investigación policial ante los operadores de justicia.

El momento de la detención y los traslados de las personas continúan siendo los espacios privilegiados para la aplicación de algún método de tortura. La prevención y erradicación de la tortura en Chiapas, está lejos de ser una realidad. Es de mencionar que el gobernador de Chiapas, Manuel Velasco Coello mantiene a Jorge Luis Llaven Abarca como titular de la Secretaría de Seguridad y Protección Ciudadana, a pesar de sus antecedentes como perpetrador de tortura, así como a Raciel López Salazar, Procurador General de Justicia de Chiapas, quien desde el sexenio pasado ha sido denunciado y cuestionado por la utilización de la tortura dentro de la Procuraduría local.

Le conflit de Chenalho entre partis politiques, provoque le déplacement de plusieurs familles Abejas. Retour sur les faits



Déplacé-es Abejas
Après les terribles faits qui se sont déroulés dans la municipalité de Chenalho, se concluant pour le moment avec une fusillade et la mort d'une fillette de 14 ans et d'un homme de 55 ans, ainsi que plusieurs blessés, la Société Civile de Las Abejas lance un appel à la solidarité pour les 81 personnes tzotzils, intégrantes de l'organisation des Abejas, déplacées de leur communauté pour éviter la violence, et se retrouvant ainsi à Acteal, avec quasiment rien pour se loger et se nourrir, en dehors de ce que les autres intégrants de l'organisation ont pu leur apporter modestement.



En effet, les Abejas ont communiqué le 3 juin dernier "cela fait à peine 8 jours, le jeudi 26 mai, les membres de l'organisation de la Société Civile de Las Abejas dans la communauté de la communauté Colonia Puebla se sont déplacés: 14 familles soit un total de 81 personnes, car dans cette communauté il y a eu de nouveau beaucoup de violence et des fusillades. A cause des partis politiques, pour la dispute du pouvoir, sont mortes deux personnes, 3 maisons ont été brûlées et 2 détruites, 3 véhicules ont été détruits et 6 personnes ont été blessées. POur le moment il n'y a pas de condition pour le retour de ces personnes, car il n'a pas été trouvée une solution définitive"

Le conflit de Chenalho, a commencé en avril, après que plusieurs municipalités du Chiapas se soient soulevées pour refuser l'imposition de leur président municipal (maire) par la fraude du parti au pouvoir dans l'état du Chiapas, le dit parti "vert". Pour le moment 12 municipalités se sont d'ores et déjà manifestées avec plus ou moins de succès contre ces fraudes, parfois par la violence comme ce fut le cas à Oxchuc (durant plusieurs semaines, les habitants ont bloqué tous les accès à la ville et ont occupé ou brulé l'intégralité des édifices gouvernementaux), ou par l'organisation du peuple comme ce fut le cas à Tila, où depuis, ce sont des adhérents à la Sexta Zapatiste qui organisent la vie de leur municipalité d'une manière autonome.

Las Abejas dénoncent le massacre de Nochixtlan, Oaxaca, et la violence à Chenalho

Organisation Société Civile Las Abejas de Acteal
Terre Sacrée des Martyrs d'Acteal,
Municipalité de Chenalho, Chiapas, Mexique,

Le 22 juin 2016

Aux Organisations Sociales et Politiques
Aux défenseur-se-s des Droits de l'Homme
Aux médias de Communication Alternatifs
A la presse Nationale et Internationale,
A la Société Civile Nationale et Internationale,
Aux Juntas de Buen Gobierno,
Au Congrès National Indigène,
Et à l'opinion Public:


Soeurs et frères,

Une fois de plus les armes des forces du gouvernement se sont dirigées contre la population civile laissant pour solde 8 morts et de nombreux blessés et disparus, à Nochixtlan, Oaxaca. Cette violence n'est pas nouvelle. Elle n'est pas nouvelle ni à Oaxaca, ni au Chiapas, ni au Mexique. Ces paroles nous les disons depuis la Terre Sacrée d'Acteal, alors que nous célébrons 18 ans et 6 mois du massacre qu'ont exécuté les paramilitaires du gouvernement.

Ce massacre fut un avertissement pour tout le Mexique. Ce fut un avertissement montrant que le gouvernement se fiche de tuer des paysans, femmes et enfants tant qu'il peut faire passer ses réformes néolibérales. Ce sont des réformes qui sont menées par le gouvernement fédéral, elles ne sont pas faites pour le bien être des Mexicains, elles sont uniquement faites pour privatiser l'éducation, et pour privatiser toutes les ressources nationales. Depuis que le Massacre d'Acteal s'est passé, et est resté impuni, les massacres se sont multipliés dans tous les états de la république Mexicaine.
Ce ne sont plus 45 morts. Maintenant ce sont des milliers et des dizaines de milliers. Nochixtlan en est à peine le dernier chapitre.

Ici même dans notre municipalité de Chenalho, la violence n'est pas restée dans le passé, comme nous aurions voulu. Aujourd'hui de nouveau, dans notre village de San Pedro Chenalho, il y a beaucoup de préoccupation, et de demandes de justice pour les faits de violence qui se sont passés dans la communauté de Colonia Puebla le jeudi 26 mai 2016 où 2 personnes ont trouvé la mort, 6 blessés, 3 maisons brûlées, 2 détruites, et trois véhicules anéantis ainsi que 14 familles abejas déplacées, soit un total de 81 personnes pour le moment

Las Abejas dénoncent le déplacement forcé de 81 personnes suite aux violences à Chenalho

Terre Sacrée des Martyrs d'Acteal,
Municipalité de Chenalho, Chiapas, Mexique,

Le 03 juin 2016

Aux Organisations Sociales et Politiques
Aux défenseur-se-s des Droits de l'Homme
Aux médias de Communication Alternatifs
A la presse Nationale et Internationale,
A la Société Civile Nationale et Internationale,
Aux Juntas de Buen Gobierno,
Au Congrès National Indigène,
Et à l'opinion Public:
Soeurs et frères:
Face à l'instabilité sociale de notre pays, beaucoup d'entre nous, comme Chiapanèque et comme Mexicain, nous ne savons pas quelle est la racine fondamentale. Mais c'est comme nous l'avions dit, il y a une objet principal:

C'est quand ils se préoccupent à détruire nos lois et se défont des lettres écrites par le sang de ses défenseurs, qu'ils oublient les grands héros qui ont donné notre nation. Aujourd'hui on instaure de nouvelles réformes structurelles qui n'amènent qu'une conséquence en générale!

Car toutes les réformes ne sont pas pour le bénéfice du peuple. Elle n'amènent seulement la violence et les morts, dans n'importe quel recoin de notre pays. Aujourd'hui nous voyons cela clairement, des centaines de milliers d'enseignants manifestent leur non-conformité, supportant différentes attaques, souffrances et morts, car leur mouvement a du sens.

Mais les parents d'élèves ont aussi assumer cette lutte et ce soutien au corps professoral. Car tout ce qu'a semé le gouvernement commence à porter ces fruits, non seulement dans les villes mais aussi dans de nombreuses municipalités de l'état du Chiapas. Cela fait à peine 8 jours, jeudi 26 mai, les membres de l'organisation de la société civile de Las Abejas d'Acteal de la communauté colonia Puebla ont du se déplacer. 14 familles soit un total de 81 personnes, car dans cette communauté de nouveau, a surgit une grande violence et des coups de feu à 13h45.

martes, 28 de junio de 2016

Roberto Paciencia, preso injusto, en ayuno para solidarizarse con la CNTE

13499551_10157236200400657_312244837_o13524063_10157236200450657_1929658278_o carta de Roberto Paciencia, preso injustamente, adherente a La Sexta recluido en el CERESO No 5 de San Cristobal de las Casas, quien el día de hoy y mañana estará realizando un ayuno en solidaridad con la lucha magisterial.

A la opinión publica,
A los medios de comunicación estatales,nacionales e internacionales,
A los medios alternativos,
A la Sexta,
A la diócesis de San Cristóbal de las Casas,
A los hermanos del pueblo creyente,
A los defensores de los derechos humanos ONGS,
Al congreso nacional indígena y al EZLN,


Preso injustamente Roberto Paciencia Cruz adherente a la Sexta Declaración de la Selva Lacandona del EZLN. Recluido en el penal N°5 de San Cristobal de las Casas, Chiapas.


La injusticia , las desapariciones forzadas,encarcelamientos,asesinatos,cada día esta aumentando con los gobernantes indignos que rijes en cada estado y país, un echo tan doloroso como sucedió en Oaxaca que perdieron la vida a nuestros hermanos, hoy 24 de junio hinicié una jornada de ayuno y horacion de 6 a 6 por 12 horas diarias durante 2 días con el fin de solidarisarme con la CNTE que llevan mas de un mes luchando contra la mala reforma educativa.

En este lugar de resistencia pido a días que le toque el corazón a las autoridades competentes que le den una pronta solución a esta grabe problemática que estamos enfrentando.

Por otro lado exijo al presidente Enrique Pena Nieto que exorte al gobernador de Veracruz Javier Duarte de Ochoa por la libertad del compañero Alejandro Diaz Santiz, ya que lleva mas de tres quintas partes de su condena que esta pagando injustamente.

Por ultimo invito a toda la población entera a unir nuestras fuerzas con el magisterio.



                                    Libertad a todos los presos politicos y presas injustamente del pais

                                                            Fraternalmente
                                                       Roberto Paciencia Cru

lunes, 27 de junio de 2016

Cni et Ezln invitent tous les peuples à se solidariser avec la lutte des enseignant-e-s après la lâche attaque répressive de la police à Oaxaca

DEPUIS LA TEMPÊTE.


Communiqué Commun du Congrès National Indigène et de l’EZLN au sujet de la lâche attaque policière contre la Coordination Nationale des Travailleurs de l’Éducation et la communauté indigène de Nochixtlán, Oaxaca.

Le 20 juin 2016.

Au peuple du Mexique.
Aux peuples du Monde :
Face à la lâche attaque répressive qu’ont subi les enseignants, les enseignantes et la communauté à Nochixtlán, dans l’état de Oaxaca , - par laquelle l’État Mexicain nous rappelle qu’il s’agit d’une guerre contre tous et toutes - ; les peuples, nations et tribus formant le Congrès National Indigène et l’Armée Zapatiste de Libération Nationale, faisons savoir au digne mouvement enseignant qu’il n’est pas isolé, que nous savons que la raison et la vérité sont de son côté, que la dignité collective avec laquelle leur résistance s’exprime est inébranlable, et que celle-ci est l’arme principale de ceux qui, comme nous, sont d’en-bas.

Nous rejetons l’escalade répressive avec laquelle ils cherchent à imposer dans tout le pays la réforme néolibérale capitaliste qu’ils appellent "éducative", principalement dans les états de Oaxaca, Chiapas, Guerrero et Michoacán. C’est par des menaces, des persécutions, des coups, des emprisonnements injustes et maintenant des assassinats qu’ils veulent faire plier la dignité des enseignants en rébellion.
Nous appelons nos peuples et la société civile en général à être aux côtés du corps enseignant qui résiste à chaque instant, à nous reconnaître en lui, car la violence utilisée pour les déposséder de garanties basiques du droit du travail afin de rendre l’éducation privée, est un reflet de la violence avec laquelle ils sont en train de spolier les peuples originels, les peuples paysans et urbains.

Presentacion del libro: Responsabilizarnos de la historia *Cideci*

Presentación del Libro: RESPONSABILIZARNOS DE LA HISTORIA

NVITACIÓN:

Presentación del Libro:

RESPONSABILIZARNOS DELA HISTORIA
PRESENTAN:
Hna. María del Refugio Esparza Macias
Javier Ruiz-Velasco Mejía
Gonzalo Ituarte Verduzco
Juan Manuel Hurtado López (autor)
MODERADOR:
Victor Manuel Pérez
30 de Junio 2016
17:00 horas
Lugar:
Cideci-Unitierra Chiapas
Camino Viejo a San Juan Chamula s/n.
Colonia Nueva Maravilla
San Cristóbal de las Casas, Chiapas.
**********
RESEÑA DEL LIBRO “RESPONSABILIZARNOS DE LA HISTORIA”
El hilo conductor de las reflexiones a través del libro es la responsabilidad de pensar la fe de frente a la historia. Es una reflexión que se mueve en el campo de la Teología Fundamental. Responde a lo que pide la Carta del Apóstol Pedro: “Estén siempre dispuestos a dar razones de su esperanza a todo el que les pida explicaciones” (I Pe 3,15).

domingo, 26 de junio de 2016

Desde la ZAD, (Zona A defender) apoyo a Oaxaca: Ni co gases ni con balas, al pueblo no lo callas"

Desde la ZAD de Notre Dame Des Landes, luchando en contra de la construcción de un megaproyecto, un aeropuerto, los habitantes ocupando el terreno están ahora construyendo colectivamente nuevas habitaciones, destruidas hace meses por las fuerzas policíacas.

Por ahora el estado impuso un referéndum en la región de Loire Atlantique para saber si los habitantes están en favor o no, de la construcción de este aeropuerto. La respuesta de ese, permitirá saber que orientación tomara la resistencia.


Fuente Foto: Valk &+ fotos

+infos:
Video en Frances
Pagina de la zad
Participacion de la zad por el Foro Mundial contra el despojo urbano y rural
Mensaje de la ZAD a los pueblos de Mexico

Desde la Zad (Zona A Defender) de Francia, solidaridad con l@s comp@s de Xochicuautla

Habitantes de la ZAD (Zona a Defender) de Francia se solidarizan con los comp@s de Atenco





Rassemblement à Marseille contre la violence d’Etat à Oaxaca, Mexique 27/06/16


Dimanche 19 juin 2016. Quinze heures d’affrontements entre police et manifestants

11 morts et des dizaines de blessés par balles.


MARSEILLE - lundi 27 juin 2016 - 18H -

rassemblement devant le consulat du Mexique, 2 rue du beausset


NI LES BALLES NI L’ABUS DE LA FORCE N’ARRÊTERONT LA RESISTANCE

OAXACA INSOUMIS – LA LUTTE CONTINUE


Dans la matinée du dimanche 19 juin 2016, des éléments de la police fédérale mexicaine sont arrivés dans la localité de Nochixtlán, Oaxaca, en vue d’évacuer le blocage de l’autoroute mis en place depuis huit jours par des membres de la C.N.T.E., des étudiants, des pères et mères de famille. Avec une violence extrême, la police a attaqué les manifestants, d’abord avec des gaz lacrymogènes, des tirs de flashball, puis avec des armes à feu, AK47, durant plusieurs heures. Onze personnes ont perdu la vie dans ces affrontements, des dizaines d’autres ont été blessées par balles. Les hôpitaux, occupés par les forces de police, ont refusé de soigner les civils blessés.

Dans l’état de Oaxaca, d’autres affrontements avec la police ont eu lieu à Huitzo, Juchitan dans l’Isthme de Tehuantepec et dans la ville de Oaxaca.

sábado, 25 de junio de 2016

Las Abejas: "Esa masacre de Nochixtlan, fue un aviso para todo Mexico, al gobierno no le importa matar"




Organización sociedad civil las abejas de Acteal,
foto área de comunicación de las abejas

 Tierra sagrada de los mártires de Acteal,
Municipio de Chenalhó, Chiapas, México. A 22 de junio del 2016



A las Organizaciones Sociales y Políticas
A las y los Defensores de los Derechos Humanos
A los Medios de Comunicación Alternativos
A la Prensa Nacional e Internacional
A la Sociedad Civil Nacional e Internacional
A las Juntas de Buen Gobierno
Al Congreso Nacional Indígena (CNI)
Y a la opinión Pública:

Hermanas y hermanos,


Una vez más las armas de las fuerzas del gobierno se han dirigido contra la población civil y han dejado 8 muertos y numerosos heridos y desaparecidos en Nochixtlán, Oaxaca. Esa violencia no es nueva. No es nueva en Oaxaca ni en Chiapas ni en México. Estas palabras las decimos desde la Tierra Sagrada de Acteal cuando se cumplen 18 años y seis meses de la Masacre que ejecutaron los paramilitares del gobierno.

Esa masacre fue un aviso para todo México. Fue un aviso de que al gobierno no le importa matar campesinos, mujeres y niños con tal de sacar adelante sus reformas neoliberales. Son reformas que planteó el gobierno federal no para el bienestar para nosotros como mexicanos; son únicamente para privatizar la educación y para privatizar todos los recursos nacionales. Desde que la Masacre de Acteal se ejecutó y quedó impune se han multiplicado las masacres en todos los estados de la República Mexicana.

Ya no son 45 muertos. Ahora son miles y decenas de miles. Nochixtlán es apenas el último capítulo.


Aquí mismo en nuestro municipio de Chenalhó la violencia no ha quedado atrás como nosotros hubiéramos querido. Hoy nuevamente en nuestro pueblo de San Pedro Chenalhó hay una gran preocupación, y reclamos de justicia, por los hechos violentos de la Colonia Puebla el pasado jueves 26 de mayo del 2016, donde resultaron 2 personas muertos, 6 heridos, 3 casas quemadas, 2 destruidas, y 3 vehículos destrozados y 14 familias desplazadas de las Abejas: un total de 81 personas en el momento.

L'autre Canada organise deux manifs contre la venue de Peña Nieto, et en soutien à Oaxaca


27.06 manifestation contre les répressions et violences au peuple Mexicain

Non à la venue de Peña Nieto au Canada

Le 27 juin prochain, le président Pena Nieto se réunira avec M. Philippe Couillard dans le cadre d'un déjeuner conférence public sur les traités commerciaux entre le Mexique et le Canada.

Nous vous convoquons en solidarité a une manifestation pour exiger l'arrêt des répressions et de violence contre le peuple mexicain de la part du gouvernent. Que le massacre, les disparitions forcées et la violence systématique sur les groupes de lutte sociale au Mexique arrête. Nous demandons aussi que le président Pena Nieto réponde aux multiples appels des organisations des droits de l`homme ainsi que de L'ONU pour que les massacres des civiles (étudiants, professeurs, journalistes, membres d'organismes de lutte sociale, hommes, femmes, enfants) soient éclaircis et que les responsables de ces crimes de lèse humanité soient traduits en justice.

Terrasse Dufferin
Rue de la Terrasse-Dufferin, Québec
11.00


25 Juin à 14h00, Marche de solidarité avec Oaxaca

viernes, 24 de junio de 2016

EZLN: Note sur la guerre contre le corps enseignant en résistance: " ceux d’en haut sont en train de perdre la guerre médiatique"

Note sur la guerre contre le corps enseignant en résistance

DU CAHIER DE NOTES DU CHAT-CHIEN DE L’EZLN
mardi 21 juin 2016
Texte publié par les zapatistes au sujet du mouvement des enseignants, quelques jours avant la répression sanglante à Oaxaca.

Note sur la guerre contre le corps enseignant en résistance :
(L’heure du policier 3).
Juin 2016.



Du cahier de notes du Chat-chien :
.- On ne sait pas dans le reste du pays, mais au Chiapas au moins, ceux d’en haut sont en train de perdre la guerre médiatique.

En milieu rural et urbain, nous avons vu des familles entières soutenir les enseignantEs. Et nous ne nous faisons pas référence à des soutiens du type : "Ce poing levé, oui il se voit", "le peuple, uni, ne sera jamais vaincu", et les slogans qui, malgré les distances entre les calendriers et les géographies sont toujours les mêmes, car en bas la solidarité continue à être un principe élémentaire. Si au cours des mobilisations antérieures des enseignantEs rebelles, la "citoyenneté" (ce terme qui occulte l’inégalité), se montrait excédée et offusquée, les choses ont changé désormais.

Il y a chaque fois plus de familles qui viennent en aide aux enseignantEs, qui les aident pour leurs voyages et leurs manifestations, qui s’angoissent lorsqu’ils sont agresséEs, qui leur donnent à manger, à boire et leur proposent un abri. Il s’agit de familles qui, selon la taxonomie de la gauche électorale, seraient "abruties" par la télévision, "qui sont des grapilleuses de sandwichs", "qui sont aliénées", "qui n’ont pas de conscience". Mais apparemment, la colossale campagne médiatique déployée contre le corps enseignant en résistance a échoué. Le mouvement de résistance contre la réforme éducative s’est transformé en un miroir pour toujours plus de vrais gens (c’est-à-dire pas ceux des organisations sociales et politiques, mais les gens ordinaires). Comme si, face à la tragédie qui vient, un sentiment collectif d’urgence était né. Comme si chaque coup de matraque, chaque bombe lacrymogène, chaque tir de flashball, chaque ordre d’arrestation étaient des slogans éloquents : "aujourd’hui c’est elle, c’est lui qu’on a attaqué ; demain ce sera ton tour". C’est peut-être pour cela que derrière chaque professeur, il y a des familles entières qui sympathisent avec leur cause et avec leur lutte.

Pourquoi ? Pourquoi un mouvement qui a été férocement attaqué sur tous les fronts continue à grandir ? Pourquoi, si ce sont des "vandales", des "fainéants", des "terroristes", des "corrompus", des "opposants au progrès", beaucoup de gens d’en bas, un certain nombre des classes moyennes, et même quelques-uns d’en haut, saluent même silencieusement le corps enseignant, qui défend ce que n’importe quelle personne défendrait ?

.- "La réalité c’est du mensonge". C’est ce titre qui aurait pu faire la une du quotidien chiapanèque mal nommé "Cuarto Poder" ["Le quatrième pouvoir"] (un média nostalgique de l’époque des fincas [1] et des seigneurs de la potence et du couteau), quand il "dénonçait" que la fête populaire du 9 juin dernier célébrée en soutien aux enseignantEs en résistance dans les rues de Tuxtla Gutiérrez, capitale du Chiapas, Etat du sud-est mexicain, était fausse.Parachicos [2], danseurs, musiciens, tenues traditionnelles, personnes en fauteuil roulant, marimbas, tambours, pipeaux et flûtes, le meilleur de l’art zoque et des milliers de personnes saluant la résistance des enseignantEs. Une pancarte priant : "Merci maître, de m’apprendre à lutter" démontre la "réussite" de la guerre médiatique contre la CNTE. Une autre signalait : "je ne suis pas enseignant, mais je suis chiapanèque et je suis contre la réforme éducative".

Mais celle qui a dérangé les directeurs de "Cuarto Poder", c’était celle qui disait plus ou moins : "Si le Guëro Velasco, ils le foutent à gouverner dans le désert, il faut pas plus de quelques mois pour que le sable commence à manquer".

.- Bon, 3 ans après la promulgation de la soi-disant "réforme éducative", ce monsieur Nuño n’est toujours pas capable de présenter un argument éducatif quelconque, même minime, en faveur de son "programme d’ajustement du personnel". Ses arguments ont été jusqu’à maintenant les mêmes que n’importe quel contremaître de l’époque de Porfirio Diaz [3] : cris hystériques, coups, menaces, licenciements, emprisonnements. Les mêmes qu’emploieraient n’importe quel triste et gris prétendant à la police postmoderne.

.- Ils les ont déjà frappés, déjà gazés, déjà emprisonnés, déjà menacés, déjà virés injustement, déjà calomniés, ils ont déjà décrété de facto l’état de siège dans la ville de Mexico. Quoi de plus ? Qu’ils les fassent disparaître ? Qu’ils les assassinent ? Vraiment ? La réforme "éducative" naîtra sur le sang et les cadavres des enseignantes et enseignants ? Ils vont remplacer les campements des enseignants par des campements de policiers et de militaires ? Les blocages de manif’ par des blocages avec des tanks et des baïonnettes ?

.-Leçons pour Nuño sur le Terrorisme. La prise d’otage (la détention de membres de la direction de la CNTE [4], c’est ça et pas autre chose), pour n’importe quel terrorisme (celui de l’Etat et celui de ces miroirs fondamentalistes) est un moyen pour forcer à un dialogue et à une négociation. Nous ne savons pas si là-bas en haut, vous vous en êtes rendus compte ou non, mais il se trouve que c’est l’autre bord (le corps enseignant), le côté qui cherche le dialogue et la négociation. Ou bien le ministère de l’Education Publique se serait-il déjà affilié à ISIS [Daesh], et qu’il ne prend des otages que pour semer la terreur ?

.- Il y a une anecdote qui circule dans les services secrets gouvernementaux des grandes puissances. Elle raconte que pour gagner la bataille médiatique dans la guerre contre le Vietnam, les service secrets nord-américains créaient , c’est bien le mot, des scénarios de victoires fracassantes, de faiblesse chaque fois plus grande de l’ennemi, et de la force morale et matérielle de leurs propres troupes. Mais il se trouve que la stratégie baptisée "gagner les coeurs et les esprits", qui devait à l’origine être livrée au Vietnam, due en fait être livrée dans les rues des grandes villes de l’Union Américaine. Après ce mois d’avril 1975 - qui remémorait la défaite à Playa Girón, dans la digne Cuba, durant le même mois, mais en 1961-, un fonctionnaire nord-américain avait affirmé : "le problème c’est que nous fabriquons tellement de mensonges pour les médias que nous finissons par les croire nous-mêmes. Nous avons créé une scénographie de victoire qui dissimulait notre défaite. Notre propre fracas a empêché que nous ne percevions les craquements de notre effondrement. Ce n’est pas mal de mentir, ce qui est mauvais c’est de croire à ses propres mensonges". Bref, c’est sûr que nous, les femmes, les hommes zapatistes, on n’y connait pas grand chose sur les médias, mais depuis notre humble opinion, c’est un mauvais calcul que de mettre au-devant de la campagne médiatique d’une privatisation effrontée un contremaitre triste et gris qui veut être policier.

.- Initier à la science et à l’art l’enfance dans ces premiers pas, c’est cela que font les enseignants, enseignantes et enseignantEs.

Je donne foi.
Miaou-Ouaf.

Notes

[1] Grands domaines agricoles qui couvraient tout le Chiapas, et sur lesquels les indiens du Chiapas ont été forcés à travailler en situation de quasi-esclavage, parfois jusqu’aux années 90, malgré les récupérations de terres de plus en plus nombreuses effectuées par les communautés et les organisations indiennes au long du 20e siècle.
[2] Personnages traditionnels des fêtes religieuses zoques, souvenir d’une légende sur un remède de curation « pour les enfants » (« parachicos ») apporté par les communautés zoques à une mère esseulée.
[3] Ex-général et dictateur ayant régné sur le Mexique à la fin du 19e siècle, avant d’être chassé du pouvoir par la révolution de 1910, et de mourir en exil à Paris.
[4] Entre avril et juin 2016, plusieurs dirigeants de la Coordination Nationale des Travailleurs de l’Education ont été emprisonnés, notamment les dirigeants de la section 22 de Oaxaca, les 11 et 12 juin 2016. Les derniers blocages de route à Oaxaca ont été décidés en réaction à ces arrestations.