Mostrando las entradas con la etiqueta Ayotzinapa. Mostrar todas las entradas
Mostrando las entradas con la etiqueta Ayotzinapa. Mostrar todas las entradas

jueves, 20 de febrero de 2020

Forte répression contre les parents des 43 d'Ayotzinapa au Chiapas.


Communiqué du Comité des Parents des 43 étudiants disparus
Alors que les parents des 43 étudiants disparus d'Ayotzinapa entamaient une visite de toutes les écoles normales du  pays, à Tuxtla Guttiérez, ces derniers ont été sévèrement réprimés par les forces de l'ordre. Le bilan est de deux mères blessées et quatre étudiants normaliens, dont deux en état grave. 
Nous vous présentons ci dessous leur communiqué et la réception de ces derniers au Caracol de San Cristobal par les Zapatistes:
 L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes debout et plein air
Vers six heures du matin de ce jour, les mères et pères de famille des 43 sont arrivés à l'École Normale rurale Mactutzá Chiapas, dans le cadre de visites programmées dans toutes les Écoles Normales du pays.

martes, 17 de septiembre de 2019

Ayotzinapa - Depuis le tourbillon de la douleur


Publié le 29 Août 2019

Centre des droits de l'homme de la Montaña Tlachinollan

 

Cinquante-neuf mois après la disparition des 43 étudiants d'Ayotzinapa, les mères et les pères sont confrontés aux épreuves les plus difficiles de leur lutte. Non seulement à cause de l'usure de leur santé et de la persistance de leurs mouvements, mais aussi parce que leur cœur saigne de l'incertitude de ne pas savoir où sont leurs enfants. Au-delà du fait que le nouveau gouvernement a repris leurs propositions et est en train de promouvoir les lignes d'investigation proposées par le Groupe Interdisciplinaire d'Experts Indépendants (GIEI), avec le soutien du nouveau procureur spécial, il y a un sentiment à l'horizon que les intérêts macro-criminels vont entraver d'une façon ou d'une autre la recherche de la vérité. Malgré ces obstacles, leur combativité a permis de démanteler un appareil de justice déterminé à rendre plus sanglante la souffrance des victimes. Ils ne se sont pas laissés vaincre par une version officielle et n'ont pas eu peur d'affronter les fonctionnaires de l'ancien Bureau du Procureur Général de la République (PGR), qui ont serré les rangs pour couvrir le réseau des auteurs qui servent le système et la délinquance.



domingo, 15 de septiembre de 2019

A 5 ans des 43 étudiants disparus d'Ayotzinapa: La toile de fond de la vérité et de la justice.



Ayotzinapa : la toile de fond de la vérité et de la justice

Publié le 28 Août 2019


Ayotzinapa, Guerrero, 24 août 2019. L'Assemblée Nationale du Peuple (ANP), présidée par les mères et les pères des 43 étudiants disparus le 26 septembre 2014, s'est réunie à l'Ecole Normale d'Ayotzinapa pour élaborer un plan d'activités dans le cadre de la demande d'apparition des élèves disparus en vie et pour accélérer les enquêtes et la recherche de ces 43.

Le voyage des mères et des pères d'Ayotzinapa qui ont dû chemier entre douleur et espoir continue.
Les heures sont devenues de plus en plus lourdes en raison de la lenteur avec laquelle les autorités cherchent leurs enfants. Malgré le fait qu'au bout du tunnel il y a une lumière qui fait toujours planer le doute sur le fait que les gouvernements ne s'intéressent pas plus des 45.000 disparus au Mexique que des 43 étudiants de l'école normale.

miércoles, 24 de junio de 2015

Rencontre sur le Mexique le 26/06

26/06 IHEAL "Mexique: plusieurs visages d'une guerre qui ne dit pas son nom"


26/06 IHEAL "Mexique: plusieurs visages d'une guerre qui ne dit pas son nom"
Rencontre
“Mexique: plusieurs visages d’une guerre qui ne dit pas son nom”
Vendredi 26 juin 2015, 16h-19h
IHEAL- Amphithéâtre, 1er étage
28, rue Saint Guillaume, 75007 – Paris
Présentation :
Neuf mois après la disparition des 43 étudiants de l’Ecole Normale Supérieure de Ayotzinapa etcontrairement au message que répètent sans fin les médias, le Mexique s'enfonce dans une guerre sans fin dont le coût humain et social est toujours plus élevé. face à cette guerre, ont surgi de multiples initiatives sociales, citoyennes et politiques. Elles essayent d'estomper la violence et de construire des alternatives centrées sur le respect de la vie, la défense des territoires et la reprise en main de leur vie par les citoyens eux-mêmes. Cette rencontre aura pour objectif de proposer et discuter des analyses pour comprendre la situation actuelle du Mexique et des scénarios pour son avenir.
17h00 – 17h05
Présentation

lunes, 22 de junio de 2015

Desde Francia pronunciamiento contra las violencias del estado durante las elecciones

PRONUNCIAMIENTO : DENUNCIAMOS LA REPRESIÓN Y LA VIOLENCIA EJERCIDA POR EL
GOBIERNO MEXICANO EN EL CONTEXTO DE LAS ELECCIONES DEL 7 DE JUNIO
Guerrero: una jornada de boicot electoral

En respuesta a las maniobras implementadas por el gobierno federal para acallar la lucha por la presentación con vida de los 43 estudiantes desaparecidos y ante el clima de violencia, autoritarismo, corrupción e impunidad que se vive en el país, desde hace varios meses nuestros compañeros y compañeras padres de familia y nuestros compañeras y compañeros estudiantes de Ayotzinapa hicieron un llamado al boicot del proceso electoral del pasado 7 de junio. La propuesta fue ampliamente retomada por numerosas comunidades indígenas, por el movimiento del profesorado disidente de los estados de Oaxaca, Chiapas, Michoacán y Guerrero, principalmente, así como por la juventud contestataria de todo el país.

Ante la organización del pueblo mexicano y de los diversos movimientos sociales contra la farsa electoral, la respuesta del gobierno mexicano ha sido, una vez más, la represión, la violencia y la desmedida militarización de diversas regiones del país. La intervención de las fuerzas de seguridad  y de grupos de choque armados de diversos partidos políticos, desde días antes a las elecciones y durante la jornada electoral, dejó numerosos heridos de gravedad y condujo al arresto de cerca de 130 personas en diversos estados del país, principalmente en Oaxaca, Guerrero, Chiapas y Michoacán. Los actos ocurridos la noche del 7 de junio en Tlapa (Guerrero) fueron especialmente violentos. Rompiendo cualquier posibilidad de diálogo con la población de la localidad, que
mantenía retenidos a 35 policías en respuesta a los allanamientos y los arrestos arbitrarios realizados horas antes en contra de miembros de la Coordinadora Estatal de Trabajadores de la Educación del Estado de Guerrero (CETEG), la policía federal realizó un violento operativo, irrumpiendo en casas particulares, utilizando armas de fuego y gases lacrimógenos y asesinando a nuestro compañero estudiante Antonio Vivar Díaz.

Déclaration contre la répression et la violence exercée lors des élections au Mexique

DECLARATION CONTRE LA REPRESSION ET LA VIOLENCE EXERCEES PAR LE
GOUVERNEMENT MEXICAIN DANS LE CONTEXTE DES ELECTIONS DU 7 JUIN DERNIER
Guerrero: una jornada de boicot electoral

En réponse aux manœuvres mises en place par le gouvernement fédéral mexicain afin de faire taire la lutte pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus, et face au climat de violence, d’autoritarisme, de corruption et d’impunité que traverse le Mexique, nos compañeros et compañeras parents et étudiants de l’école normale rurale d’Ayotzinapa avaient appelé, depuis plusieurs mois, au boycott du processus électoral ayant eu lieu le 7 juin dernier. La proposition fut largement soutenue par de nombreuses communautés indiennes, par le mouvement professoral dissident des Etats de Oaxaca, du Chiapas, du Michoacán et du Guerrero principalement, ainsi que par la jeunesse contestataire de tout le pays.

La réponse du gouvernement face à l’organisation du peuple et des différents mouvements sociaux mexicains contre la farce électorale a été une nouvelle fois marquée par la répression, la violence, et une militarisation démesurée des différentes régions du pays.

domingo, 21 de junio de 2015

La ANP y CNP convocan a la III convencion Nacional Popular en Ayotzinapa en Julio

Convocatoria a la III Convención Nacional Popular en Ayotzinapa

 
Considerando:
1. Que la explotación mundial a la clase trabajadora, encuentra y desarrolla nuevas formas para que los ricos acumulen más riqueza y en contraposición los explotados se empobrecen cada vez más, y pierden las conquistas que a través largos años de lucha alcanzaron; en México con la imposición de las llamadas “Reformas Estructurales”, la oligarquía pretende aumentar aún más los grados de explotación e incrementar sus ganancias a través de la plusvalía; profundizando su ofensiva de corte fascista en contra de los trabajadores del campo y la ciudad..

miércoles, 17 de junio de 2015

Comunidades del CNI de Chiapas reciben a Familiares de Ayotzinapa

San Cristóbal de las Casas, Chiapas.
16 de junio de 2015.
“No es un delito buscar a un hijo”, madres de Ayotzinapa en Chiapas
La fila es muy larga. Larguísima. Como doscientas personas. Pero no es para votar ni para deberle al gobierno cobrando sus programas. Es para comer uno de los calditos de carne con verduras más sabrosos que hemos probado en mucho tiempo. La amabilidad de unas cincuenta mujeres, rodeadas de un batallón de niñas y niños que no paran de jugar, nos ha preparado también agua de horchata y una salsa peligrosa. A la sombra de encinos y perales nos colmamos de tortillas tricolor. Una barrera de pinos viejos nos protege la espalda sin estorbarnos nunca la vista de un paisaje inigualable. El clima es tan generoso y la tarde tan firme como esta comunidad, San Francisco, Municipio de Teopisca, tierra rebelde recuperada hace veinte años cuando comenzó a caminar con nosotras y nosotros la lucha zapatista.


Familiares y sobrevivientes de Ayotzinapa llegan invitados por el Congreso Nacional Indígena adonde “hoy toca ser sede del espacio de Semilla Digna”, adonde la comunidad anfitriona nos dice “somos descendientes de mozos y peones que trabajaron esta finca”. Acabamos de terminar tres horas de encuentro de comunidades y grupos adherentes a la Sexta Declaración de la Selva Lacandona. Por Ayotzinapa, acuden doña Bertha Nava y don Tomás Ramírez, padres de Julio César Ramírez Nava, asesinado el 26 de septiembre de 2014 en Iguala, Guerrero, doña Cristina Bautista Salvador, madre de Benjamín Ascencio Bautista, desaparecido, y Omar García, estudiante normalista. También asisten familiares y sobrevivientes de otras masacres. Estas familias arrancan un recorrido que se suma a los de estos meses recientes. Durante dos semanas, visitarán comunidades en lucha por los estados del sureste mexicano.

Parole/Action transformatrice Un autre monde existe déjà dans les communautés zapatistes le 20.06

Le Samedi 20 juin 2015, JOURNEE ZAPATISTE
à La Parole Errante
9h30 à 19h00

JOURNEE ZAPATISTE
Journée organisée avec le soutien du
Centre d'Études sur les Médias, les Technologies et l’Internationalisation 
Cemti, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.
PAROLE/ACTION TRANSFORMATRICE
UN AUTRE MONDE EXISTE DÉJÀ DANS LES COMMUNAUTÉS ZAPATISTES
LIEU ET DATE : La Parole Errante, Montreuil (Paris), samedi 20 juin 2015
PROGRAMME:
C’est en opposition à une réalité vécue faite d’expropriation, de répression, de mépris et d'oubli qu’a surgi au Mexique le ¡Ya basta! (« Ça suffit ! ») des communautés rebelles de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN pour son acronyme en espagnol). Le 1er janvier 1994, est alors apparue, dissimulée derrière le symbole du passe-montagne zapatiste, la Fleur de la Parole Véritable. Enracinée dans la résistance et l’organisation des peuples indiens mayas, la lutte zapatiste s’ouvre au monde avec la force de sa mémoire collective née et protégée dans les entrailles culturelles de la Terre Mère. Vingt ans après, les communautés zapatistes poursuivent, à travers l’autonomie, la construction d’un autre monde possible, concret et tangible, où l’on avance collectivement, éclairés par des questions plutôt que par des certitudes, en déployant et en renouvelant les potentialités de l'univers de vie des mayas, et en éliminant les formes étatiques du politique : les représentants doivent « gouverner en obéissant », « servir et non se servir ».
« Dans les communautés indiennes que nous sommes, nous subissons les attaques du système capitaliste ; nous les éprouvons dans le sang et la douleur de nos enfants qui sont partie prenante du seul futur possible pour cette planète que nous appelons Terre et sur laquelle, malgré les distances et les différentes couleurs qui nous font exister, nous maintenons la certitude qu’elle est notre mère et qu’elle est synonyme de vie. Et, afin que cela continue, la justice est une revendication qui se tisse à travers nos actions et nos convictions, celles de nous tous qui appartenons au monde d’en-bas, nous qui n’aspirons pas à le gouverner mais à cheminer en le construisant ».
Les zapatistes inventent depuis plus de vingt une nouvelle façon de faire de la politique et sont devenus, non pas une avant-garde, mais une source de réflexion et d’inspiration pour de nombreux mouvements.
Samedi 20 juin 2015

MATIN
9h30 – 9h45 Ouverture de la Journée: Fabien Granjon et Miguel Escobar
9h45 – 11h : Le processus de la lutte de l'EZLN au cours des 21 ans écoulés (1994-2015). Les grandes étapes, les inflexions et les ruptures, le processus de transformation d'une organisation de lutte armée, l'énigme d'une si longue résistance et d'une surprenante capacité de renouvellement (Virginie Robert et Jérôme Baschet).
11h – 11h30 Extraits de films.
11h30 – 12h : Autonomie, territoire et organisation collective. Autonomie et auto-gouvernement  : mise en œuvre d'autres modalités de délégation de la capacité collective de décision (« diriger en obéissant »); importance du territoire et de sa défense; manière d'être et d'agir qui fait une place essentielle au souci du nous (Fernanda Navarro et Virginie Robert).
12h – 12h30 : La « Petite Ecole zapatiste », une expérience pour toucher du doigt la pratique de l'autonomie. L'expérience vécue par ceux qui y ont participé : l'éducation autonome, la santé autonome, la justice autonome, les projets productifs autonomes. Les livres de l'Escuelita, remarquable travail collaboratif de traduction, disponible en ligne (Virginie Robert et Fernanda Navarro).
12h30 – 13h : La « Sexta », les zapatistes et nous. La Sixième Déclaration de la forêt lacandone remonte à 2005, mais sa reformulation, début 2013 (dans le texte intitulé Eux et nous, édité et disponible en français) appelle à la constitution d'un réseau planétaire de luttes et de résistance. Après le Festival mondial des résistances et des rébellions contre le capitalisme (décembre 2014-janvier 2015) et le séminaire « La pensée critique contre l’hydre capitaliste » (mai 2015), en quoi ceci nous concerne ici et maintenant ? (Anne Marie Walden, Cybèle David et François-Xavier Chaunier).
13h – 14h : Pause
14h – 16h : Des ponts entre les mondes (Europe/Chiapas, Chiapas/Europe). On présentera diverses formes de solidarité concrète, notamment à travers la  diffusion des produits zapatistes, notamment le café (CSPCL, Échanges solidaires, etc.). Un des Contes rebelles du (défunt) sous-commandant Marcos sera lu par Matita et Philippe Maymat (compagnie Tamèrantong). On présentera aussi l’incroyable aventure de la pièce Zorro el zapato, bel exemple d'une improbable, mais ô combien réjouissante, passerelle entre les mondes (projection d'un court film, 25 minutes; montage d'une petite exposition). Avec la participation de Christine Pellicane. Modératrice/eurs : Anne Marie Waldem et François-Xavier Chaunier.
16h00 – 19h : Expérience zapatiste et pensée critique face à l'hydre capitaliste. Débat avec des interventions de Carmen Castillo, John Berger, Armand Mattelart (à confirmer), Jérôme Baschet, Fernanda Navarro, Virginie Robert, Miguel Escobar (Collective Lecture de la réalité). Modératrice : Aline Pailler.



Ami(e)s de la Tong,

Rendez-vous samedi 20 juin prochain dès 9h30 à La Parole errante !
Tamèrantong! participe à cette journée solidaire d'échanges et de réflexions autour du zapatisme.
Depuis plus de 15 ans, nous marchons avec nos compas indiens du Chiapas, ceux-là même qui tracent un chemin vers un monde plus juste et plus digne.
 
À 14h, Matita et Philippe Maymat nous raconteront le conte rebelle du sous-commandant Marcos : "Toñita et la pédagogie de la machette".
Et Christine Pellicane reviendra sur l’incroyable tournée du spectacle « Zorro el Zapato », après la projo du making-of.

La journée sera belle et riche.
On vous y attend !

TMT!

Samedi 20 juin 2015 de 9h30 à 19h
"Parole/action transformatrice
Un autre monde existe déjà dans les communautés zapatistes"
La Parole errante. 9, rue François Debergue 93100 Montreuil. Métro ligne 9 - Croix de Chavaux

domingo, 14 de junio de 2015

Action Urgente: La police tire sur la population de Tlapa

CENTRE DES DROITS HUMAINS “TLACHINOLLAN”

LA POLICE FEDERALE TIRE SUR LA POPULATION DE TLAPA DE 
COMONFORT (GUERRERO), SUITE A UNE OPERATION POLICIERE 
INFRUCTUEUSE.

Tlapa de Comonfort, Guerrero, Mexique; 7 juin 2015.

RELATION DES FAITS:

Ce 7 juin 2015, dans le contexte de la journée électorale, aux alentours de 14h30, deux patrouilles numérotées 1699 et 1566 de la police fédérale
(PF) avec au moins 24 policiers à bord ont procédé à une perquisition
arbitraire des bureaux de la Coordination des Travailleurs de l’Education
de l’Etat du Guerrero (CETEG), situés dans le quartier “colonia Tepeyac”
de la ville de Tlapa de Comonfort, à côté des bureaux de la délégation
régionale des services éducatifs du Secrétariat de l’Education du Guerrero
(SEG). Un groupe de professeurs fut alors violemment détenus, sans aucun
ordre d’arrestation: 6 hommes, et parmi eux un mineur: Juan Sánchez
Gaspar, Pablo Abad Díaz, Julián Ayerdi Chavelas, Raúl Sierra de Jesús,
Francisco Ortega Vicente, Ángel Basurto Ortega, et deux femmes: Agustina
Luna Martínez et Herlinda Iturbide Pinzón.

A noter que le professeur Juan Sánchez Gaspar fut arrêté á son domicile,
situé à côté du bâtiment de la CETEG, dans lequel la Police Fédérale est
entrée de manière arbitraire. Il faut signaler que le professeur Juan
Sánchez Gaspar est le père de l’enseignant  Juan Leuguín Sánchez, qui
avait été brutalement frappé par la Police de l’Etat du Guerrero et par
des groupes de personnes armées liées aux différents partis politiques, le
vendredi 5 juin 2015 dernier dans cette même ville.

sábado, 13 de junio de 2015

Elections au Mexique: + de 120 personnes arrêtées et militarisation de la "démocratie"

MEXIQUE : les élections et au-delà. Au moins 127 personnes ont été arrêtées pendant les actions et les mobilisations contre le pouvoir
https://liberonsles.wordpress.com/prison-politique/
==================================================================

Les chiffres des personnes blessées et arrêtées par les forces de l’ordre commencent peu à peu à émerger, certains médias évoquent environ 127 personnes arrêtées, principalement dans les États d’Oaxaca, Guerrero, Chiapas et Michoacan. Une personne a été assassinée par balle: le jeune Antonio Vivar Díaz, étudiant en dernière année de Licence de Développement Communautaire de l’Université Pédagogique Nationale (UPN) de Tlapa de Comonfort, qui laisse un enfant de 8 mois derrière lui.
Rompiendo el sitio. La batalla de Huajuapan. 6 de junio de 2015.
Fotos@Regeneracionradio


Pendant la journée électorale mexicaine, diverses radios libres ont transmis de façon conjointe des nouvelles données par des équipes d’information réparties un peu partout au Mexique pour casser le blocus de l’information imposé et manipulé par les médias payants et vendus. Toute la journée du 7 juin et jusqu’à l’aube et pendant les premières heures du 8 juin, les témoignages de la révolte contre les élections et au-delà n’ont pas cessé de s’enchaîner.

Pour garantir coûte que coûte la farce électorale, des militaires, des policiers, des groupes de choc (paramilitaires) ont été déployés dans plusieurs villes du pays : Oaxaca, Guerrero, Michoacán, Chiapas… Les médias dominants, Televisa, TV Azteca, Tele Fórmula et Milenio, déchainent leur lynchage médiatique contre la rébellion croissante et minimisent la mobilisation. (1)

domingo, 7 de junio de 2015

BoicotElectoral / Boycott électoral: Militarizacion y represion

DIA ELECTORAL EN MEXICO
JOURNEE ELECTORALE AU MEXIQUE


Plusieurs mouvements ont décidé de répondre à l'appel au Boycott électoral lancé par les familles et proches des 43 disparus d'Aytotzinapa. La réaction du gouvernement est la militarisation de plus de 5 état, et la répression.

Varios movimientos han decido de seguir la llamada al Boicot electoral anunciado por los familiares y comp@s de los 43 desaparecidos d'Aytozinapa. La reacción del gobierno es la militarización de mas de 5 estados y la represión.

Cheran,
Hasta hoy, el Instituto Nacional Electoral (INE) sigue confirmando que la cabecera municipal de Cherán será la única que no permitirá la instalación de las casillas electorales el próximo domingo, seguimos al pendiente de la Comunidades Unidas.

Jusqu'à aujourd'hui, l'Institut National Electoral -INE- confirme que la municipalité de Cheran sera l'unique où ne sera pas permi l'installation des urnes électorales.


Huajuapan, Oaxaca
Desalojo de maestros del INE / Affrontements entre des profs qui occupaient les bureaux electoraux.





Eloxochitlán
Asamblea General Comunitaria De Eloxochitlá anuncio que no habra eleciones en su territorio

L'assemblée Générale Communautaire de Eloxochitlan a annoncé qu'il n'y aura pas d'élection en son territoire


Miahuatlan
Después de casi 11 horas de asedio, tras el desalojo del ejercito, profesores de Miahuatlán abandonaron las instalaciones del INE,gran muestra de resistencia
Après 11heures de siège, les professeurs de Miahuatlan ont abandonné les bureaux électoraux occupés après l'expulsion de l'armée qui gardaient le lieu, grand démonstration de résistance























Oaxaca, Oaxaca

Hasta el dia de ayer, 11 oficinas del INE fueron bajo control de los maestros, ahora tras desalojos, violentos a veces, les quedan 3.
Jusqu'à hier, 11 bureaux électoraux étaient sous contrôle des professeurs, maintenant, après de violentes expulsions, il en reste 3.

Foto

La Seccion 22 de maestros desalojaran a militares para ocupar los intalaciones de la INE de la junta del Distrito 08 exigiendo a la no militarizacion del estado, ni provocaciones durante las acciones de boicot electoral que llevan a cabo -

La Section 22 d'un syndicat de professeurs ont expulsé des militaires pour occuper les installations des bureaux électoraux exigeant la non militarisation de l'état, ni de provocations durant les actions de Boycott électoraux.


























Oaxaca,

24 de los 84 consejeros del INE pidieron la suspensión del proceso electoral al considerar que no existen las condiciones para el proceso, se ha militarizado, además de que las instalaciones de los consejos distritales recuperadas se encuentran en condiciones inoperantes.

24 des 84 directeurs des bureaux electoraux ont demandé l'annulation des élections, étant donné la militarisation et l'occupation de plusieurs bureaux.

Huajapan de Leon, Oaxaca,

Habitantes de Huajuapan de León, Oaxaca, y fuerzas federales se enfrentaron con palos, piedras y gases lacrimógenos, con saldo de por lo menos 30 heridos. En la trifulca los agentes capturaron a cuatro habitantes que apoyaban a los maestros y éstos retuvieron a otros tantos uniformados; todos fueron liberados después de más de 10 horas. Consejeros del INE pidieron a Lorenzo Córdova suspender el proceso electoral en esa entidad

Les habitants de Hujuapan de Leon, Oaxaca, et les forces fédérales se sont affrontées avec des bâtons, pierres et gaz lacrymogènes, avec pour solde 30 blessés.Les agents ont capturé 4 habitants qui soutenaient les professeurs, et ces derniers ont retenu 4 militaires. Tous furent libérés après plus de 10 heures. Des conseilles électoraux ont demandé de suspendre le processus électoral dans cette ville



En la región de los Valles Centrales,
policías federales y de la Gendarmería arribaron a la terminal de abastecimiento y reparto de Petróleos Mexicanos ubicada en Santa María El Tule, con lo que se inició la distribución del combustible en 50 gasolineras 
Dans la région de Los Valles Centrales, alors que des professeurs avaient bloqué les centres de distributions d'essence l'armée a repris le contrôle et a commencé la redistribution, face à la fermeture de plus de 50/60 stations services.


Teotitlán de Flores Magón, región de la Cañada, 

los sindicalistas colocaron barricadas en la carretera para impedir la llegada de elementos de la Gendarmería, quienes realizaron un repliegue a la espera de nuevas órdenes.
Les syndicalistes ont mis des barricades sur la route, pour empêcher la venue d'éléments de la gendarmerie, qui ont réaliser un repli dans l'attente de nouveaux ordres




En Salina Cruz 
los más de 500 maestros que bloqueaban la refinería Antonio Dovalí Jaime también fueron desalojados por soldados y policías.
A Salinas Crus, les plus de 500 professuers qui bloquaient la raffinerie ont aussi été expulsés par les soldats et la police..


Tlaxiaco, región de la Mixteca,
los mentores mantuvieron el control de la junta distrital número seis; a ese lugar arribaron policías federales, quienes fueron rodeados por unos 2 mil maestros, de acuerdo con testigos un funcionario del INE solicitó a los uniformados que se retiraran ya que ese distrito no solicitó su presencia.
Les professeurs ont maintenu le contrôle de l'assemblée du district 6, alors qu'arrivait la police fédérale, plus de 2 000 professeurs les ont entourés, un fonctionnaire du bureau électoral leur a demandé de se retirer.



Pinotepa Nacional, 

en la junta distrital 11, los profesores quemaron mobiliario y al llegar los elementos del Ejército Mexicano se retiraron, por lo que las oficinas fueron entregadas a funcionarios del INE.
A Pinotepa Nacional, dans l'assemblée du district 11, les professeurs ont brûlé le mobilier et lorsque sont arrivés les militaires ils se sont retirés. Les bureaux ont été remis par la suite aux fonctionnaires de l'INE.

En Tuxtepec, región de la Cuenca del Papaloapan

los maestros incendiaron las instalaciones de junta distrital número uno y dos vehículos, pero al llegar las fuerzas federales tomaron el control de las oficinas del INE.
A Tuxtepec, les professuers ont incendié les installations de l'assemblée de district 1 et deux véhicules, l'armée a repris le controle.


San Pedro Pochutla

un grupo de personas armadas con machetes y palos, intentó desalojar a unos 400 maestros que habían tomado la gasolinera , con el argumento de que querían adquirir combustible. Los agresores, identificados por los mentores como simpatizantes de Óscar Valencia, candidato priísta a una diputación, golpearon a los profesores y lesionaron a seis.

Un groupe de personnes armées, identifiés comme sympathisant d'un candidat du PRI, ont essayé d'expulsé plus de 400 professeurs qui avaient pris le contrôle d'une station service avec des machettes, bâtons, avec pour solde 6 blessés.


Tlalpa, Guerrero,

Mega marcha y enfrentamientos por partidistas.
Grande manifestation et affrontements de personnes des partis politiques.
http://subversiones.org/archivos/116346



Huautla de Jimenez, Oaxaca
Maestros maintienen 6 barricadas para impedir el aceso a los militares
Les profs maintiennent 8 barricades pour empêcher l'accès de l'armée

Chahuites, Oaxaca
Se quemo una casilla
Une urne brûlée

Huehuetan, Chiapas
pobladores queman casillas electorales
Des habitants brûlent des urnes

Iztapalapa
Estudiantes de la UACM impiden instalación de casillas
Les étudiants de l'université empêchent l'installation des urnes.

Tlalnepantla
Impiden instalaciones de Casillas
Ils empêchent l'installation des urnes

Juquila, Oaxaca
Padres de familia quemaron material electoral en solidaridad con los maestros
Des parents brûlent le matériel électoral en solidarité avec les profs.

Valle Nacional, Oaxaca
Suspenden elecciones en cabecera municipal de Valle Nacional
Les éléctions sont annulées.


Tehuantepec, Oaxaca
5 casillas quemadas, elecciones en riesgo de cancelacion
5 urnes brûlées, les élections risquent d'être annulées.

Tixtla Chico, Guerrero
14 casillas robadas. Las elecciones canceladas!
Pagina especial
Galeria Foto: Pobladores instalan reten en entrada de la ciudad
Reportaje audio

Tuxtla Guttiérez, Chiapas
Maestros ocasionaron destrozos en sedes de 7 partidos, mas de 60 gasolineras estan cerradas.
Les professeurs ont provoqué la destruction de sièges de 7 partis politique,et plus de 60 stations services sont fermées.



Ocosingo, Chiapas
Reportan quema de casillas, y 15 detenidos
On parle d'urnes brûlées et 15 détenus.

Venustiano Carranza, Chiapas
Pobladores queman casillas. El abstencionismo en las mas de 5 mil casillas es total
Des habitants brûlent des urnes, l'abstention dans les plus de 5 000 urnes est totale.

San Lorenzo Tezonco
Llega la policía al plantelde la UACM, donde estudiantes impidieron la instalación de las casillas electorales adentro del plantel. Hasta el momento no hay confrontaciones.

La police est arrivée sur les lieu où des étudiants empêchaient l'installation des urnes électorales. Pour le moment pas d'affrontements.
Jalisco,
Unos 300 maestros tomaron la Secretaría de Educación estatal, para rechazar la reforma educativa, y amenazaron con un boicot electoral

Quelques 300 professeurs, ont pris le ministère de l'éducation de l'état pour rejetter les réformes éducatives et menacer de boycott electoral

Tabasco
Siete casillas Centro de Tabasco amanecieron bloqueadas con tierra llevada en camiones de volteo
7 urnes du centre du Tabasco ont été bloquées avec de la terre via des camions

viernes, 5 de junio de 2015

ALERTE DANS LE GUERRERO
******
leer en castellano

Répression contre les étudiants d'Aytozinapa



*A l'approche des élections estatales, le mouvement des étudiants de l'école normale d'ayotzinapa et des familles des 43 disparus subit une répression très dure. On craint une explosion de cette répression dans les jours à venir. Trois articles en espagnol ont été envoyé sur les listes hispanophone mais voici un petit résumé de la situation pour ceux qui ne peuvent les lire. Nous envisageons d?envoyer une lettre de dénonciation afin qu?elle soit diffusée dans les medias mexicains samedi, jour des élections et jour possible d'un affrontement majeur !* (cspcl)

Retour sur les Faits (7nubS): Fatigués de la corruption et de l’impunité de la classe politique, les parents d’Ayotzinapa, qui promeuvent depuis des mois le boycott des prochaines élections, travaillent depuis un moment à la formation d’un conseil populaire municipal anti-partidaire á Tixtla...

Le Boycott des élections commence au Mexique:(Libérons les!)
Les installations de l’INE [ Institut National Électoral ] et le matériel électoral ont été incendiés à Puebla, Oaxaca et Veracruz. Le piquet de protestation tenu par le Mouvement Populaire de l’État de Guerrero à Tlapa de Comonfort a été expulsé et réprimé de façon violente par un groupe de choc.

A Tixtla, Guerrero, les parents et camarades des 43 jeunes normalistes disparus, ont été violemment expulsés par la police anti émeute alors qu'ils retiraient les panneaux électoraux.

Carte d'Omar Garcia: "il y a quelques jours, des équipements militaires impressionnants ont été transportés vers Guerrero: des chars blindés, des tanques"

Communiqué du Conseil Populaire de Tixla: "nous tenons á dénoncer publiquement le harcèlement que les gouvernements fédéral et de l’Etat du Guerrero exercent contre les parents d’Ayotzinapa, contre les jeunes de la normale, contre les instituteurs et contre les citoyens mobilisés afin d’exiger la présentation en vie des 43 jeunes victimes de disparition forcée de la part de l’Etat."

Communiqué d'organisations québécoises et canadiennes manifestant leur profonde préoccupation concernant la répression violente de l'état mexicain contre sa population civile.

+ infos: Libéronsles! Cspcl

ALERTA EN GUERRERO
******
Lire en Français

Represion en contra de los estudiantes de Ayotzinapa

Inicia el Boicot electoral del próximo 7 de junio. En estados como Oaxaca, Puebla, Chiapas, Veracruz y Guerrero, realizaron quemas de material electoral, así como de instalaciones del Instituto Nacional Electoral.En Ayotzinapa elementos militares y policíacos cercaron a la ciudad con impresionante comboy de materiales y efectivos.

Frente al Boicott del pueblo, Mexico garantiza sus elecciones con despliegue militar y la represion.

La Secretaria de Gobernacion (SG) anuncio un operativo a escala nacional para vigilar la jornada electoral. Mas de 10000 militares arribaran en Oaxaca para vigilar el estadoEl despliegue, en el que participan elementos del Ejército Mexicano, la Marina Armada de México y la Policía Federal se enfocará especialmente en la región sur-sureste, y en particular en Oaxaca, señaló en un comunicado. En Chiapas maestros ocasionaron destrozos en sedes de 7 partidos, mas de 60 gasolineras estan cerradas. En Chilpacingo, se quemo propaganda electoral, donde cientos de policías arremetieron contra los manifestantes. En Guerrero, las dos vertientes de la Coordinadora Estatal de los Trabajadores de la Educación (Ceteg) se manifestaron contra la celebración de las elecciones de este domingo y para exigir la presentación con vida de los 43 normalistas de Ayotzinapa desaparecidos. Por la mañana marcharon con contingentes de la Montaña y Costa Chica, por la Autopista del Sol México-Acapulco.En Jalisco, unos 300 maestros tomaron la Secretaría de Educación estatal, para rechazar la reforma educativa, y amenazaron con un boicot electoral. En Tlalpa  se enfrentaron este viernes con policías municipales y estatales en Tlapa, con saldo de 18 heridos. Participaron en la protesta maestros, campesinos y colonos, como parte del boicot. Eloxochitlan anuncio juntarse al boicott. En Pueblo se libero bajo causion los 7 detenidos de la BUAP acusados ilegalmente de arrojar objetos explosivos en las oficinas del INE, Secretaría de Economía y una terminal de metrobus.

Denuncia del CDH de Tlachinollan: "Preocupante el despliegue desproporcionado de elementos del Ejército, policías federales y estatales en el estado de Guerrero– Particularmente alarmante las restricciones del derecho a la manifestación y libre tránsito de los estudiantes y padres de estudiantes de la Normal Rural de Ayotzinapa – El Estado debe garantizar los derechos a la libre expresión y manifestación de las distintas expresiones de la sociedad civil en un Estado democrático."

Estado de Sitio, en Guerrero:

En Tixtla, Guerrero, padres y compañeros de los 43 jóvenes normalistas fueron desalojados violentamente por la policía antimotines cuando retiraban propaganda electoral.

Carta de Omar Garcia: "En días pasados se trasladaron impresionantes equipos militares hacia Guerrero, carros blindados, rinocerontes, tanquetas"

Comunicado de prensa de #ColectivosEnAcción
"Expresamos nuestra digna rabia y exigímos el retiro inmediato de cualquier elemento de seguridad municipal, estatal, federal o militar de las inmediaciones de la Escuela Normal Rural Raúl Isidro Burgos en Ayotzinapa, Guerrero."

"El proceso electoral continúa, los merolicos y cirqueros de la política siguen recorriendo nuestra Entidad despilfarrando cuantiosos recursos económicos, mientras los pueblos pobres y marginados se debaten en la miseria, el dolor y la impunidad, por ello reafirmamos nuestra decisión firme de NO A LAS ELECCIONES como una forma de protesta"

Organizaciones quebequenses y canadienses manifiestan su profunda preocupacion por la violenta represion del estado mexicano en contra de su poblacion civil

Guerrero los focos rojos se estan fundiendo:  "Un sector amplio de la sociedad ha denotado un hartazgo a la forma en la que la clase política ha gobernado a México. Prácticamente en los últimos años todos los partidos políticos han tenido la oportunidad de gobernar y prácticamente todos han decepcionado."

Crónica de una represión anunciada: Notas explicando como pasaron los enfrentamientos entre la policia y los normalistas.

Medios Libres: Koman Ilel, Pozol, Regeneracion, Desinformemonos ...

Répression à Tixtla contre les Normaliens d'Aytozinapa

La municipalité de Tixtla où est situé l’école normale rurale d’Ayotzinapa
est en effervescence depuis le 30 mai dernier.

Dans cette région d’où sont originaires 14 des étudiants disparus
d’Ayotzinapa, le palais municipal du chef-lieu avait été fermé par le
mouvement de lutte depuis le 21 octobre dernier et les autorités locales,
liées au narco, expulsées des bâtiments officiels (le frère du président
municipal de Tixtla, Jorge Vargas Alcaraz – Parti de la Révolution
Démocratique, était le chef local du cartel criminel “Los Rojos”).

Fatigués de la corruption et de l’impunité de la classe politique, les
parents d’Ayotzinapa, qui promeuvent depuis des mois le boycott des
prochaines élections, travaillent depuis un moment à la formation d’un
conseil populaire municipal anti-partidaire á Tixtla, cette bourgade où,
en 1732, est né Vincente Guerrero.

Samedi dernier les parents et les étudiants d’Ayotzinapa ainsi que
diverses organisations sociales décidèrent de mettre en place une
“Assemblée Permanente pour le boycott des élections” afin de coordonner
les différentes actions de rejet des élections dans l’Etat du Guerrero.
Cela, dans un contexte de répression croissante et de militarisation
généralisée.

Depuis des semaines, tous les évènements de propagande politique sont
prohibés dans cette petite ville, et toutes les affiches à caractère
électoral y ont été retirées. Les parents des disparus et le mouvement
d’Ayotzinapa contrôlent l’accès à la ville et s’opposent au passage des
forces policières et des militaires le long de la route reliant
Chilpancingo á Tlapa. Mais ceux-ci leur bloquent également le passage vers
la capitale de l’Etat, où les professeurs en lutte de la Coordination des
Travailleurs de l’Education de l’Etat du Guerrero (CETEG) réalisent
quotidiennement des actions contre les prochaines élections (blocages de
bâtiments publics et destruction de propagande électorale).

Plus bas, un communiqué du Conseil Populaire de Tixtla daté du 31 mai,
ainsi qu’une lettre d’Omar Garcia, survivant d’Ayotzinapa, dans lequel
celui-ci dénonce le blocus policier autour de la ville de Tixtla. De fait,
des compas nous ont informés que les forces de police ne laissent plus
aucun bus sortir de Tixtla, et que tous les autobus de transport allant
dans cette direction sont systématiquement fouillés. Un camion de
touristes vient à peine d’en faire les frais, tous les passagers ayant dû
se soumettre à une fouille totale du véhicule.

Il faut aussi souligner que depuis 2013, Tixtla est la cible d’une forte
répression de la part de l’Etat du fait de la création dans cette petite
municipalité située à moins d’une demi-heure de la capitale du Guerrero
d’une police communautaire, jugée trop radicale au gout du pouvoir (ou
bien des narcos locaux, qui, étant à la tête du pouvoir municipal, ne
semblent jamais avoir été inquiétés par l'Etat…).

Liés aux polices communautaires d’Ayutla (maison de justice d’El Paraiso),
d’Olinala (Nestora Salgado), de Huamuxtitlan et d’autres municipalités,
les communautaires locaux durent affronter les tentatives de
désarticulation de l’Etat, et le promoteur local de la police
communautaire, Gonzalo Molina, est emprisonné depuis novembre 2013. Il est
actuellement en grève de la faim, tout comme la commandante des polices
communautaires Nestora Salgado, afin de demander leur libération et celle
d’autres prisonniers politiques du Geurrero.

(notes 7nubS)