Blog d'information et de réflexion sur le Chiapas et la lutte autonome en France et dans le monde.
Blog de informacion y reflexion sobre Chiapas y la lucha autonoma en Francia y el resto del mundo.
Espoir Chiapas recherche régulièrement des coups de pouce, en France comme au Chiapas.
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Nous vous invitons à envoyer vos chèques à l'ordre "Espoir Chiapas"
Elodie Ducasse "Association Espoir Chiapas"
5 Rue des Gradins
93 100 Montreuil
France.
Nous refusons toutes subventions publiques et privées et obtenons nos fonds uniquement grâce à votre soutien lors des événements ou grâce à vos dons!
Exemple: Une formation de 3 jours pour une vingtaine de promoteurs de santé à acteal (transport + alimentation) coute: 3 500 pesos (soit 210 euros)
Une campagne de vaccination de 4 jours, pour des centaines d'enfants et des dizaines de communautés coute: 7 000 pesos (soit 420 euros)
99% de votre don va directement aux communautés! (1%=frais bancaires)
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** Mission d'observateur civil Vous voulez participer activement au Chiapas. Découvrez les brigades internationales d'observateurs civils internationaux au Chiapas et partez 15 jours en communauté pour observer les atteintes aux droits de l'homme Cliquez ici! ** Cours d'Espagnol ou Tsotisl à Oventik
Vous êtes militants en France et cherchez à améliorer ou à apprendre l'Espagnol, découvrez le Centre d'Espagnol et de Langues Mayas Rebelles Autonomes Zapatistes: cliquez ici!
** Vous partez au Chiapas bientôt?
Espoir Chiapas soutien deux projets
qui nécessitent un acheminement de France à San Cristobal de Las Casas. L'envoi par container est trop coûteux.
Nous avons donc créé le"Transport solidaire".
Si vous passez par le Chiapas et qu'il vous reste encore un peu de place
dans votre sac, nous vous invitons à récupérer des vêtements (chaussures, chaussettes, homme/femme) neufs ou en bon état, des médicaments (nous contacter), et/ou du matériel scolaire. Une fois au Mexique Espoir Chiapas acheminera des médicaments pour les
communautés et des vêtements pour les migrants qui font étape
dans une auberge proche de San Cristobal de las Casas. Vous pouvez nous
aider en emportant avec vous un petit "sac solidaire".
** Vous êtes bilingue ?
Nous cherchons en permanence des traducteurs pour différents articles ou projets menés au Chiapas si vous avez du temps à la semaine ou au moins, merci de nous envoyer un message!
** Vous voulez monter un évènement en France pour le Chiapas?
Espoir Chiapas peut vous aider!! Nous bénéficions de matériel et d'un soutient logistique assez fort, du coup si l'envie vous démange d'organiser un concert, une expo, une conférence ou autre... n'hésitez pas!! Ainsi: Présentez l'exposition Photo dans votre ville Présentez un film ou documentaire sur le Chiapas Organisez un concert pour récolter des fonds au Chiapas
Organisez un évènement pour présenter le Chiapas dans votre université, lycée,...
Vendez du café ou l'artisanat des coopératives de Femmes...
** Vous voulez devenir rédacteur pour le blog? Vous avez des connaissances en informatique ou html, nous sommes interessés pour un soutien technique sur le site! Nous sommes également à la recherche de rédacteurs, Merci de nous contacter si vous êtes intéressés.
** Vous pouvez nous aider à diffuser l'information?
Vous avez un site internet ou un blog, un bar alternatif ou un projet autonome en France, vous pouvez nous aider à diffuser l'information, et vice versa! Merci de nous contacter! Vous êtes prof, et êtes intéressés par le Chiapas et le Mexique, vous désirez organiser une année aux couleurs du pays, en organisant différents évènements avec vos élèves? contacter nous! Vous êtes musicien ou artiste et voulez soutenir l'organisation? Contacter nous!
L’association Espoir Chiapas a été créée en 2003. Elle s’est donnée pour but de soutenir les projets des communautés du Chiapas au Mexique. 4 mots suffisent à définir notre façon d'agir ou "philosophie".
AGIR
Les Indigènes du Chiapas ont trop longtemps souffert et bien avant 1994. Leur culture et leurs droits trop souvent bafoués. Nous ne cherchons pas à rentrer dans un débat politique sans fin. Nous voulons réagir et agir directement sur le terrain.
Au Chiapas et ailleurs, la politique oublie bien vite l'action sociale, la démarche de terrain. Trop de paroles inutiles, trop de promesses, trop de discours, trop de stagnation, pas assez d’actions concrètes. C'est peut être aussi pour cela que se crée en ce moment même au Chiapas et ailleurs ce qu'ils ont nommé "l'Autre politique". Celle qui écoute le peuple sans l'interrompre, celle qui obéit à ses demandes, combles ses carences, et agit sans discours formel.
ECOUTER
Nous ne cherchons pas à créer nous même des projets sur place, n’ayant pas la prétention de connaître suffisamment le terrain de là à imposer nos projets d’influence certaine et d’éducation occidentale. A chaque culture sa manière de se développer, sans modèle qui prédomine. Nous voulons soutenir l’esprit d’initiative d’hommes et de femmes qui dans leur petit coin du monde cherchent à changer les choses avec leurs moyens et surtout leurs idées. Espoir Chiapas cherche à soutenir ces projets à la hauteur de ses moyens.
DIFFUSER
L’association basée en région parisienne, essaye de s’étendre sur tout l’espace Francophone. Nous voulons faire connaître le Chiapas tant culturellement que géopolitiquement au plus grand nombre d’entre nous. Nous voulons faire émerger avec nos maigres moyens, l’Amérique Latine qui comme d’autres est un continent oublié et pourtant si riche de culture, si passionnant, si alternatif, si différent.
Nous cherchons à faire découvrir ce continent, ces pays, cette région. Le Chiapas qui, en 1994 fit la une de tous les médias, mobilisa les hommes politiques, les intellectuels de tous les pays et qui aujourd’hui semble retomber dans l’oubli. Certes pas les idées du mouvement, mais les populations nées avec ce mouvement qui aujourd’hui sont oubliées et délaissées. Aujourd'hui ils sont sans visages, sans voix parce que trop d'intérêts politiques et financiers sont en jeu pour leur permettre d'en avoir. Quelle politique, quelle organisation dites démocratiques peuvent interdire la libre expression de tout un peuple?
IMPULSER
Nous avons créé cette association aussi pour qu’elle soit vivante, pour que chaque personne puisse apporter de par son expérience personnelle des enrichissements. Nous sommes organisés de manière complètement horizontale laissant libre court à l’imagination de chacun mais aussi poussant l’esprit d’initiative de tous les membres. S’investir dans une association ne doit pas être qu’un investissement indirect loin des dirigeants de celle ci, cet engagement doit être l’occasion de s’investir seul ou en groupe dans un projet avec le soutien d’autres. (exemple : Création d’une exposition photographique dans le bar « la passerelle », concert dans un bar parisien…)
Si à l’autre bout du monde, des hommes et des femmes se battent chaque jour pour leur survie, s'organise avec force et dignité pour que nous soyons un peu plus égaux, il me semble qu’ici nous pouvons chacun essayer de lancer une idée et la mener. Il suffit parfois de si peu. Un simple contact donné peut rendre un grand service.
Si vous êtes tentés par l’aventure, si vous êtes intéressés pour agir, que vous soyez juriste, hydraulicien, étudiant, lycéen, instituteur, ouvrier, gérant d’une salle ou d’un bar, médecin, n’hésitez pas à franchir le cap, et contactez nous …
Nos principes
Espoir Chiapas travaille selon 5 principes :
- Refus des subventions privées : afin de garder une totale indépendance. Parce que nous avons remarqué que trop souvent les intérêts privés des entreprises primaient sur un réel désir d'action sociale, d'humanité, de tolérance, de reconnaissance envers les projets qu'elles financent.
- Organisation non hiérarchisée : parce que chacun d'entre vous, chacun d'entre nous est capable de créer un projet, de le mener à bien, sans qu'il y ait besoin d'un chef ou d'un dirigeant. Plutôt que d'étouffer les capacités créatives et constructives de chacun, nous nous aidons tous l'un l'autre et progressons par le dialogue et le respect de chacun des membres.
- Des valeurs humanistes : parce que nous croyons que chacun, à son échelle, est capable d'un engagement pour construire un autre monde. Les sans visages, les sans voix du Chiapas batissent un nouveau système plus équitable. Nous pouvons suivre leur exemple, avec peu de moyen mais une réelle volonté. Tout n'est pas question que de disponibilité!
- Minimiser les dépenses : pour que, contrairement à la majorité des associations, l’intégralité de vos dons aille pour les projets sur le terrain. Espoir Chiapas dépense moins de 100€ par an en frais de fonctionnement (assurance, frais de banque, et hébergement du site internet) . D’autre part, et bien que très discuté quant à la surcharge de travail de certains membre, Espoir Chiapas n'est composée que de membres bénévoles.
- Un travail à l'écoute : car les communautés ont une meilleure connaissance de terrain et de leur besoin. Nous construisons nos projets en fonction d'une demande et non en imposant des idées occidentales.
Dans le cadre des 5 jours d'action mondiale pour les 5 prisonniers de Bachajon lancés par le Centre des Droits de l'Homme Frayba et les comp@ de New York, Espoir Chiapas a répondu à l'appel en appelant à une action mondiale éclatée "Maintenant ce ne sont que des pancartes". En el marco de los 5 dias de Accion Mundial para los 5 presos de Bachajon lanzado por el centro de derecho Humano Frayba y los Comp@s de Nueva York, Espoir Chiapas/Esperanza Chiapas ha respondido a esta convocatoria, llamando a una accion mundial dislocada "Ahora Solo Son Pancartas..." Vous pourrez voir les explications et informations de l'action ici: Aki podran ver las explicaciones y informaciones de la accion : http://espoirchiapas.com/Actionurgente.html
Nous remercions les participants et invitons les autres à se joindre à cette action, se prenant en photo dans un lieu symbolique de sa ville/quartier, avec un panneau camouflant son visage, avec écrit: "liberté aux prisonniers de Bachajon", "fin de la répression au Chiapas", et reprennant une lutte locale avant le jeudi 28. Agradecemos los participantes y invitamos a los demas a unirse a esta accion, tomandose en foto en un lugar simbolico de su ciudad/barrio, con un cartel cubriendo su rostro, escrito: "libertad a los presos de bachajon", "fin de la represion en chiapas", y una lucha suya, local antes el jueves 28.
Merci à tous! Gracias a todos!
EL PUEBLO UNIDO JAMAS SERA VENCIDO LE PEUPLE UNI NE SERA JAMAIS VAINCU
Association Espoir Chiapas Asociacion Esperanza Chiapas
Société Civile Las Abejas • (Haut Chiapas) : Appui à la
coopérative de santé dans la création d'un système autonome, soutien à
la coopérative de textile et de café, information, dénonciation, défense des droits de l'homme, appui ponctuel selon
les besoins.
Espoir Chiapas soutien depuis 2005 la Société Civile Las Abejas et plus particulièrement les promoteurs de l'aire de Santé, via des formations respectant une éthique (inspirée de la pédagogie de l'opprimée) et une régularité. Nous soutenons économiquement les frais de voyages et de bouches qu'on les hommes et femmes tzotzils et tzeltal pour se rendre à Acteal, lieu de formation. Nous soutenons également chaque deux mois une campagne de vaccination et de santé dans plus de 30 communautés. Enfin nous travaillons sur la construction d'une micro clinique dans chaque communauté où se trouve un promoteur formé prêt à pouvoir offrir des soins, naturels ou moderne. Espoir Chiapas soutien également les femmes organisées en coopérative via l'achat de leurs artisanats et la diffusion de leurs produits.Nous accompagnons également le processus organisationnel de l'organisation. + d´infos sur les abejas
Caracoles Zapatistes : • Soutien ponctuel aux Conseils Autonomes, formation de volontaires pour le CELMRAZ pour suivre des cours de langues.Vente de café zapatiste en France.
Espoir Chiapas soutien les Caracoles via l'envoi et l'orientation de nombreux volontaires internationaux. Nous travaillons aussi sur la formation de volontaires qui cherchent à apprendre l'Espagnol et à comprendre mieux le zapatisme pour intégrer le Centre d'Espagnol et de Langues Mayas Rebelle Autonome Zapatiste. + d´infos sur le zapatisme
Auberge des migrants d'Arriaga :• Acheminement de vêtements
et chaussures* et diffusion de l'information sur la migration
centraméricaine. Soutien médical ponctuel.
Nous soutenons les efforts de l'auberge de migrants d'Arriaga depuis plus 6 ans, dans son accueil aux migrants (logement, écoute, soin, nourriture) et appuyons les migrants via le don de vêtement, chaussure et autres matériels. Nous diffusons également les différentes dénonciations, attaques ou atteintes aux droits de l'homme contre ses derniers, beaucoup trop régulière. + d´infos sur les migrations
Communauté El Castaño • (Côte pacifique) : Acheminement de
matériel scolaire*, soutien sanitaire et sensibilisation sur les risques
de l'écotourisme.
Depuis 2003 Espoir Chiapas soutien les communautés de la Zona Costa du Chiapas. Tout d'abord dans la municipalité de Mapastepec où nous nous efforçons à suivre avec précaution les projets émanant de la communauté pour trouver une autre source de revenue que la pêche, mais soutenons aussi le Conseil Autonome de La Zone Côtière, regroupant une vingtaine de communauté.
Défense des droits de l’homme : Actions de protestation,
manifestations, brigades d'observations civiles, diffusion de
communiqués, mobilisations.
Depuis 2005 et aux vus de l'augmentation des atteintes contre les droits de l'homme nous nous sommes fixés le rôle d'observateur et dénonçons régulièrement les atteintes aux droits des Peuples. Nous restons vigileants et restons en alerte, prêt à agir via différentes campagnes. Nous soutenons aussi les prisonniers politiques du Chiapas et diffusons l'information via des traductions et ce blog
*Acheminement du matériel par les VOYAGES SOLIDAIRES.
On ne peut pas parler du
Chiapas indigène ni le comprendre sans parler du mouvement zapatiste, du
mouvement rebelle né officiellement le 17 novembre 1983 dans la forêt
du Chiapas. Pour mieux comprendre l’apparition des organisation non
gouvernementales dans cette région du sud du Mexique il faut avant tout
situer un contexte. Celui du Chiapas est particulièrement complexe avec
toute la culture qu’il détient, mais il ne faut pas oublier une page de
l’histoire moderne que l’état a connue récemment.. Que ce soit le
racisme contre les indigènes qui empêchent les actions, que les divers
évènements politiques et militaires qui sont survenus au cours de ces
dernières décennies dans cette petite région du sud du Mexique.
À
partir des années 1970, les luttes de revendication identitaire des
groupes amérindiens indigènes s’intensifient, et les contacts se
multiplient entre les Amérindiens des divers points du continent et
d’autres acteurs sociaux : syndicats, églises, partis politiques,
groupes écologistes et féministes.
C’est dans ce
contexte qu’au Mexique, le 6 août 1969 est créé à Monterrey un groupe
d’activistes clandestins issus de la pensée guévariste, le FLN (Front de
libération nationale). Leur objectif était l’impulsion d’une république
populaire et socialiste et la défaite militaire et politique de la
bourgeoisie mexicaine.
Le FLN accouchera plus tard,
d’un nouveau mouvement, l’Armée zapatiste de libération nationale
(EZLN). Ce groupe de guérilleros représente une partie importante de la
vie sociale du Chiapas et est l’instrument clé pour mieux comprendre la
géopolitique de la région.
C’est le 17 novembre 1983
qu’un petit groupe composé de six, trois indigènes et de trois métis, de cinq
hommes et d’une femme, arriva dans la selva lacandona chiapanèque et y
installèrent un campement de montagne sommaire. C’est à cette date
précise que fut créée l’armée zapatiste de libération nationale .
D’origine différentes, mais d’idéologies identiques, tous ne prônaient
pas la lutte armée. Certains étaient pacifistes.
Ce
petit groupe clandestin installé dans la pénombre et l’immensité de la
forêt vierge a commencé ces actions petit à petit. Au fur et à mesure,
les initiateurs allaient dans les villages informer des personnes sur
leurs revendications. Chaque personne, les jeunes pour commencer, était
recrutée par un lien de l’EZLN dans le village. Ces derniers, s’ils
voulaient en savoir plus sur l’organisation et participer par la suite
aux actions, devaient partir le soir lorsque la nuit était tombée afin
d’être le plus discret possible, au fin fond de la selva. Chaque
personne revenait, de nuit toujours, avec un espoir. Les compas,
donnaient des brochures et des informations pour convaincre et surtout
faire se rendre compte aux personnes qui venaient de l’exploitation que
le gouvernement effectuait sur eux. Ces derniers, convaincus, allaient à
leur tour convaincre et à recruter au sein même de leur village, peu à
peu, jusqu’à ce que tout le village soit recruté. Pour éviter que cette
organisation ne soit révélée aux autorités gouvernementales qui auraient
très mal perçu ce mouvement, les insurgés se déguisaient avec des
uniformes d’instituteurs ou de la compagnie pétrolière étatique Pemex
(Petroleos Mexicanos).
Petit à petit, de nombreux
villages rejoignirent le mouvement sans en dire un mot. Il y avait les
compas qui savaient sinon on ne savait pas. Une fois tous le village
recruté, certains décidaient d’aller s’engager comme insurgés. Les
villages se sont, peu à peu, organisés pour assurer le ravitaillement
des insurgés dans les campements. Les campements étaient pour le moins
sommaires. Ceux-ci étaient composés d’une simple cuisine, de dortoirs
d’aire d’entraînement, de lieu pour les besoins primaires (situés à 25
et 50 mètres), et quelques positions de défense. La guérilla s’agrandît
vite, passant de quelques miliciens à escouade puis peloton puis armée.
Le phénomène pris une telle importance, recueillant ainsi toute la
détresse des indigènes, qu’il a fallut s’organiser. On créa donc le
poste de responsable local (représentant d’un village) et de responsable
régionale (Représentant de villages). Parfois les compas descendaient
dans les villages où tous les membres étaient convaincus. Alors une fête
était organisée et des discussions politiques étayaient la soirée.
L’organisation prévoyait même un programme culturel.
En
1988, le mouvement zapatiste entreprend sa première action de poids. La
marche de « Xi-nich » à Palenque vise à contester l’élection du
président Carlos Salinas de Gortari, élu par la fraude et symbole du
néolibéralisme. Ce même président annule en 1993, l’article 27 de la
constitution mexicaine de 1917, empreinte majeure de la révolution de
Emiliano Zapata portant sur le droit à la terre et la redistribution
équitable des terres aux « peones », esclaves dans les haciendas.
Quand
se sont formées les régions, le travail était passé à une autre
échelle. Des cliniques, des hôpitaux, ou des écoles étaient construites
par les compas. Il n’était pas dur de convaincre des villages entiers
qui s’étaient déjà auparavant organisés dans des luttes pacifiques pour
lutter contre le gouvernement. Mais les répressions constantes et
l’impossibilité de négocier à pied d’égalité, de par leur condition
d’indigène, avaient exacerbé les esprits. L’idée de lutte
révolutionnaire paraissait ainsi être probablement la seule solution
pour se sortir de la pauvreté. Dans celle guérilla aujourd’hui on peut
recenser plus de 99% d’indigènes et 1% de métis. Les indigènes sont de
différentes ethnies.
L’organisation était parfaite. Les
campements dans les montagnes et dans la forêt étaient tous séparés
mais pourtant restaient tous en communication grâce à un système de
radio. Dans beaucoup de campement on apprenait aux insurgés comment
maîtriser et utiliser les armes grâce aux manuels militaire de l’armée
américaine ou de l’armée fédérale mexicaine. On apprenait aussi
l’histoire du Mexique.
C’est au bout de 10 ans et
quelques mois que l’EZLN pris une ampleur régionale conséquente.
Unissant la force de milliers d’indigènes, tous anéantis et excédés par
des centaines d’années d’exploitation, n’ayant l’impression de ne plus
pouvoir perdre beaucoup de choses tant leur droit étaient spolier, qu’à
la fin de l’année 1993 ils décidèrent de passer à l’action en déclarant
la guerre au gouvernement fédéral du Mexique. Pendant 10 ans, petit à
petit l’organisation a pu rassembler les plaintes et les revendications
indigènes pour devenir un mouvement qui ne se tairait plus, et qui
apparaîtra aux yeux du monde, avec une cagoule. Celle de ceux qu’on ne
voit pas. Ou que l’on ne voyait pas. Avec ces revendications, après tant
d’année d’effort organisationnel, l’EZLN prenait forme et pouvait alors
commencer ce pour quoi elle existait, une lutte pour leur droit et leur
reconnaissance bafouée depuis des centenaires.
Lista de las peliculas
Zapatista Cronica de Una Rebelion
Viva Mexico (vostfr)
Corazon del tiempo
A place called Chiapas
Acteal 10 años de impunidad y cuantos mas? (vostfr)
Educacion en resistencia
Acteal nunca mas
el genocidio invisible
La Basura es enfermedad (abejas)
Elefante Blanco (ciudad rural) (vostfr)
Crónica de 10 años del movimiento zapatista, desde antes de la irrupción pública del EZLN el 1 de enero de 1994 hasta la desaparición de los Aguascalientes y la creación de los Caracoles en agosto de 2003.
VIVA MEXICO (es-fr)
En un viaje de las montañas del sureste mexicano a la frontera norte con Estados-Unidos, el subcomandante Marcos y el pueblo de México dibujan el rostro olvidado de un país. Una celebración de la lucha por la tierra y la dignidad.
In a journey from the mountains of southeastern Mexico to the northern border with the United States, Subcommander Marcos and the people of Mexico trace the forgotten face of a country. A celebration of the struggle for land and dignity.
Dans un voyage des montagnes du sud-est mexicain jusqu'à la frontière nord avec les États-Unis, le sous-commandant Marcos et le peuple du Mexique dessinent le visage oublié d'un pays. Une célébration de la lutte pour la terre et la dignité. http://www.vivamexicofilm.com
ROMPER EL CERCO (es)
Este video analiza los sucesos ocurridos en San Salvador Atenco durante los primeros días de Mayo de 2006, y denuncia las violaciones de Derechos Humanos de la población civil por parte de las fuerzas policíacas del Estado de México. El documental desmonta, asimismo, el modo de operar de los medios de comunicación masiva, responsables de crear un ambiente de miedo y de tender un cerco informativo en torno a los hechos que tuvieron lugar en el poblado, en el marco de una situación especialmente delicada: el proceso de sucesión presidencial en México del 2006.
This video analyzes the events in San Salvador Atenco during the first days of May, 2006 and denounces the violation of the civilian population's human rights by state and federal police forces. The documentary deconstructs the mass media's operating methods, which were responsible for creating a climate of fear and an information blockade on the events in San Salvador Atenco, in the midst of an especially delicate situation: the 2006 process of presidential succession in Mexico. http://www.imdb.com/title/tt0978365/
CORAZON DEL TIEMPO (es)
Son tiempos revolucionarios y Sonia pone a girar a todos al compás de su corazón rebelde. Apenas "pedida" para casarse con Miguel, dirigente juvenil de la comunidad, por los caminos de la selva Lacandona la muchacha encuentra el fondo de sus ojos en los del guerrillero Julio, y experimenta una pasión que pone en riesgo la seguridad de su comunidad y de los insurgentes zapatistas. Alicia, hermana menor de Sonia, aprende a descifrar en sus juegos la realidad (las fuerzas del gobierno sitian por aire y tierra a los rebeldes) a través del espejo. Será su abuela Zoraida quien baje a tierra las visiones de la niña. Juntas, Zoraida y Alicia descubrirán en la decisión de Sonia una prueba para las voluntades y las tradiciones, En un mundo donde todo cambia, tierra de indios libres que han decidido resistir y no dejarse, Sonia libra las batallas del amor en el corazón del tiempo.
A PLACE CALLED CHIAPAS (es)
On January 1, 1994, the Zapatista National Liberation Army, made up of impoverished Mayan Indians from the state of Chiapas, took over five towns and 500 ranches in southern Mexico. The Government deployed its troops, and at least 145 people died in the ensuing battle. Fighting for indigenous Mexicans to regain control over their lives and the land, the Zapatista Army, led by the charismatic, guerilla poet Subcommandante Marcos, started sending their message to the world via the Internet. The result was what The New York Times called "the world's first post-modern revolution." Filmmaker Nettie Wild travelled to the jungle canyons of southern Mexico to film the elusive and fragile life of the uprising. Her camera effectively and movingly captures the human dimensions behind this war of symbols.
Cuatro años después de la rebelión del Ejército Zapatista de Liberación Nacional de 1994, la realizadora canadiense Nettie Wild recorre el estado de Chiapas para filmar a algunos de los protagonistas de este conflicto. El subcomandante Marcos, militantes de la guerrilla, el Obispo Samuel Ruiz, mediadores y, por primera vez, miembros del grupo paramilitar "Paz y Justicia"
"La cineasta Nettie Wild se metió a la selva, como muchos, para observar desde que inició la lucha de los zapatistas. Durante ocho meses esta canadiense se armó de valor, aguantó duro y tupido todo lo que vio, lo asimiló y logró un muy buen documental-película que ahora está exhibiéndose en gringolandia, bajo el nombre de A place called Chiapas (Un lugar llamado Chiapas).
Durante la exhibición no solamente puede uno, como espectador, comprobar todo lo que ya conocemos, sino compenetrarse aún más con la historia de por sí complicada de lo que sucede en esos lares. A Nettie le salió muy bien su documental-película, pues logra explicar los personajes y su ubicación en el tablero.
EDUCATION IN RESISTANCE - EDUCACION EN RESISTENCIA (es-en)
The Mexican Constitution states that every citizen has a right to a free education. For many Mexicans, especially those of indigenous heritage, this right has never been realized. Education in Resistance looks at the education system that the Mexican government has been providing to indigenous people in Chiapas and why they decided to create an autonomous educational system. Elders describe their experiences in government schools, where they had to pay to attend and often experienced physical and psychological abuse. Education promoters in the autonomous system speak about their desire to teach in their communities, the importance of teaching bi-lingual classes, how military presence affects daily life and parents express their hopes for their new educational system.
Documental sobre la construcción de un sistema educativo autónomo que fomenta el uso de las lenguas nativas, el trato digno para los niños indígenas y la recuperación de las costumbres de sus comunidades. Este video nos permite conocer la situación actual de este proceso de las comunidades indígenas en resistencia.
(Tzeltal & Spanish, English subtitles, 20min, 2000)
ACTEAL 10 ANOS DE IMPUNIDAD Y CUANTO MAS (fr,es,en)
Documentaire dédié à la mémoire des 45 victimes d'Acteal, assassinées par un groupe paramilitaire de Los Altos du Chiapas, le 22 décembre 1997.
Son intention est de faire connaitre les causes qui ont occasionné le massacre, quel rôle ont joué les autorités étatiques et fédérales mexicaines, les politiques, l'Église, les organisations sociales, etc. Et, avec cette information, pouvoir réfléchir et tirer des conclusions quant à cet épisode de l'histoire récente du Mexique.
Que justice soit faite, que plus jamais il ne se reproduise un chose similaire, que l'empire de l'impunité se termine.
Documental dedicado a la memoria de las 45 víctimas de Acteal asesinadas por un grupo paramilitar de los Altos de Chiapas el 22 de diciembre de 1997.
Su intención es dar a conocer las causas que ocasionaron la masacre: qué papeles jugaron las autoridades estatales y federales mexicanas, los políticos, la Iglesia, las organizaciones sociales, etc. Y que con esa información podamos reflexionar y sacar conclusiones en torno a este episodio de la historia reciente de México.
Que se haga justicia, que nunca más vuelva a ocurrir algo semejante, que acabe el imperio de impunidad.
A documentary that tells the truth about the crime of state that occured in December 22, 1997 in the tsotsil community of Acteal, as part of the strategy followed by the mexican government against the organized communities of Chiapas.
ACTEAL: NUNCA MAS El 22 de diciembre de 1997 45 indígenas tzotziles fueron asesinados por paramilitares. El documental: "Nunca Más: Acteal" recoge los testimonios de familiares, sobrevivientes y médicos que estuvieron inmersos en este indignante suceso.
EL GENOCIDA INVISIBLE (es) Documental del Canal 6 de Julio: "Acteal. Estrategia de Muerte"
La Basura es enfermedad (es)
Este documental muestra la problemática del basurero a cielo abierto localizado cerca de Acteal. A través de testimonios de afectados, autoridades y compañer@s solidarios, se expresan las preocupaciones existentes en torno al basurero y se exige una solución inmediata al problema de la basura en esta zona de los Altos de Chiapas.
ELEFANTE BLANCO (es-fr)
En respuesta a un desastre natural sobrevenido en noviembre de 2007 (el cual despojó a varias familias de sus tierras), el gobernador del Estado de Chiapas (México), Juan sabina Guerrero, puso en marcha un programa de desarrollo llamado Ciudades Rurales Sustentables. A través de la constante propaganda mediática, varias comunidades campesinas, en su mayoría autóctonas, han sido desplazados hacia ciudades "modernas" en nombre de la lucha contra la pobreza.
Ciudadanos y ciudadanas directamente afectados por este fenómeno, denuncian tanto las condiciones de vida en las Ciudades Rurales como las promesas incumplidas por parte del gobierno. Siguiendo con este movimiento de resistencia cìvica, actrices, actores y grupos sociales mexicanos toman la palabra para denunciar los intereses del gobierno, acusándolo de insertarse dentro de una lógica mundial capitalista y neocolonial. El Estado de Chiapas ignora sin embargo esta movilización y pone en movimiento un régimen de miedo y represión para perpetuar su proyecto de desarrollo.
C'est avec le débordement du fleuve Grijalva dans la région du Chiapas au Mexique que l'on découvre le phénomène des Ciudades Rurales Sustentables (Villes Rurales Durables). Dédié à rassembler les communautés autochtones et paysannes pour lutter contre la pauvreté, la construction de ces villes « modernes » prend la forme d'une publicité honteuse et joue sans scrupule les cartes du capitalisme mondialisé.