jueves, 23 de octubre de 2014

Les Zapatistes illuminent les chemins du Chiapas pour Ayotzinapa et le peuple Yaqui.




Municipalité Autonome Rebelle Zapatiste, San Pedro Polho, Chiapas, 22 octobre.
Texte par les Médias libres du Chiapas @ Koman Ilel, Kolectvo0, Radio Nomdaa et Mas de 131
  

Avec des bougies et en silence, hommes, femmes et enfants de l'Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) se sont de nouveau mobilisés pour les élèves et les familles de l'école Normale Rurale Raul Isidro Burgos de Ayotzinapa, où depuis le 26 septembre 43 étudiants ont été disparus par la police municipale de Iguala, état du Guerrero.

Cette journée du 22 était une date symbolique de rassemblement national et international (en France: Marseille, Blois, Paris...) pour exiger la restitution en vie des 43 étudiants disparus, et la justice immédiate pour les 4 étudiants assassinés la même soirée par la police municipale, alors qu'ils revenaient d'une manifestation.


Tout comme ils l'avaient annoncé dans leur communiqué du 19 octobre, les zapatistes sont apparus "illuminant" les chemins debout, le long des chemins de leur communauté dans les cinq régions où se trouvent les caracoles zapatistes.

 

En parcourant les chemins de la région des Altos (hauteurs), on pouvait observait des groupes d'au moins cent personnes dans différents point comme Oventik, Polho, Acteal et Yabteclum, par exemple prenant par aux mobilisations que les zapatistes effectuaient dans leur cinq différentes zones.

Les membres de la Société Civile de Las Abejas de Acteal, se sont aussi mobilisées en cette date, d'autant plus symbolique pour eux, étant donné qu'ils célébraient comme le 22 de chaque mois, le massacre dont ils avaient été victimes en 1997, coûtant la vie à 45 de leur frères et sœurs indigènes.

"Présentation en vie des 43 élèves disparus et justice contre les responsables des assassinats et de la disparition forcée" disait des pancartes levées face à l'église de Polho.

"Nous soutenons les élèves, et professeurs et familles de la Normal Rual Isidro Burgos de Ayotzinapa Guerrero, Mexique" disaient d'autres pancartes.

 

De plus les Zapatistes exigeaient aussi la liberté inconditionnelle pour Mario Luna et Fernando Jiménez, indigènes yaquis, prisonniers dans l'état du Sonora, qui s'opposent à la construction du méga projet de l'Aqueduc de l'Indépendance et avaient été détenu en septembre dernier.

Les zapatistes se trouvaient donc le long de tous les chemins, les gens les regardaient avec curiosité. Dans le communiqué du 19 octobre, signé par le souscommandant insurgé Moisés, les zapatistes avaient dit:


"Bien que petite, notre lumière sera une forme d'enlacer à ceux qui aujourd'hui nous manquent et à ceux dont l'absence fait souffrir". Que cette lumière montre qu'ils ne sont pas seuls dans la douleur et la rage qui habillent nos sols du Mexique d'en Bas."




"Le riche rêve d’éteindre la lumière source. C’est inutile, il y a beaucoup de lumières à présent, et toutes sont la source." disait la quatrième déclaration de la forêt lacandon publiée par l'EZLN en 1996.


La mobilisation zapatiste s'est donnée à la même heure et répondait à la convocation de milliers de personnes qui ont manifestées dans tout le pays. Depuis le Zocalo du Distrito Federal les photos panoramiques montraient une énorme légende en blanc peinte qui disait "C'était l'état". Dans ces mobilisations quelques intégrants du CNI ont lu une déclaration conjointe CNI-EZLN sur le crime d'Ayotzinapa et pour la liberté des leaders Yaquis.

Les zapatistes avaient déjà surpris par leur capacité de mobilisation dans un délais très court, lorsque le 8 octobre, près de 20 000 zapatistes avaient marché silencieusement dans les rues de San Cristobal de Las Casas en solidarité avec les familles des disparus.


Egalement à San Cristobal de Las Casas, 8 000 personnes se sont mobilisées avec des bougies pour exiger la présentation en vie des normalistes.

Ce texte a été écrit conjointement par les MEDIOS LIBRES du Chiapas. (Quelques ajouts ont été fait au texte de base)
Les photos sont de ces mêmes médias libres, ou de Colectivo Pozol.
La vidéo de KomanIlel





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