miércoles, 22 de agosto de 2012

foto ameli


179 Fotografias desde:
179 Photographies depuis:

Chiapas (21): Comunidad de Cruston, Caracol II de Oventik, Pijijiapan, Tierra Sagrada de Acteal, Tonala, Sociedad Civil Las Abejas, Arriaga, Manglares y altos de Chiapas, Tapachula, San Francisco Teopisca, San Andrés Larrainzar, Boca Del Cielo, Las Margaritas, Mapastepec, CDH Fray Matias, #YoSoy132 San Cristobal de Las Casas, Albergue de mirgante "Hogar de la Misericordia", CDH Digna Ochoa,Tuxtla Gutiérrez, Yaxchemel...

Mexico (30): Valle de Chalko, Fresnillo, Puebla, Playa del Carmen, Culiacan, Guasave, Cuernavaca,  los Mochis, Merida, Cuetzalan, Chihuahua, Tepic, Oaxaca, Tlachinollan, Queretarro, Yucatan, Comunidad de Chabekal, Merida, Foro Wirikuta, #YoSoy132 Cuernavaca Cholula, Istmo de Tehuantepec, Tlapa, Guerero, Union Hidalgo, Cefereso 8, Tehuacan, San Dioniso del Mar, la karakola, Yollotlan,  ...

Planeta tierra (21)
: Argentina (2), Francia(8), Portugal, Corea del Sur(3), Occitania, Canada (2), Brasil(3), Pais Vasco, Espana(8), Belgica(2), Bretania(2), Holanda, Nicaragua, Alemania (3); Estados Unidos(2), Vietnam, Linea de Demarcacion entre Corea del Sur y Corea del Norte, Italia, Bolivia; Filipinas, Togo ...
ALBUM 4
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Desde Franconville, Francia
Depuis Franconville, France

 


Desde Atenco, tierra de libertad y lucha, el FPDT celebramos el traslado del compañero Alberto Patishtán a Chiapas, sigamos luchando por la liberación de nuestros queridos hermanos Alberto Patishtán y Francisco Sántiz López.

Presos Políticos, Libertad!!

Frente de Pueblos en Defensa de la Tierra

Desde tierras de Cherán
Nuestro apoyo a la liberación de los compañeros Alberto Patishtán y Francisco Sántiz López
Presos Políticos, Libertad"


Desde la frontera Francia - Belgica
Depuis la frontière France-Belgique


Desde el Castillo de Versalles, Francia
Depuis le Chateau de Versailles, France


 Desde Vaires sur Marnes, Francia
Depuis Vaires sur Marnes, France


Frente a la embajada de Mexico en Francia
Face à l'ambassade du Mexique en France


Desde Melbourne, Australia
Depuis Melbourne Australie




Desde Bagnolet, Francia
Depuis Bagnolet, France


Desde el Castillo de Vincennes, France,
Depuis le Chateau de Vincennes, France,

 Desde Montreuil, Francia
Depuis Montreuil, France

Desde Amiens, Francia
Depuis Amiens, France



Desde Huexca Morelos
Festejamos el traslado de Alberto Patishtán a Chiapas, sigamos ahora con la libertad de nuestros compañeros Alberto Patishtán y Francisco Sántiz López
Luchamos por nuestras tierras, luchamos por nuestra gente, luchamos por nuestro derechos
Presos Políticos, Libertad!!
Frente de Pueblos en Defensa de la Tierra y Agua Morelos, Tlaxcala y Puebla


#YoSoy132 Cuernava +infos



Desde Cuautla Morelos
Celebramos del traslado de Alberto Patishtán a Chiapas, ahora vamos por su liberación
Exigimos la libertad de Alberto Patishtán y Francisco Sántiz López
Basta de seguir lastimando a nuestros pueblos indígenas y a la autonomía de las comunidades zapatistas
Que vivan las comunidades zapatistas, presos político, libertad




Desde Cochamba, Bolivia,
Depuis Cochamba, Bolivie


Desde San Cristobal de las Casas
Depuis San Cristobal de Las Casas,

 


Desde el castillo de Diane, Francia
Depuis le Chateau de Diane, France 



aniversario de Tlachinollan, con Maximo Garcia, ex preso politico


Desde San Cristobal de Las Casas, Movimiento #YoSoy132,
Depuis San Cristobal de Las Casas, Groupe #YoSoy132


Desde San Francisco Teopisca, Chiapas


Desde Koln, Alemania,
Depuis Koln, Allemagne

Desde Montreuil, Francia compartemos los valores de autonomias y libre determinacion de los pueblos.
¡Rompemos las paredes de las fronteras y del calabozo!
¡Viva la solidaridad y la esperanza!
¡Viva Alberto Patishtan Gomez y Fransisco Santiz Lopez!
¡Libertad a Alberto Patishtan GOmez y Fransisco Santiz Lopez!

Indígenas de las regiones Montaña y Costa Chica de Guerrero y de Cherán, Michoacán, exigen la liberación del profesor chiapaneco Alberto Patisthan en el aniversario del centro Cdhm Tlachinollan. Tlapa, Gro, jun16 201


desde una casa occupada en Lille, al norte de Francia.Aqui como en otros lugares se desarrollan tentativas de emancipación y de autonomía para vivir como lo queremos ; sin las normas y relaciones capitalistas impuestas.
¡ Libertad para Alberto Patishtan y para todas la personas encarceladas !

 Desde Munster, Alemania
Depuis Munster, Allemagne


Desde Leon Nicaragua


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ALBUM 3
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Presentacion accion AMELI pueblo del bosque

La Accion A.M.E.L.I fue presentada en el pueblo de Alberto Patishtan, El Bosque. El Centro de Derecho Humano Fray Ba, hizo una selecion de unas fotografias y pudo imprimir una lona exepcional de gran tamano para difundirla y presentar la solidaridad estatal, nacional e internacional, para la libertad de Alberto Patishtan pero tambien de Francisco Santiz Lopez!

Luego, gracias a los comp@s de Koman Ilel, las mas de 150 fotografias fueron presentadas en una pantalla gigante a los miles de presentes.

La lona fue igualemente usada durante las conferencias de prensa en el DF, y en San Cristobal de las Casas.

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L'action A.M.E.L.I a été présentée au village d'Alberto Patishtan, El Bosque. Le Centre des Droits de l'homme FrayBa a fait une selection de diverses photographies et a pu imprimer un tissu exceptionnel de grande taille pour la diffuser et présenter la solidarité de l'état du Chiapas, du Mexique et internationale, pour la liberté d'Alberto Patishtan mais aussi de Francisco Santiz Lopez

Enfin, grâce aux compagn-e-on-s de Koman Ilel, les plus de 150 photographies furent présentées en écran géant à la foule rassemblées.

Cette affiche fut également usée durant les différentes conférences de presse au Df, et à San Cristobal de Las Casas.
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 Durante su instalacion numerosos de curiosos, nin@s, mujeres, hombres y ancianos se acercaron a ella para verla!


 Durant son installation de nombreux curieux, enfants, femmes, hommes et anciens, se sont approchés pour la voir!




 Miles de personas fueron presente

Un millier de personne furent présentes

Conferencia del movimiento por la paz y del CDH FrayBa en Df con el hijo de Alberto
Conférence du mouvement pour la paix et du centre des droits de l'homme FrayBa au DF


Conferencia de prensa, con Mgr. Raul Vera y la Fray Ba en San Cristobal de Las Casas
Conférence de Mgr. Raul Vera, et de la Frayba à San Cristobal de Las Casas
+ infos (es)


martes, 21 de agosto de 2012

La JBG de Morelia dénonce une attaque à arme à feu

Après les élections du mois de juillet dernier, annonçant le retour du PRI (Si bien nommé Parti Révolutionnaire Institutionnel) et de sa "dictature parfaite", au niveau fédéral, et du Chiapas, une forte série de répression et d'attaques se sont déroulées contre les communautés zapatistes en résistance, construisant leur autonomie et leur Autre Monde.

D'abord la communauté de San Marcos Avilés qui après avoir subit maintes et maintes attaques, expulsions de terres, et offensives de tous genre, s'est vue de nouveau menacée d'expulsion (Voir la Vidéo )

Ensuite le 9 aout, le Conseil de Bon Gouvernement de Morelia a dénoncé l'attaque à l'arme à feu de paramilitaires contre une cinquantaine de zapatistes, et les offensives contre les terres agricoles de ces derniers ainsi que contre leur bétail! (lire le communiqué ci dessous)



arton967-24ec9.jpgCONSEIL DE BON GOUVERNEMENT DE L’ARC EN CIEL DE L’ESPÉRANCE,
CARACOL IV « TOURBILLON DE NOS PAROLES »,
ZONE ZOTS CHOJ, MORELIA, CHIAPAS.
Jeudi 9 août 2012.

À la société civile nationale et internationale
Aux compañeras et compañeros de La Otra Campaña nationale
Aux compañeras et compañeros de la Zesta internationale
Aux défenseurs des droits humains
Sœurs et frères,
Compañeras et compañeros,

Le 2 août dernier, dans l’ejido [1] de Moisés Gandhi, région Che Guevara, commune autonome en rébellion Lucio Cabañas, zone Zots Choj, Chiapas, Mexique, vers 11 heures du matin du jeudi 2 août sont entrés vingt membres de l’ORCAO. Parmi les vingt, il y en avait quatre armés, qui sont Sebastián López Gómez, avec un fusil de chasse calibre 410, Adolfo López Jiménez, avec une carabine calibre 22 à 16 coups, Antonio Gómez López, avec une 22 à 2 coups, Nicolás Hernández Velázquez, avec une 22 à 2 coups.
Un membre de l’ORCAO a commencé à nous tirer dessus d’une distance de 60 mètres, où ils ont commencé à crier des menaces, en nous disant que la terre est à eux et qu’ils ne veulent pas de vachers, car nos compañeros ont du bétail du collectif, qui nous a servi pour notre résistance.
Nos compañeros étaient en train de travailler et n’ont pas accordé d’importance au coup de feu, mais les trois autres armés de l’ORCAO ont commencé à utiliser leurs armes, visant nos compañeros, tandis que les seize restant de l’ORCAO sortaient leurs armes blanches et nous menaçaient de mort.
Nos cinquante-neuf compañeros ont commencé à se retirer à cause des coups de feu. De 60 mètres de distance, les quatre armés ont tiré 15 balles.

Voyant que nos compañeros se retiraient, les ORCAOs eux aussi sont repartis peu à peu vers leurs lieux d’origine.
Les jours suivants, les 3, 4 et 5 août 2012, les compañeros bases de soutien ont continué à travailler le même terrain du Carmen, pour maintenir la défense de la terre, et il n’est rien arrivé.
Le lundi 6 août 2012, les cinquante-neuf compañeros sont retournés au même travail, ils sont arrivés à 7 heures du matin pour nettoyer le pâturage du bétail collectif.
Au bout de deux heures de travail, à 9 heures du matin, les compañeros ont vu arriver les gens de l’ORCAO en trois groupes. Étaient présents les coordinateurs : Tomás López Sántiz, diacre principal, Pedro Velásquez Hernández, ex-chef de la zone de l’Église d’Abasolo [2], Manuel Sántiz Hernández, ministre de l’Église d’Abasolo, Antonio Gómez López, base de l’ORCAO d’Abasolo, Adolfo López Jiménez, César López Jiménez, Alonso López Gómez, ex-chef de zone de l’Église d’Abasolo, membre de la propriété Los Limares, Sebastián López Gómez, choriste de l’Église d’Abasolo, Pedro López Gómez ; ces neuf noms mentionnés sont ceux qui venaient armés et qui coordonnaient les 91 bases de l’ORCAO.
En plus de ceux-ci, sept autres personnes de l’ORCAO étaient armées de carabines 22 à deux coups, dont nous donnons aussi les noms : Nicolás Hernández Velásquez, Diego López Sántiz, Pedro Hernández Velásquez, Domingo Hernández Sántiz, Benito Jiménez Sántiz, Juan Hernández Sántiz, Nicolás Gómez Sántiz, et quatre autres dont nous ne connaissons pas les noms ; total : vingt armés.

Douze personnes portaient des bombes à fumigation et 68 des armes blanches, et ils sont entrés en trois groupes pour encercler lescompañeros qui étaient en train de travailler.
Les ORCAOs ont commencé à tirer d’une distance de 100 mètres une cinquantaine de coups de feu. Les compañeros se sont retirés de leur ouvrage, tandis que les ORCAOs commençaient à fumiger un quart d’hectare de prairie avec de l’herbicide. Pendant ce temps, ceux qui étaient armés étaient postés dans les fourches des arbres pour surveiller si nos compañeros ne revenaient pas.
Vers une heure de l’après-midi, ils ont fini de fumiger le pâturage et ils sont rentrés chez eux, au village de San Diego, où c’est de la terre récupérée.

Le mardi 7 août 2012, nos cinquante-neuf compañeros sont retournés à leur boulot, parce qu’ils n’ont pas eu peur des menaces de l’ORCAO, et ils n’en auront pas peur, parce que nous avons récupéré ces terres par le sang de nos compañeros tombés en 1994 lors du soulèvement armé.
Le 8 août 2012, les compañeros sont à nouveau allés travailler. Ils sont arrivés à 7 heures du matin. Vers 9 heures sont arrivés quatre ORCAOs, dont deux armés qui surveillaient nos compañeros en train de travailler, et les deux autres ont commencé à fendre du bois. Nos compañeros les ont ignorés, ils ont continué à travailler. Les quatre espions sont repartis ; peut-être qu’ils s’embêtaient, plantés là comme des épouvantails à moineaux.
La colère des trois niveaux de mauvais gouvernement, c’est parce qu’ils ne veulent pas qu’on diffuse leurs sales tours. C’est pour ça qu’ils organisent des gens ignorants, qui ne savent pas qu’ils injectent leurs projets de mort dans nos territoires autonomes, formés par nos villages, où nous gouvernons à notre manière, comme le veut le peuple.
Nous continuerons à lutter et à résister face aux menaces sur nos terres. Mais nous savons bien que, derrière cette intimidation, il y a les trois niveaux de mauvais gouvernement. Nous, nous ne luttons ni contraints et forcés ni manipulés par quelques personnages, comme ces représentants locaux, régionaux, ces conseillers de l’ORCAO et des supposés gouvernants de la Fédération, de l’État et des communes, où ils maintiennent sous la pression et la menace les pauvres gens ignorants, en les obligeant à accepter de misérables projets et à se livrer à des provocations.
Nous, nous luttons en toute autonomie, pour défendre nos droits réels, et nous ne sommes pas comme les gens de l’ORCAO, organisés en catimini et manipulés suivant le caprice des mauvais gouvernements.
Notre mère la terre est sacrée, c’est d’elle que nous nous nourrissons, et c’est pour cela que nous prenons soin d’elle et que nous la défendrons en tant que bases de soutien de l’EZLN. Notre terre est maltraitée par les mains des ORCAOs, eux ne pensent pas à la soigner, ils ne pensent qu’à l’abîmer, à la polluer, car ils contaminent l’environnement avec les herbicides fabriqués par des entreprises assassines de la nature et protégées par les mauvais gouvernements…
Malgré l’attitude autoritaire de l’ORCAO, nous savons bien qu’ils ne sont que des larbins, parce que les vrais auteurs intellectuels s’appellent Felipe Calderón et Juan Sabines Guerrero : ce sont eux qui exécutent les projets de mort et de guerre en injectant des millions de pesos dans nos territoires.

Cette situation n’est pas la seule. Jeudi 26 juillet 2012, les ORCAOs d’Abasolo qui habitent le nouveau village de San Diego (qui appartient à la région Che Guevara) ont fait des leurs : à 8 heures du matin, soixante ORCAOs sont entrés dans le nouveau village du Carmen pour fumiger à l’herbicide deux hectares de pâtures où nos compañeros avaient leur bétail. L’intention était de faire mourir les animaux pour que nos compañeros restent sans rien, et ainsi de faire plier notre lutte commencée le 1er janvier 1994.
Nous mentionnons les trois niveaux de gouvernement comme auteurs responsables ; ce sont eux qui développent et impulsent les provocations ; car maintenant, ils n’utilisent plus de soldats, plus de policiers, ils utilisent des indigènes de petites organisations pour qu’ils nous provoquent et que nous nous affrontions entre indigènes.
Pendant des années, ils ont injecté des millions de pesos pour nous détruire et leur offrir notre terre, pour en finir avec notre coutume, notre langue. Mais le monde entier peut voir comment nous, les zapatistes, nous continuons à lutter et à résister à tout prix.
La continuation de leurs projets sur notre territoire a pour objectif de démoraliser les zapatistes, mais ils se trompent. Peut-être qu’ils se moquent de nous quand nous ne répondons pas à leurs provocations ; mais nous, tout ce que nous savons, c’est que nous sommes en train de construire la vie, et non la mort comme le font les mauvais gouvernements.
Nous ne sommes pas des quémandeurs, comme eux. Mais nous n’avons à craindre aucun gouvernement, même avec tous leurs millions, ils n’ont pas pu nous éliminer, ce n’est pas une petite organisation comme l’ORCAO qui va le pouvoir.

Nous, en tant que zapatistes, nous sommes des lutteurs au cœur humble et simple, des constructeurs de la paix juste, qui bâtissons la meilleure forme de vie sur nos terres mexicaines, où nous ne recherchons pas notre bien-être personnel.
Nous, nous ne sommes pas des agresseurs, ni des provocateurs, ni des bandes paramilitaires, ni des bandes criminelles, nous, nous sommes des gens de travail et de paix.
Pour nous, bases de soutien zapatiste, toute la terre récupérée en 1994 fait partie de l’organisation. Nous ne voulons pas que qui que ce soit interrompe notre lutte, parce que nous sommes organisés en tant que villages, en accord avec nos coutumes et en accord avec la décision de nos peuples.
Nous savons nous y gouverner avec notre autonomie, nous ne permettons pas la dépendance de qui que ce soit, nous savons nous gouverner et c’est pourquoi nous disons que nous sommes prêts à défendre coûte que coûte ce qui est notre droit.

BIEN À VOUS
LE CONSEIL DE BON GOUVERNEMENT ACTUEL
LA DÉCLARATION PORTE LE CACHET DU CONSEIL DE BON GOUVERNEMENT « CŒUR DE L’ARC-EN-CIEL DE L’ESPÉRANCE » ET LES SIGNATURES DE :
MARCOS VÁZQUEZ GÓMEZ
FRANCISCA PÉREZ PECH


Traduit par el Viejo.

Notes

[1] Forme de communauté, NdT.
[2] Il s’agit apparemment d’une secte, l’Église Maranatha d’Abasolo, NdT.



Vidéo message des zapatistes de San Marcos Aviles

Selon plusieurs organisations de droits de l'homme, la population zapatiste de la communauté indigène de San Marcos Avilés (Chiapas, Mexique) court le risque d'être agressée et déplacée. Deux cents membres de la communauté sont ainsi à nouveau et soudain menacés suite aux élections mexicaines qui ont eu lieu en juillet et été remportées officiellement par le candidat du PRI.



Les agresseurs, qui soutiennent le gouvernement officiel, s'organisent en groupes de choc, à la façon des groupes paramilitaires. Des observateurs précisent que la communauté vit une situation d'encerclement et que les familles sont traumatisées.

En 2010 déjà, toute la population (170 âmes) harcelée a été contrainte de s'enfuir et de chercher refuge dans la montagne en période de pluie. Aujourd'hui, elle craint que cette tragédie se répète. Les agresseurs menacent de séquestrer les autorités communautaires et de déplacer de force le reste de la population.

Vu la gravité de la situation, un appel urgent de solidarité a été diffusé.
Pour plus d'information: http://sanmarcosaviles.wordpress.com/

lunes, 13 de agosto de 2012

Ss Commandant Marcos: "Une digne Jeunesse enragée"


SEPT VENTS DANS LES CALENDRIERS ET DANS LES GÉOGRAPHIES D’EN BAS

Premier vent : une digne jeunesse enragée

Bonsoir,

Sintrófisa, síntrofe, Ekseyerméni Eláda. Emís, i pió mikrí, apó aftí ti goniá tu kósmu se jeretáme. Déksu ton sevasmó mas ke ton zavmasmó mas giaftó pu skéftese ke kánis. Apó makriá mazménume apó séna. Efjaristúme.


(J’espère n’avoir proféré aucune grossièreté. Ce que je voulais dire, c’est : « Compañera, Compañero, Grèce rebelle, Nous, les plus petits, depuis cet endroit reculé du monde, nous te saluons. Reçoit notre respect et notre admiration pour ce que tu penses et ce que tu fais. D’ici, au loin, nous apprenons de toi. Merci. »)



I
Des violences et d’autres choses
Il y a longtemps que le problème posé par les calendriers et les géographies empêche de dormir le Pouvoir et lui a ôté de son lustre. Dans les uns comme dans les autres, il a vu (et verra) l’engrenage reluisant de sa domination se bloquer et se décomposer. De sorte qu’il faut prendre un soin extrême dans le maniement des calendriers et des géographies.

En ce qui concerne les géographies, l’affaire semble entendue : à en croire leur simulacre, la Grèce serait très loin du Chiapas. Tandis qu’à l’école on enseigne qu’un océan sépare le Mexique de la France, du Pays basque, de l’Espagne et de l’Italie. Et quand on regarde une carte, on peut constater que New York se situe très au nord du Chiapas indigène mexicain, chose qui a été réfutée il y a quelques heures à peine par les compañeras et compañeros du mouvement Justicia para El Barrio (Justice pour le Barrio [quartier]). Quant à l’Argentine, elle serait très au sud de ces terres, chose que conteste fermement le compañero de Solano qui vient d’achever son exposé.

En réalité, une telle séparation n’existe ni en haut ni en bas. La brutale mondialisation néolibérale (la quatrième guerre mondiale, comme disent les zapatistes) a placé les lieux les plus distants dans une simultanéité spatiale et temporelle pour le flux des richesses... et pour leur appropriation.
Au diable les contes pleins de fantaisie sur les prétendus découvreurs-conquérants héroïques terrassant par l’épée et par la croix la faiblesse de ceux que l’on « civilisait ». En lieu et place des trois caravelles bien connues, un ordinateur à haut débit. En lieu et place d’un Hernán Cortés, un automate simultané érigé en gouvernement dans le moindre recoin de la planète. En lieu et place d’épées et de croix, une machine de destruction massive et une culture qui partage avec le fast food non seulement son omniprésence (McDonald’s, comme Dieu, est partout), mais aussi son caractère indigeste et son pouvoir nutritif nul.

C’est cette même mondialisation qui fait que les bombes des gouvernements israélien et nord-américain s’abattent sur Gaza en faisant trembler le monde entier.

Avec la mondialisation, le monde entier de l’en haut est mis à notre portée... ou, plus exactement, ouvert à notre regard et à notre conscience. Les bombes qui assassinent des civils palestiniens constituent également un avertissement à retenir et à assimiler. La chaussure lancée sur Bush en Irak est quelque chose qui peut se reproduire n’importe où ailleurs sur le globe.

Tout cela est décidément lié au culte de l’individu. L’euphorie enthousiaste qu’à suscitée chez les bien-pensants cette chaussure lancée sur Bush (qui ne fait que démontrer que le journaliste en question ne sait pas viser) ne revient qu’à célébrer un geste courageux, certes, mais inutile et sans conséquence aucune en ce qui concerne l’essentiel, comme l’a démontré quelques semaines plus tard le soutien inconditionnel apporté par le gouvernement de Bush au crime que perpètre le gouvernement israélien en territoire palestinien, crime qui est soutenu également - que l’on me pardonne d’ôter ses illusions à quiconque avait allumé un cierge au pied de la photo de Barack Obama - par le successeur de Bush.

Et tandis que le coup raté en Irak hérite d’applaudissements, l’insurrection à Gaza ne suscite qu’inquiétude et préoccupation : « On court le risque, nous prévient-on en guise d’exorcisme, que la rébellion en Grèce s’étende au reste de l’Europe. »
Nous avons déjà pu entendre et lire tout ce qui nous a été communiqué par la jeunesse rebelle grecque sur sa lutte et sur ce à quoi elle s’affronte. Nous avons pareillement entendu et lu ce que disent ceux qui se préparent à résister en Italie à la force du gouvernement. De même pour la lutte quotidienne de noscompañeras et compañeros au nord du Nord.

Face à cela, en haut, tout le monde sort son dictionnaire pour y trouver le mot « violence » et l’opposer à « institutionnel ». Après quoi, sans y donner de contexte, c’est-à-dire sans parler de classe sociale, les mêmes accusent, jugent et condamnent.

Ils nous disent que la jeunesse grecque qui met le feu aux poudres dans la péninsule hellénique est violente. Évidemment, on préfère oublier, mutiler, effacer le fait que la police y a assassiné un jeune
.

Au Mexique, dans la géographie tracée par la ville du même nom, Mexico, un gouvernement de la gauche institutionnelle a assassiné un groupe de jeunes, des adolescents pour la plupart. Une partie de l’intelligentsia progressiste a conservé un silence complice sous prétexte que cela ne ferait que distraire l’attention du public, que l’on disait concentrée sur le cirque carnavalesque orchestré autour de la prétendue défense du pétrole mexicain. L’agression sexuelle commise ensuite sur des jeunes femmes dans les cellules de la police a été couverte par les grands renforts de tambours et trompettes annonçant une consultation qui a été un échec cuisant. En revanche, aucune condamnation de la violence d’une police qui, contrairement à ce que l’on a dit, n’a pas agi inconsidérément. Cette police a été préparée depuis des années pour réprimer, pour harceler et pour abuser des jeunes, des vendeurs ambulants, des travailleurs et des travailleuses du sexe, des habitants de cités et quiconque conteste le gouvernement des patinoires, des mégaspectacles style Fujimori et des recettes de biscuits. N’oublions pas que la doctrine qui sous-tend les agissements de cette police a été importée à Mexico par l’actuel président mexicain « légitime » quand il était au pouvoir dans le DF.

À Mexico comme en Grèce, les gouvernements assassinent des jeunes.

La paire gouvernementale USA-Israël montre aujourd’hui à Gaza la marche à suivre : il est plus efficace de tuer les habitants quand ils ne sont encore que des enfants.

Auparavant déjà, au Mexique, il y a dix ans selon le calendrier actuel, de jeunes étudiants de l’UNAM ont déclenché un mouvement qui désespérait la gauche bien-pensante, une gauche hystérique, comme aujourd’hui, qui les a furieusement calomniés et discrédités. À l’époque aussi, on a dit que c’était un mouvement violent qui ne visait qu’à distraire l’attention de la grise campagne électorale du gris candidat à la présidence du gris Parti de la révolution démocratique. Dix ans plus tard, aujourd’hui, il convient de rappeler que l’UNAM continue d’être une université publique et gratuite grâce aux efforts acharnés de ces femmes et de ces hommes, de ces jeunes que nous saluons en ce jour.

Cependant, dans notre douloureux Mexique, ceux qui méritent la palme en matière d’us et abus de la tergiversation du terme « violence », ce sont Felipe Calderón Hinojosa et les médias qui l’accompagnent (toujours moins, d’ailleurs). Dans son immense sagesse, monsieur Calderón, amateur des jeux de stratégie en temps réel sur ordinateur (son jeu favori, a-t-il déclaré un jour, est Age of Empires, « L’Époque des empires »), a décidé qu’au lieu de pain et de jeux, le peuple devait recevoir du sang. Étant donné que les hommes politiques professionnels se chargent du cirque et que le pain est une denrée très chère, Calderón, s’appuyant sur un camp de narcotrafiquants, a décidé de faire la guerre à l’autre camp. Violant la Constitution, il a dépêché l’armée pour assurer le labeur de la police, du ministère public, des tribunaux, des gardiens de prison et des bourreaux. Le fait qu’il est en train de perdre cette guerre, personne ne l’ignore sauf les membres de son cabinet ; et le fait que la mort de son partenaire sentimental a été un assassinat, on le sait aussi sans que cela ait besoin d’être publié dans les journaux.

Et dans leur guerre, les forces du cabinet de Calderón ont à leur actif l’assassinat de bon nombre de personnes qui ne devaient rien à personne, d’enfants et de bébés qui n’ont pas encore vu le jour.
Avec Calderón à la barre, le gouvernement du Mexique se tient un pas en avant de celui des États-Unis et d’Israël : lui, il les tue dès qu’ils sont dans le ventre maternel.

On a dit, pourtant, et les éditorialistes et animateurs de radios le répètent encore, que l’on allait employer la force de l’État pour combattre la violence du crime organisé.

Or il est de plus en plus évident que le crime organisé c’est celui qui dirige la force de l’État.
Mais peut-être ne s’agit-il que d’un intelligent stratagème de Calderón, dont l’objectif est de distraire l’attention. Il se peut en effet que le public, occupé comme il l’est par l’échec sanglant de la guerre contre le narcotrafic, ne se rende pas compte de l’échec cuisant de son cabinet en matière de politique économique.

Revenons cependant à la condamnation de la violence qui est faite en haut.

On opère une transformation fallacieuse, une fausse tautologie : en haut, on prétend condamner la violence, mais en fait on condamne l’action.

Pour ceux d’en haut, la contestation est un mal saisonnier du calendrier ou, quand c’est jusqu’au calendrier qui est remis en question, une pathologie cérébrale que l’on soigne, selon certains, à force d’une grande concentration mentale, en se mettant en harmonie avec l’univers, comme ça tout le monde est un être humain... ou un citoyen.
Pour ces violents pacifistes, tout le monde est un être humain. La jeune Grecque qui lève une main brandissant un cocktail Molotov est humaine, comme l’est le policier qui assassine tous les Alexis qui ont existé et existeront dans le monde ; l’enfant palestinien qui pleure à l’enterrement de ses frères tués par les bombes israéliennes est humain, comme l’est le pilote du chasseur bombardier au fuselage arborant l’étoile de David ; monsieur George W. Bush est humain, comme l’est le sans-papiers assassiné par la Border Patrol dans l’Arizona, USA ; le multimillionnaire Carlos Slim est humain, comme l’est la salariée d’un magasin Sanborns qui met trois ou quatre heures pour aller au travail et en repartir et qui est foutue à la porte si elle arrive en retard ; monsieur Calderón, qui se prétend chef de l’exécutif fédéral mexicain, est humain, comme l’est le paysan dépossédé de ses terres ; monsieur López Obrador est humain, comme le sont les indigènes assassinés au Chiapas, qu’il n’a jamais vus ni entendus ; monsieur Peña Nieto, prédateur de l’État de Mexico, est humain, comme l’est le paysan Ignacio del Valle, membre du FPDT (Front communal en défense de la terre), emprisonné pour avoir défendu les pauvres ; bref, les hommes et les femmes qui possèdent richesses et pouvoir sont humains, comme le sont les femmes et les hommes qui n’ont rien d’autre que leur digne rage.

Avec tout ça, en haut, ils n’hésitent pas à demander et à exiger « qu’on dise non à la violence, d’où qu’elle vienne ». « D’où qu’elle vienne », oui, mais en prenant bien soin d’insister lourdement sur la violence qui vient d’en bas.

Selon eux, tous et toutes doivent vivre en harmonie afin de résoudre leurs différences et leurs contradictions et pouvoir crier le slogan « Le peuple armé aussi est exploité », en parlant des soldats et des policiers, s’entend.

Notre position en tant que zapatistes est claire : nous ne soutenons pas le pacifisme brandi comme un étendard pour que ce soit quelqu’un d’autre qui tende la joue, pas plus que nous ne voulons d’une violence encouragée quand ce sont les autres qui fournissent les morts.

Nous sommes ce que nous sommes, avec tout ce qu’il y a de bon et de mauvais en nous et qui constitue notre responsabilité.

Il serait cependant naïf de penser que tout ce que nous avons réussi à faire de bon, y compris le privilège de pouvoir vous écouter et apprendre de vous, aurait été possible sans une décennie entière de préparation pour que voie le jour notre 1er Janvier comme il l’a fait il y a maintenant quinze ans.

Ce n’est ni avec une manifestation ni avec un manifeste des soussignés que nous nous sommes fait connaître. C’est avec une armée en armes, avec des combats contre les forces fédérales mexicaines et avec une résistance armée que nous nous sommes fait connaître au monde.

Nos compañeros et compañeras tués, morts ou disparus, l’ont été dans une guerre violente qui n’a pas commencé il y a quinze ans mais il y a cinq cents ans, deux cents ans, cent ans.
 
Je ne suis pas en train de faire l’apologie de la violence, je signale un fait vérifiable : en guerre vous nous avez connus, en guerre nous nous sommes maintenus ces quinze dernières années, en guerre nous continuerons jusqu’à ce que cette petit partie du monde appelée le Mexique prenne en main son destin, sans pièges, sans supplantations, sans simulacres.

Le Pouvoir a dans la violence un instrument pour assurer sa domination, mais il en a d’autres dans l’art et la culture, dans la connaissance, dans l’information, dans le système assurant la justice, dans l’éducation, dans la politique institutionnelle et, bien entendu, dans l’économie.

Toute lutte, tout mouvement, dans le cadre de sa propre géographie et de son propre calendrier, doit recourir à diverses manières de lutter. La violence n’est pas la seule et probablement pas la meilleure, mais c’est l’une d’entre elles.

Affronter le canon de fusils avec des fleurs est un beau geste, à tel point que des clichés photographiques sont là pour le graver dans la postérité. Mais il est parfois nécessaire de faire que ces fusils changent de direction et soient pointés vers l’en haut.

L’accusateur et l’accusé
On nous accuse de beaucoup de choses. Nous sommes probablement coupables de certaines d’entre elles, mais pour l’heure je voudrais m’arrêter sur une de ces choses :

Nous n’avons pas remis l’horloge du temps à l’heure de ce 1er janvier-là, pas plus que nous n’en avons fait une fête nostalgique célébrant une défaite, comme l’ont fait avec 1968 certains et certaines appartenant à la génération concernée dans le monde entier, comme on l’a fait au Mexique avec 1988 et même, aujourd’hui, avec 2006. Je reviendrais par la suite sur ce culte maladif des calendriers truqués.
Nous n’avons pas non plus reconstruit l’histoire en signalant que nous sommes ou que nous avons été les seuls ou les meilleurs ou les deux à la fois (ce que fait cette hystérie collective qu’est le mouvement « lopezobradoriste », mais je reviendrai aussi là-dessus).

Il y a eu et il y a des gens qui nous critiquent pour ne pas être passés à la realpolitik en profitant de ce que nos actions en politique, c’est-à-dire notre taux d’audience médiatique, garantissait un bon prix pour notre dignité sur le marché des options électorales (et non politiques).

Concrètement, ces gens-là nous accusent de ne pas avoir succombé à la séduction du pouvoir, cette même séduction qui a fait que des gens de gauche très brillants disent et fassent certaines choses qui feraient honte à n’importe qui.

Ils nous accusent aussi de « déviance ultra » ou de « radicalisme » parce que dans la Sixième Déclaration nous nommons le système capitaliste comme cause des principaux maux dont souffre l’humanité. Ils n’insistent plus trop là-dessus aujourd’hui, parce que même les porte-parole du capital financier de Wall Street le disent.

Au fait, maintenant que tout le monde parle et rabâche sur la crise mondiale, on devrait peut-être se rappeler qu’il y a treize ans, en 1996, elle avait été annoncée par un scarabée digne et enragé. En effet, Don Durito de La Lacandona, dans l’exposé le plus bref qu’il m’ait été donné d’écouter dans ma courte vie, disait : « Le problème avec la globalisation, c’est qu’au bout d’un moment les globes éclatent. »

Ils nous accusent de ne pas nous restreindre à la survie qu’au prix de sacrifices et avec l’aide de ceux d’en bas dans les recoins de cette planète nous avons construite sur ces terres indiennes et de ne pas nous enfermer dans ce que les esprits lucides (c’est le nom qu’ils se donnent) appellent « le laboratoire zapatiste » ou « la commune de La Lacandone ».

Ils nous accusent d’être sortis, plus d’une fois, pour affronter le Pouvoir et rechercher d’autres femmes, d’autres hommes, vous autres, qui s’y affrontent sans fausses consolations ou conformismes.
Ils nous accusent d’avoir survécu.

Non, ils ne parlent pas de notre résistance qui nous permet de dire, quinze ans plus tard, que nous poursuivons notre lutte, et non pas seulement que nous sommes toujours en vie.
Ce qui les dérange, c’est que nous ayons survécu en tant qu’autre référence de lutte, de réflexion critique, d’éthique politique.

Ils nous accusent, qui l’eût cru, de ne pas nous être rendus, de ne pas nous être vendus, de ne pas avoir dévié en chemin.

Ils nous accusent, en somme, d’être des zapatistes de l’Armée zapatiste de libération nationale.
Aujourd’hui, cinq cent quinze ans plus tard, deux cents ans plus tard, cent ans plus tard, vingt-cinq ans plus tard, quinze ans plus tard, cinq ans plus tard, trois ans plus tard, nous disons : nous sommes coupables.
Et, attendu que c’est la manière des néozapatistes, non seulement nous l’avouons, mais nous le célébrons.

Nous n’imaginions pas que cela aurait pu faire mal aux gencives à certains qui là-haut simulent le progressisme ou revêtent les habits d’une gauche d’un jaune délavé ou sans couleur, mais nous le dirons :

L’EZLN vit, vive l’EZLN !

Merci beaucoup.
Sous-commandant insurgé Marcos.
Mexique, le 2 janvier 2009.
P.-S. : Sept contes pour Personne.

Traduction: CSPCL