jueves, 2 de mayo de 2013

multiples agressions provocations et menaces contre les zapatistes de San Marcos Aviles

Traduction du Cspcl par el viejo

*Le CBG « Cœur central des zapatistes devant le monde » dénonce les agressions, provocations, menaces, spoliations et violences de personnes affiliées à des partis politiques à San Marcos Avilés.*



CONSEIL DE BON GOUVERNEMENT « CŒUR CENTRAL DES ZAPATISTES DEVANT LE MONDE » 
SNAIL TZOBOMBAIL YU’UN LEKIL J’AMTELETIK TA O’LOL YO’ON ZAPATISTA TA STUK´IL SAT YELOB SJUNUL BALUMIL 

 LE 20 AVRIL 2013 


 À L’OPINION PUBLIQUE LA PRESSE NATIONALE ET INTERNATIONALE 
À LA SOCIÉTÉ CIVILE NATIONALE ET INTERNATIONALE 
AUX ORGANISMES DE DROITS HUMAINS 
AUX MÉDIAS ALTERNATIFS 
AUX ADHÉRENTES ET ADHÉRENTS DE /LA OTRA CAMPAÑA/ 
AUX ADHÉRENTES ET ADHÉRENTS DE LA /SEXTA/ 
FRÈRES ET SŒURS, 

 NOUS, CONSEIL DE BON GOUVERNEMENT « CŒUR CENTRAL DES ZAPATISTES DEVANT LE MONDE », DONT LE SIÈGE EST À OVENTIC, /CARACOL/ II « RÉSISTANCE ET RÉBELLION POUR L’HUMANITÉ », ZONE ALTOS DE CHIAPAS, NOUS DÉNONÇONS LES MULTIPLES AGRESSIONS, PROVOCATIONS, MENACES, SPOLIATIONS ET LES ATTITUDES ARROGANTES, VIOLENTES ET GROSSIÈRES DE LA PART DES PERSONNES AFFILIÉES AUX PARTIS POLITIQUES ET DE LEURS AUTORITÉS DE LA COMMUNAUTÉ DE SAN MARCOS AVILÉS, COMMUNE OFFICIELLE DE CHILÓN.

 Dans notre dernière protestation, le 1^er juillet 2011, nous avons fait connaître tous les abus des personnes affiliées à différents partis politiques et soutenues par les trois niveaux de mauvais gouvernements officiels [la commune, l’État et la Fédération, /NdT/] ; depuis cette date n’ont pas cessé les agressions, menaces, vols, destructions de cultures et harcèlement dirigés par Lorenzo Ruiz Gómez contre nos /compañeros/ bases de soutien zapatistes dans la communauté de San Marcos Avilés ; nous mentionnons ci-dessous la suite de ces événements :

 1. Le 29 juillet 2011 les /compas/ de San Marcos Avilés se sont aperçus que l’un des agresseurs avait passé un marché avec un autre adhérent de parti de la communauté de Tacuba pour échanger un téléphone mobile contre un flingue. Et voyez, c’était une carabine à 16 coups de calibre 22, et après il allait montrer l’arme partout, et il a visé avec la fille d’un /compa/, Juan Velasco Aguirre. Un autre /compa/ s’est rendu compte qu’il emportait le flingue à la plantation de café dont ils avaient dépouillé les /compas/. L’agresseur s’appelle Santiago Cruz Díaz ; il dit qu’il a acheté l’arme pour tuer quelques zapatistes et l’utiliser aussi contre les observateurs internationaux. 

 2. Le 1er août 2011, les agresseurs sont allés à Chilón parler avec leur ex-président municipal, le comptable Antonio, et le comptable a dit aux agresseurs qu’il allait les aider pour leurs problèmes. L’ancien président municipal a dit qu’il allait demander une audience à Tuxtla, et il a demandé aux agresseurs de faire un procès-verbal qui serait signé par tout l’/ejido/, y compris les femmes et les jeunes. Dans ce procès-verbal, ils devaient dire que tout ce dont on les accuse dans les protestations du conseil de bon gouvernement et du Centre de droits humains Frayba, tout ça, c’est des mensonges.

 3. Le 17 janvier 2012, notre /compañero/ base de soutien Gerardo et ses /compañeros/ étaient en train de récolter leur café de façon collective. Alors qu’il y avait 8 bases de soutien zapatistes dans la plantation, vers 11 h 30, ils se sont retrouvés face au petit chef Lorenzo Ruiz Gómez du Parti Vert (PV) et à son fils Ismael Ruiz Núñez. Ces gens du parti, principalement Juan Velasco Mendoza, ont commencé à dire que la plantation n’est pas aux /compas/, et qu’ils devaient sortir de là gentiment, sinon, ils verraient de quelle manière on les ferait sortir. Ils ont dit aussi que les bases de soutien ne valaient rien, que les observateurs internationaux ne valaient pas mieux, et encore que le FRAYBA ne valait rien et le conseil de bon gouvernement, pareil. 

 4. Le 18 janvier 2012, Vicente Ruiz López, du PRI, et ses fils Vicente Ruiz Méndez, aussi du PRI, et Samuel Ruiz Méndez ont coupé 100 pieds de café et arraché des christophines de la parcelle de notre /compañero /base de soutien Gerardo. Ceux des partis ont dit qu’ils allaient continuer à faire ça et ils ont répété les mêmes paroles. 

5. Le 9 février 2012, concernant les /compañeros/ Javier Ruiz Cruz et José Hernández Ruiz, le premier, propriétaire d’une parcelle de caféiers. Vers 13 h ont été détruits 108 plants de café, 94 arrachés jusqu’à la racine, 14 coupés au tronc. Les plants les plus jeunes avaient un an, la majorité des plants avait deux ans, mais à la lisière de la partie supérieure ont été trouvés entassés 35 pieds jetés dans un ravin en direction de la communauté de Tacuba Nueva ; selon la valeur économique de ces plants, leur prix moyen serait de 130 pesos le pied, leur valeur totale est de 14.040 pesos. 

 6. Le 19 février on a entendu à la radio le commissaire /ejidal/ Ernesto López Núñez et l’agent Aristeo Canté Cruz qui accusaient le base de soutien zapatiste Mariano Pérez d’avoir jeté un caillou à une voiture qui passait sur la route. Les maisons de nos bases de soutien qui ont été accusés de la sorte ont été attaquées à coups de pierres. 

7. Le 21 février 2012, ceux des partis barrent la route avec des pierres vers 21 h en face de l’école autonome, mais le commissaire /ejidal/ de San Marcos accuse les bases de soutien zapatistes qui habitent en face de l’école d’avoir bloqué la route. 

 8. Le 28 février 2012, ont été coupés à la machette ou arrachés 75 plants de la /milpa/ [terrain individuel destiné à l’autoconsommation, /NdT/]//du /compañero/ Enrique Pérez Núñez. De même, au /compañero/ Enrique Canté López, on lui a volé 100 calebasses sur son terrain ; c’est ceux du parti officiel qui lui ont fait ça.

 9. Le 2 mars 2012, Enrique Pérez Núñez a parlé avec l’un des agresseurs qui lui a dit que ceux du parti ont un nouveau plan pour déloger nos /compañeros/ bases de soutien zapatistes. Ils disent aussi qu’ils vont passer à la deuxième étape pour priver de leurs droits nos /compañeros/ bases de soutien, et continuer à détruire ou à voler les /milpas/ de nos /compañeros/ parce que ces agressions n’ont pour eux aucune conséquence. Vers 21 h le même jour, les membres de partis Lorenzo Ruiz Gómez et son fils Andrés Ruiz Núñez sont revenus à la communauté de Tacuba ; ils se sont arrêtés pour donner des coups de pieds dans les planches de la maison du base de soutien Diego Velasco Aguilar, de là, ils ont continué vers la maison du base de soutien Juan Velasco Mendoza, ils ont jeté un caillou dessus, et aussi un autre caillou sur l’école autonome zapatiste ; et ils criaient que les zapatistes ne valent rien pour eux, qu’eux, ils ont des armes de calibre 38 (pistolet), de calibre 16 (fusil de chasse), et des cartouches ; et aussi qu’ils avaient une arme /« cuerno de chivo »/ [arme de guerre, /NdT/] et des armes longues qu’utilisent les militaires, et bien équipées avec deux chargeurs. Quand ces deux membres de partis sont arrivés chez eux, ils ont tiré 5 fois en l’air avec le pistolet calibre 38, en disant qu’ils n’avaient pas peur du tout parce qu’ils étaient formés avec des armes. 

 10. Le 27 mars 2012, nos /compañeros/ bases de soutien se trouvaient en prière dans l’église à midi. Le /compa/ Juan Pérez Núñez a été victime d’un vol chez lui. Ils ont cassé le bois de sa maison, en bas, et creusé la terre, et ils ont réussi à sortir un sac de grain sec de café de 50 kilos. 

 11. Le 31 mars 2012, ceux des partis et les agresseurs ont tenu une assemblée.

 Le premier point qu’ils ont traité était l’accord auquel ils étaient parvenus sur les /compas/ qui avaient coupé quelques pins ; ils leur ont totalement interdit de couper encore du bois, et s’ils le faisaient, disaient-ils, ils attraperaient nos /compañeros/ qui seraient conduits à la municipalité officielle de Chilón (Chiapas), y compris le propriétaire de la tronçonneuse ; les commissaires de l’/ejido/, l’agent et leurs aides ont dressé un procès-verbal de l’accord signé par les 70 membres de l’/ejido/, disant au bûcheron où il ne devait plus couper d’arbres pour les /compas/ et l’obligeant à signer le procès-verbal. 

Le deuxième point : ils se sont mis d’accord pour que les 70 membres de l’/ejido/ fassent la demande pour bénéficier du programme « Final ». Le commissaire a dit que si quelqu’un s’opposait il serait expulsé de la communauté. Et ils ont dit aussi que, comme les /compañeros/ bases de soutien ne paient pas l’impôt foncier annuel, quand aura lieu la prochaine mesure des terrains, les /compas/ devront céder leurs droits à leurs enfants. Que comme ça, ces membres de l’/ejido/ seront traités comme des animaux et n’auront plus le droit de cultiver leur /milpa/, ni celui de couper du bois pour la cuisine. 

 Le troisième point : ils se sont mis d’accord pour que les /compas/ qui ne paient pas la facture d’électricité aient leur évacuation d’eaux usées bouchée, dans chaque maison de nos /compas/.

  *ÉVÉNEMENTS DEPUIS LE DÉBUT DE L’ANNÉE 2013*

 Le 25 janvier 2013, à 7 h du matin, un agresseur de la communauté San Marcos, du nom de Pedro Canté Mendoza, est arrivé sur le terrain de notre /compañero/ base de soutien zapatiste Diego Velasco Aguilar pour voler 100 pieds de café qui étaient déjà plantés. Le 26 janvier 2013, un groupe d’agresseurs : Vicente Ruiz López, Alejandro Ruiz Núñez, Rubén Martínez Vázquez, Tomás Hernández Aguilar, José Cruz Hernández, Manuel Vázquez Gómez, Santiago Cruz Díaz, Abraham Canté López, Carlos Ruiz Gómez et Ernesto López Núñez, ont envahi une partie du terrain de notre /compañero/ base de soutien José Hernández Ruiz ; ils lui ont coupé aussi 100 pieds de bananier.

 Le 27 janvier 2013, vers 16 h, deux agresseurs nommés Sócrates Ruiz Núñez et Ismael Ruiz Núñez, tous deux fils du leader des agresseurs Lorenzo Ruiz Gómez, sont arrivés au terrain du /compañero/ Pedro Canté López pour arracher 100 pieds de caféier ; ils en ont emporté 16. Ces agresseurs-là, ce n’est pas la première fois qu’ils commettent ce genre de chose ; en bien des occasions déjà, ils ont volé de la canne à sucre sur le terrain de notre /compañero/. 

 Le 29 janvier 2013, un /compañero/ base de soutien, Javier Ruiz Cruz, nous a informés qu’il a un terrain de 32 mètres sur 25 au bord d’une lagune, mais les agresseurs ont clôturé la lagune en envahissant une partie du terrain de notre /compañero/ Javier Ruiz Cruz ; à cet endroit, on ne sait pas pourquoi ils ont clôturé, mais il y a des rumeurs selon lesquelles il s’agit de la construction d’un camp militaire. 

 Le 6 février 2013, ils sont venus la nuit voler des poules à notre compañero base de soutien Miguel Gómez Guzmán ; il n’a pas réussi à identifier qui c’était, mais ce qu’on sait c’est que c’était un des agresseurs. 

 Le 8 février 2013, à midi, il a trouvé attaché dans sa plantation de café un cheval qui appartient à l’un des agresseurs du nom de Santiago Cruz Díaz, membre du parti PRI. Ce n’est pas la première fois que cet agresseur attache son cheval à l’intérieur de la plantation de notre /compañero/, il l’a déjà fait plusieurs fois. 

 Le 11 février 2013, notre /compañero/ Manuel Hernández López a été informé par quelques-uns des agresseurs, Ernesto López Núñez, commissaire /ejidal/, Manuel Vázquez Gómez, du Conseil de surveillance et Juan Pérez Mecía, agent auxiliaire, appartenant au parti PRI, qu’avait été envoyée une liste de noms des /compañeros/ bases de soutien à la Commission fédérale d’électricité (CFE) de Yajalón parce qu’ils ne payaient pas l’impôt sur le courant électrique. Ces agresseurs ont demandé le soutien à d’autres communautés voisines de celle-ci pour menacer les /compañeros /et /compañeras/ bases de soutien de leur couper le service d’électricité. 
 Le 12 février 2013, on a volé à notre /compañera /base de soutien Gloria Martínez Vázquez, chez elle, deux pièces de broderie, alors qu’elle se trouvait dans sa plantation à récolter du café ; la valeur de chaque broderie est de 500 pesos, soit 1000 pour les deux.

 Le 3 mars 2013, les agresseurs et les autorités du parti se sont réunis à 8 h du soir avec le principal petit chef Lorenzo Ruiz Gómez, et il a dit qu’il n’y avait pas d’autre manière que d’assassiner ceux qui circulent près de leurs maisons, et d’assassiner d’abord les enfants de nos /compañeros/, et que c’était le travail qu’il allait faire en tant que principal petit chef, lui, Lorenzo Ruiz Gómez, qui est policier municipal de Chilón ; il a demandé aussi à ses autres complices d’assassiner notre /compañero/ Juan Velasco Aguilar et les autres /compañeros/ bases de soutien zapatistes, et ils ont dit que tout était prêt pour assassiner nos /compañeros/ et qu’ils avaient assez d’armes pour ça.

 Le 9 mars 2013, alors que notre /compañero/ Juan Velasco Aguilar et d’autres /compañeros/ étaient en train de travailler, à environ 50 mètres se trouvaient trois fils des agresseurs qui s’appellent Vicente Ruiz Méndez (PRI), Luis Vásquez López (Parti Vert) et Samuel Vásquez López (PV aussi), d’une vingtaine d’années. Ces trois fils des agresseurs ont fait tinter quinze fois leurs machettes contre une pierre en guise de menace envers nos /compañeros/. 

 Le 13 mars 2013, on a arraché 7 pieds de café récemment plantés à notre /compañero/ Agustín Pérez Núñez ; l’agresseur a été identifié : Óscar Canté López, du Parti Vert. 

 Le 17 avril 2013, le président municipal de Chilón a envoyé un bulldozer à San Marcos Avilés pour aplanir un terrain de 32 mètres sur 25, propriété d’un /compañero/ base de soutien, Javier Ruiz Cruz, et le bulldozer a commencé à travailler protégé par 120 personnes des différents partis politiques de la même communauté de San Marcos Avilés. Notre /compañero/ base de soutien n’a rien pu faire pour défendre sa propriété. 

 Le lendemain 18 avril, le bulldozer a continué à travailler sur le terrain entouré de la même quantité de personnes membres de partis que la veille et de 7 camions pour charger le gravier. Même si jusqu’à présent nous ne savons pas dans quel but ils sont en train d’aplanir et de combler le terrain de notre /compañero/. 

 Pour attester ces faits mentionnés, nous disposons des témoignages des observateurs nationaux et internationaux installés dans un campement d’observation dans l’/ejido/ San Marcos Avilés. 

 Ces faits de provocation, d’agression et de spoliation des propriétés de nos /compañeros/, nous en rendons directement responsables MM. Lorenzo Ruiz Gómez, du Parti Vert, José Cruz Hernández, du PRI, Rubén Martínez Vásquez (PV), Santiago Cruz Díaz (PRI), Vicente Ruiz López (PRI), Manuel Díaz Ruiz (PV), Ernesto López Núñez (PRI) nouveau membre du commissariat de l’/ejido/, Manuel Vásquez Gómez (PRI), Alejandro Núñez Ruiz (PRI), Víctor Núñez Martínez (PV), Víctor Díaz Sánchez (PV), José Hernández Méndez (PRI), Tomás Hernández Aguilar (PV), Ernesto Méndez Gutiérrez (PV), Raúl Canté López (PV), Abraham Canté López (PRI), Gustavo Canté López (PV), Juan Pérez Cruz (PRI), Rogelio Ruiz Gómez (PV), Carlos Ruiz Gómez (PV), Pedro Canté Mendoza (PV), Carmelino Hernández Hernández (PRI), Rodolfo Ruiz Pérez (PRI), Antonio Canté Mendoza (PV), Nicolas Canté Cruz (PV), Pedro Canté Cruz (PV), Vicente Ruiz Méndez (PRI), Manolo Cruz Díaz (PRI), Antonio Gómez Pérez ( ? ), Ezequiel Cruz Vásquez (PV), Cruz Gómez (PV), Sebastián Díaz Vásquez (PV), Manuel Canté Gómez II (PV), Domingo Guzmán Gómez (PV), Celestino Guzmán Cnaté (PV), Rogelio Núñez Martínez (PV), Pedro Hernández Méndez (PRI), Juan Núñez Martínez (PV), Rusbel Hernández Núñez Martínez (PV), Alejandro Hernández Sánchez (PV), E.M.A. Ruiz Gómez (PV), José Hernández Méndez (PV). 

 En tant que Conseils de bon gouvernement de la zone Altos de Chiapas depuis les années précédentes, nous avons dénoncé tous les actes honteux de ces personnes membres de partis qui veulent toujours provoquer davantage de problèmes entre les indigènes de la même communauté, qui sont organisés par le précédent gouverneur de l’État Sabines, et l’actuel Manuel Velasco Coello. Mais malheureusement, les trois niveaux de gouvernements officiels n’ont rien fait pour arrêter les injustices et la violation des droits humains qui sont commises contre nos /compañeros/ bases de soutien de l’/ejido/ San Marcos Avilés. La réponse à nos dénonciations n’a été que grossièretés, moqueries et nouvelles menaces contre nos /compañeros/. 

 Nous, en tant que Conseil de bon gouvernement, nous ne cesserons pas de dénoncer publiquement les provocations, persécutions et agressions que subissent nos /compañeros/ et /compañeras/ de n’importe quelle communauté ou municipalité de notre zone. Même si les mauvais gouvernements de l’État, des municipalités ou de la Fédération continuent à soutenir, conseiller et épauler les agresseurs, pour qu’ils continuent à provoquer, à menacer et à priver de leur droit nos bases de soutien zapatistes. Parce que jusqu’à présent, il n’y a aucun signe qu’ils abandonnent cette attitude agressive et méprisante des mauvais gouvernements et de leurs gens affiliés aux différents partis politiques. 

*Parce qu’ils croient qu’ainsi, ils vont arrêter notre lutte avec des provocations, des menaces, des agressions et des persécutions contre les villages zapatistes qui sont en train de lutter pour notre autonomie en tant que peuples originaires. Mais nous voulons que tout le monde sache que cette lutte que nous menons, personne ne va l’arrêter, parce que nous, les zapatistes, nous continuerons à aller de l’avant, quoi que ça nous coûte, quoi qu’il nous arrive, parce que c’est notre droit et notre obligation de lutter pour la justice, pour la liberté et pour la véritable démocratie.* 

 *Pour l’instant, c’est là toute notre parole. Nous resterons attentifs à ce qui pourra arriver dans cette communauté où on ne laisse pas vivre en paix nos */*compañeros*/*et */*compañeras*/. 

 Bien à vous, 

 Manuel Pérez Jiménez, 
 Secilia López Hernández, 
 David Gómez Gómez, 
 Susana Gonzales Ruiz. 


Texte traduit par El Viejo pour le CSPCL

martes, 30 de abril de 2013

Comunicado del Consejo Autonomo de la Zona Costa



Comunicado núm.: 01/2013
A los medios de comunicación Alternativos
A la Otra Campaña Nacional e Internacional
Al EZLN
A los familiares de Alberto Patisthan
A los familiares de Juan Vázquez
A los Organismos de Derechos Humanos

Hermanos y Hermanas

Reciban nuestros saludos de quienes integramos esta organización que lucha y resiste en un rincón de la Costa de Chiapas. Quisiéramos aprovechar para decirles algunas palabras a ustedes quienes luchan a bajo y a la izquierda y están construyendo un mundo mejor más justo y más digno, y también decirles unas palabras a los familiares y amigos de Alberto Patisthan y de Juan Vázquez.

Primero.- Exigimos al Tribunal Superior de Justicia del Estado de Chiapas que decrete la inmediata libertad del Profesor Alberto Patisthan Gómez preso injustamente en el CERSS de San Cristóbal de las Casas, Chiapas acusado por delitos que no cometió como ha quedado plenamente demostrado. 
Tenemos conocimiento que el día de mañana 30 de Abril es el plazo para que dicho tribunal dicte su fallo para que nuestro hermano y compañero pueda festejar al lado de sus hijos su liberación pero también recobrar el tiempo arrebatado a sus hijos por más de doce años que ha sufrido y han alzado la voz para no quedarse callados de este atropello cruel del que ha sido víctima. 

Segundo.- Mandamos un enorme saludo y abrazo fraterno a los familiares y amigos que han apoyado incasablemente la lucha por la verdad y la justicia a favor de Alberto Patisthan Gómez, esperamos que sus anhelos, y su exigencia el día de mañana sea de fiesta y alegría porque tenemos la fe y esperanza de que por fin veremos nuevamente al profe recorrer su pueblo que lo vio nacer y estar al lado de sus hijos que han sido el pilar y el motor de hacer que otros y otras se sumen a dicha exigencia de libertad.

Tercero.- Repudiamos y condenamos el asesinato de nuestro compañero Juan Vázquez, del Ejido de San Sebastián Bachajon y a su vez exigimos al Gobierno el castigo de los responsables materiales e intelectuales de dicho asesinato. Y desde la costa de Chiapas mandamos un abrazo enorme de consuelo y resignación a los familiares de Juan Vázquez y desde acá alzaremos la voz para que haya justicia  y nos sumaremos no solo a su dolor sino también a su exigencia de justicia y de castigo por este atropello que han cometido por mucho tiempo en contra de un pueblo digno y que resiste día con día los embates del gobierno municipal, estatal y federal.

Cuarto.- Condenamos las agresiones y los diversos ataques que los malos gobiernos han hecho en contra de nuestros hermanos y hermanas zapatistas que día con día lucha y construyen un mundo mejor en sus tierras. Y así mismo exigimos el cese a dichos ataques, y queremos decirles que no están solos y que en la costa estamos muy al pendiente de lo que por aquellos rumbos está pasando y que sepan que no vamos a permitir que los malos gobiernos quieran acabar con su lucha y su resistencia.

Quinto: Queremos decirles que acá estamos, acá seguiremos y que estamos al pendiente de lo que esta aconteciendo y muy dispuestos a caminar a paso lento pero seguro y caminar hacia el horizonte para construir desde la costa de Chiapas la autonomía, la rebeldía y un mundo mejor. Mientras seguiremos avanzado y luchando porque cada vez nos estamos organizando mejor y cada vez somos mas.

Desde la Costa de Chiapas
Consejo Autónomo Regional de la Zona Costa de Chiapas

Tonalá

Barrio Las Flores
Barrio Las Animas
Colonia Evolución
Barrio Nuevo
Bienestar Social
Barrio San Sebastián Rio Grande
Fraccionamiento Plazuleas de San Francisco
Colonia Hermanos Serdán
Ampliación 14 de Septiembre
Barrio San Francisco
Barrio Nuevo Milenio
Barrio Nicatan
Colonia 14 de Septiembre
Infonavit el Prado
Barrio San Felipe


Vendedores Ambulantes Fijos y Semifijos
Sindicato Independiente de Tricicleros
Sociedad Cooperativa Independiente de Industriales de la Masa y la Tortilla
Sindicato Independiente de Repartidores de Tortilla

Pijijiapan

Gustavo López
Joaquín Amaro
La Central
El Fortín
La Conquista
Nueva Urbina
Joaquín Miguel Gutiérrez
El Carmen
Las Brisas
Tutuam
Buenavista
El Alambrado
Palmarcito
Las Cuaches
Zapotal
Santa Virginia



Mapastepec

Nicolás Bravo
Grupo de Trabajo Las Lomas



Jiquipilas

Ejido Subteniente Pedro Sánchez

domingo, 28 de abril de 2013


La Jungle des luttes


Retrouvez la jungle des luttes, 1h30 de programme radiophonique diffusé sur Fréquence Paris Plurielle.

Pour le mois d´avril 2013 retrouvez un focus sur le Mexique actuel, le projet des escuelitas proposé par les Zapatistes dans leurs derniers communiqués de ce début d´année 2013, et le projet de tournée en Europe d´Ignacio del Valle, et de Resistancia D´Mexico.

Vous pourrez retrouvez les anciennes émissions ici

 


Vidéo de présentation du projet de tournée en Europe de Nacho et de Resistancia D' Mexico : 


sábado, 27 de abril de 2013

desde Europa:condolencias y solidaridad ante el asesinato de Juan Vázquez


desde Europa:condolencias y solidaridad ante el asesinato de Juan Vázquez


A Juan Vázquez Guzmán, a sus familiares y compañeros-as; A los compañeros y compañeras de San Sebastián Bachajón; A la Sexta; 25 de abril de 2013 Reciban todos y todas un abrazo fuerte, con rabia, indignación y tristeza de la parte de los colectivos europeos abajo firmantes. Acabamos de recibir la noticia del asesinato de Juan Vázquez Guzmán, ex-Secretario general de los adherentes a la Sexta -lo que fue en su momento la Otra Campaña - del ejido de San Sebastián Bachajón. Hemos leído los diferentes mensajes que nos han ido llegando poco a poco y todos recuerdan al compañero Juan por su gran compromiso y convicción en la defensa de la tierra y del territorio, por su incesante combate contra el despojo, pisoteo y saqueo gubernamental de las Cascadas de Agua Azul y contra la imposición de la Caseta de Cobro. 
 
El compañero también se solidarizó con los presos que fueron callendo poco a poco en la cárcel, como único mensaje gubernamental posible aparte del asesinato. El vídeo sobre la lucha por la libertad de los presos de Bachajón y la defensa del territorio, dio la vuelta al Mundo como un ejemplo de rebeldía, de compromiso y de lucha digna por la tierra,y hoy da la vuelta al mundo de nuevo para recordarnos que el compa Juan ha sido asesinado.


Que mas podemos esperar del gobierno en turno y de los anteriores, este asunto ya tiene una larga historia, llena de arbitrariedades y abusos, eso se recuerda y no se olvida, no se olvida que desde el año de 2007 Juan Vázquez estaba convencido y comprometido en la defensa de la tierra, apenas el pasado 17 de abril los ejidatarios de San Sebastián Bachajón, adherentes a la Sexta Declaración de la Selva Lacandona, denunciaron públicamente que su territorio es y ha sido amenazado por la política oficial de despojo territorial bajo el actual gobierno del estado y los anteriores.


Compañero Juan Vázquez Guzmán, usted aquí sigue presente, su lucha dejo ya mucho camino andado, dejo surco en la tierra para seguir sembrando dignidad -eso que el gobierno no entiende, ni entendió, ni entenderá nunca. Usted aquí sigue y el camino también sigue su curso con la memoria en alto y el compromiso firme. Desde aquí compa, le mandamos un abrazo. A su familia, a sus compañeros y compañeras de camino y de lucha, les mandamos nuestras mas sinceras condolencias y les reiteramos nuestra solidaridad con su lucha, sepan que no están solos y no están solas. Aquí estamos compas, estamos mirando -aunque desde lejos- pero estamos cerca de su dolor
.
 

Aquí estamos y seguiremos denunciando, ya nada se puede ocultar y que le quede bien claro Esto al gobierno de Manuel Velasco Coello, como a todos los anteriores y los que vengan.


No se desanimen compas, echenle ganas. Reciban nuestras mas sinceras condolencias llenas de rabia, de compañerismo y de rebeldía.


¡ No olvidamos !
¡La lucha Sigue !

Acción Social Sindical Internacionalista- ASSI, Estado español Asociacion Ya Basta Marche
Asociacion Ya Basta Nord Est
Asociacion Ya Basta Reggio Emilia
Caracol Solidario, Francia
Caracol Zaragoza, Estado español
CEDOZ, Estado español
CGT - Estado español
Comité de Solidaridad con los Pueblos de Chiapas en Lucha, Francia Esperanza Chiapas, Francia
Federación SUD educación, Francia
Gruppe B.A.S.T.A., Münster, Alemania
Grupo de Solidaridad con Chiapas de Dorset
Grupo de Solidaridad con Chiapas, Edimburgo
Grupo Kiptik Grupo Les trois passants, Francia
Grupo Solidaridad con México, Londres
La PIRATA : Colectivo Zapatista "Marisol" de Lugano ­ Suiza,
Nodo Solidale - Italia y México,
Nomads - Italia y Alemania
La Plataforma de Solidaridad con Chiapas de Aragón
La Plataforma de Solidaridad con Chiapas y Guatemala de Madrid
La plataforma vasca de solidaridad con Chiapas
Red de Solidaridad Zapatista del Reino Unido
Unión sindical Solidaires, Francia
Ya Basta! Milano

viernes, 26 de abril de 2013

Gira nacional mujeres abejas



GIRA NACIONAL DE LAS MUJERES ORGANIZADAS DE LA SOCIEDAD CIVIL LAS ABEJAS

6-11 de MAYO - 2013


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PRESENTACION DEL VIDEO:
Antsetik tsa´ik Lekil Kuxlejal (Mujeres construyendo buena vida)
SOCIEDAD CIVIL LAS ABEJAS, ACTEAL, CHIAPAS, MEXICO

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INTRODUCCION:
Mujeres organizadas de la Sociedad Civil Las Abejas de Acteal, organizan del 6 de mayo al 11 de mayo del 2013 una gira nacional para presentar su lucha y su resistencia desde unos años.

Presentaran el documental “Antsetik  tsa´ik lekil Kuxlejal” (Construyendo Buena Vida), auto-producido por la Área de Comunicación de la Organización, explicaran su caminar, la realidad de sus luchas para construir la autonomía, sus resistencias frente a un sistema siempre más asistencialista y clientelista.


SINOPSIS
Este documental retrata la palabra la lucha y la construcción de una buena vida de las mujeres de la organización Sociedad Civil Las Abejas.
Mediante organización y trabajo colectivo se enfrentan cotidianamente a la adversidad que significa ser mujer, campesina e indígena.
Duración: 20 min
Idioma: Tsotsil
Subtítulos: Español, Francés, Inglés
Año: 2012



LA SOCIEDAD CIVIL LAS ABEJAS
La organización de la Sociedad Civil Las Abejas, es un grupo autónomo en resistencia que lucha pacíficamente desde 1992 para reivindicar sus derechos, construir su autonomía y para defender sus tierras y territorios. Las Abejas tienen Sede en la comunidad de Acteal, Chenalhó y abarca 6 municipios de los Altos de Chiapas, la mayoría hablantes de la lengua maya tsotsil y una parte maya tseltal.

Sus fuerzas se sustentan en tres grandes raíces: la cultura, la palabra de dios y los derechos escritos. Durante su camino, han dado testimonio de paz, justicia, libertad, y también de denuncia y protesta. Ha hecho presencia en diferentes lugares del país y del extranjero, buscando que su acción aporte algo para la causa de los demás pueblos organizados y también con el fin de articular esfuerzos por el objetivo común: La construcción del buen vivir. 

Desde la fundación de la organización de Las Abejas las mujeres han contribuido en numerosas tareas y actividades. El área de Mujeres fue creada para enfrentar la falta de derechos de las mujeres.


LA AREA DE LAS MUJERES
En 2006  dan un gran paso al interior, deciden nombrar un consejo de mujeres cuyo papel es “ser impulsoras de la participación permanente en las decisiones de la organización y representación informada en eventos nacionales e internacionales”.
 
Entre 2011 y 2012 además de la labor tenaz de la cooperativa de artesanas y la participación en actividades de denuncia, foros, marchas,(8de marzo) conferencias... El área de mujeres en particular se dedica a fortalecer la economía familiar, creando grupos de cajas de ahorro y préstamo. A la fecha la creación del Banco de las Mujeres permitirá capitalizar los grupos  facilitando algunos trabajos productivos.
En septiembre de 2012 se empezó a trabajar con préstamos colectivos, permitiendo ahorrar así con el área y a la organización para la autonomía, considerando que es importante su participación al interior de ello (organización).


LA AREA DE COMUNICACIÓN
Al darnos cuenta que organizados podíamos hacer frente común a las injusticias de las que éramos objetos, en diciembre de 1992 decidimos conformarnos como movimiento civil pacifista con el nombre “Las Abejas”.

Desde la Masacre de Acteal, en diciembre de 1997, la organización ha llevado un trabajo de denuncia y propuestas, ha fomentado la autonomía y la construcciones de alternativas frente al “asistencialismo” de parte del mal gobierno de México.

Uno de los proyectos importantes en la construcción de la autonomía y la libre determinación es la creación del proyecto de Comunicación, que también es una de las demandas de EZLN que exigía en los diálogos de San Andres Sakam Ch'en de los Pobres.

El área de comunicación de Las Abejas nace en el año 2000, con el objetivo de mantener informados a nuestras comunidades y dar a conocer nuestra realidad, así como fomentar nuestra cultura, fortalecer nuestra lucha por la paz, la justicia y la construcción de nuestra autonomía como pueblos originarios de México. Nos cansamos de que los medios masivos de comunicación como medios comerciales sólo sirven a los intereses del estado y al sistema capitalista. Además muchos de sus programas discriminan nuestra cultura y forma de organización.

Decidimos crear nuestro propio medio de comunicación desde y para nuestras comunidades. Aunque sea un proyecto de comunicación de Las Abejas no quiere decir que sólo va a estar al servicio particular de nuestra organización, sino a la gente de fuera. Este tipo de comunicación que estamos construyendo va muy de la mano con la educación popular. La comunicación es fundamental para construir la democracia, libertad, la paz y la justicia en nuestras comunidades, pueblo y nación.

FECHAS

Ver Fotos y resumen de los dias anteriores



Lunes 6 de mayo a las 4:00 pm
Lugar: UACM, Mexico DF
Fray Servando Número 99 casi esquina con Isabel la Catolica, muy cerca del metro Isabel la Catolica, Colonia Centro. UACM Plantel del Valle tercer piso Sala Isoptica.
Resumen del dia Revista Tezonoco
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Martes 7 de mayo a las 11:00am 
Facultad de Ciencias Políticas y Sociales de la Universidad Autónoma del Estado de México, Toluca.
Martes 7 de mayo a las 18:00pm
Café ETC Toluca, Estado de Mexico
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Miércoles 8 de mayo a las 10:00am
Auditorio del Edificio C de la Facultad de Ciencias de la Conducta de la Universidad Autónoma del Estado de México, Toluca. Primer foro de Psicología y Cultura Política. (Foro de Estudiantes)
Dirección: Filiberto Gómez s/n, Col Guadalupe (Km. 1.5 Carretera Toluca - Naucalpan) Toluca, México 50010
Miercoles 8 de mayo 17:00pm
Espacio Cultural La Comuna Cuernavaca,  Morrow #6 Col. Centro Cuernavaca Morelos, C.P. 62000
Ponente Sylvia Marcos.
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Jueves 9 de mayo a las 11:00 am
Universidad IBERO de Puebla 
Jueves 9 de mayo a las 18:00pm 
Instituto de Ciencias Sociales y Humanidades "Alfonso Vélez Pliego" de la Benemérita Universidad Autónoma de Puebla.
Dirección: Juan de Palafox # 208, Centro Histórico de Puebla.
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Viernes 10 de mayo  14:00 pm
San Salvador Atenco. .

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Sabado 11 de Mayo a las 11:00 am
Sala Juarez, CIESAS, Mexico Df
Calle Juarez #87 , Col. Tlalpan, Delegacion Tlalpan

Sabado 11 de Mayo a las 17:00pm
Df


PARTICIPANTES
Guadalupe Vázquez: Comunidad de los Chorros, miembra de las Abejas, Coordinadora del Área de Las Mujeres
María Elena Gómez: Comunidad de Yaxchemel, Miembra de las Abejas, Coordinadora del Area  de Las Mujeres
María Vázquez:  Comunidad de Acteal, Miembra de las Abejas, Sobreviviente de la Masacre de 97
Martina Díaz originaria de San Andrés Larráinzar, acompaña el proceso de las mujeres desde 1 año
Rosendo Gómez: Comunidad de Quexalukum, Presidente de la Mesa Directiva de la Organización Sociedad Civil Las Abejas de Acteal

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antsetikchanulpom@hotmail.com 


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Photo : este 9 de mayo a las 11:00 de la mañana  vamos con  las mujeres de Acteal !!


Asesinan a miembro de la Sexta en Bachajon Chiapas



CENTRO DE DERECHOS HUMANOS FRAY BARTOLOME DE LAS CASAS
San Cristóbal de Las Casas, Chiapas a 25 de abril de 2013

Nota informativa urgente

Asesinan a ejidatario de La Otra Campaña en Bachajón, Chiapas

Este Centro de Derechos Humanos condena el asesinato de Juan Vázquez Guzmán, ex-Secretario general de los adherentes a La Otra Campaña (La Sexta) en el ejido de San Sebastián Bachajón, quien se destacó por su participación activa en defensa de la Tierra y el Territorio ante el despojo gubernamental de Las Cascadas de Agua Azul y la imposición de la Caseta de Cobro en los accesos.

Según información proporcionada a este Centro, el pasado miércoles 24 de abril a las 23:00 horas personas desconocidas acertaron 5 impactos de bala a Juan Vázquez quien de manera inmediata perdió la vida.
presencia de los militares en Agua Azul el 23 de abril
Vecinos de la región refieren que Juan fue atacado justo cuando estaba llegando a su domicilio, de inmediato los agresore
s escaparon a bordo de una camioneta roja, doble cabina, misma que tomó la carretera que conduce a la cabecera municipal de Sitalá, misma que tiene accesos de salida a los municipios de Ocosingo, Cancúc y Chilón.

Desde el 2007 Juan Vázquez participaba activamente en la defensa de la Tierra y el Territorio de San Sebastian Bachajón1, situación por la cual sostenía un amparo que actualmente está en revisión en el Tercer Tribunal Colegiado, con sede en Tuxtla Gutiérrez, bajo el número de expediente 118/2013.
El pasado 17 de abril los ejidatarios de San Sebastian Bachajón adherentes a La Otra Campaña de la Sexta Declaración de la Selva Lacandona, denunciaron públicamente2 que su Territorio es amenazado por la política oficial de despojo territorial señalando continuidad bajo el actual gobierno del estado.

-.-
1Video sobre la lucha por la defensa del Territorio,
Ver la video
2Ver nota y comunicado disponible en:
http://sipaz.wordpress.com/2013/04/19/chiapas-adherentes-a-la-otra-campana-de-san-sebastian-bachajon-denuncian-despojo-e-impunidad/ 

martes, 23 de abril de 2013

Comunicado de Las Abejas de Acteal 22 de abril de 2012



Organización de la Sociedad Civil las Abejas

Tierra Sagrada de los Mártires de Acteal
Acteal, Ch’enalvo’, Chiapas, México

22 de abril del 2013



A todas las Organizaciones Sociales y Políticas
A todos los Defensores de la tierra y territorio
A la prensa Nacional e Internacional.
A la Sociedad Civil
A la sexta declaración
A la Opinión Pública


Han pasado tantas horas y tantos tiempos, pasaron las sequias y no fueron dejado de crecer las plantas verdes que dan flores y frutas. Hoy 22 de abril estamos congregados como miembros de la organización de las abejas y otras organizaciones que vienen de otros lugares. La masacre de Acteal ha pasado 15 años con 4 meses y ahora no hemos visto florecer la justicia en nuestro país. Han pasado muchos gobiernos pero ninguno de ellos ha tenido la capacidad de promover la justicia en México.


Hoy queremos aclarar nuestra palabra como sobrevivientes de la masacre, asi también como miembros de la organización de la sociedad civil de las Abejas y como testigos verdadero quienes fueron los que masacraron a nuestros hermanos. Nosotros y nosotras que somos pacifistas no vemos la cara de la justicia en México. Quienes vamos a ver sus caras son los paramilitares que ya están liberados en los años anteriores, pero no solo si no también vamos a ver las caras a los que apenas salieron. El pasado miercoles 10 de abril la SCJN decidió liberar a 15 paramilitares actores materiales de la masacre de Acteal, según la SCJN son inculpados por la matanza debido a violaciones al debido proceso. Como sobrevivientes de la masacre, lo tenemos claro que ellos fueron los participes, conocimos sus caras quienes son y sabemos claramente sus nombres y apellidos. Aunque los medios masivos de comunicación han pretendido negar sus comunidades de origen, pero como somos los que sabemos en que comunidades son y vimos en nuestro propios ojos.


Hoy les preguntamos a los ministros, si nosotros no somos es cuchado nuestra palabra por que hablamos en Tzotzil. Entonces ¿quienes son los que masacraron a nuestros hermanos? Si los ministros liberan a los paramilitares. Ellos ya van a estar gozando la vida con sus familias y los huérfanos de la masacre será que van a convivir con padres y madres Entonces ¿Dónde esta la justicia?
También les preguntamos a la SCJN.



 
¿Qué pasara en México si todos los mexicanos se convierten asesinos?


¿Si Emilio Chuayfet es secretario de educación publica que consejo le da a los profesores de educación mandar a asesinar a los alumnos por que sus padres están luchando para su pueblo con que objetivo tiene la SEP?.


Nosotros lo sobrevivientes de la masacre le pedimos a la SCJN y el gobernador Actual Manuel Velasco Cuello a que cumplan de lo que dicen, no queremos que vuelva a pasar de lo que dijo Juan Sabines que cuando fueron liberados los paramilitares en 2009 mencionò que ya no van a regresar en sus comunidades de origen para no provocar problemas en las comunidades abejas, pero en la actualidad como apenas salió Marcos Arias Pérez de la comunidad de Canholal esta diciendo, que las abejas no sirven para nada y todos los que ya fueron liberados por ejemplo en la comunidad de Acteal, Quextic Centro, la Esperanza, Canolal, Chimix, pechiquil, Miguel Utrilla los Chorros, Bajobeltic vemos que siguen en sus comunidades y conviviendo con sus familias. Nosotros y conocemos los que participaron por eso decimos que Los gobiernos corruptos y ejecutores de la impunidad no pueden ni podrán ignorarnos, engañarnos y comprando nuestra conciencia de lo que pasa en nuestro país y en el mundo.


Sabemos que México es un país sin justicia. Nosotros decimos estas palabras por que a los que matan son liberados a mano de los gobernantes y los ministros de la SCJN. Entonces nuestra palabra es verdadera. Lo que denunciamos en 23 de diciembre de 1997, dijimos, lo que paso en Acteal fue organizado por tres niveles de gobierno, sabemos que a los que participaron en la masacre fueron acompañados por la seguridad pública del estado. Estos hechos tan lamentable que nunca se olvida vamos a seguir denunciando día con día y años con años esperando sus actuaciones de los liberados que siguen en las comunidades de Chenalho.


También vamos a municionar que el 19 de abril en zinacantan, Enrique Peña Nieto, dijo que va combatir el hambre.


Nuestra palabra es verdadera. Hoy pedimos a que no se siga presentando mas masacres en otros lugares como paso en Acteal, también pedimos a que no se haga igual de lo que le haga a nuestro defensor del pueblo como le hacen a Alberto Patishtan Gómez originario de la cabecera municipal de el Bosque; es preso político desde el 19 de junio del 2000 por un delito que no cometió, lo torturaron y se encuentra enfermos en su ojo, por eso exigimos su liberación inmediata e incondicional,



Hace unos dias empesamos a topar en el camino sorprendentemente que Roberto Méndez Gutiérrez de la Colonia Miguel Utrilla los chorros es liberado sin publicar, ninguno de la misma SCJN, es lo que hoy nos indigna y cada vez mas visible que por la actitud de los ministros y ministras se declaran ser complices y autores de la masacre de nuestros hermanos, porque Roberto Mendez a declarado y confesó por su propio derecho y bajo protesta de decir la verdad de lo que sucedió el 22 de diciembre de 1997. El mencionó que “el 17 de diciembre cuando fue asesinado Agustín Vásquez Secum que su padre de nombre Antonio Vásquez Secum nos mandó a llamar por la muerte de su hijo, el 22 de diciembre nos reunimos en su casa a las 8 de la mañana se llevó el plan de cómo vengar la muerte de Agustín”. Entonces decimos, sabemos claramente sus palabras de cada uno somos los testigos verdaderos de sus hechos. Entonces desde el 12 de agosto El Gobierno y la SCJN, nos facilitó decir la muerte de los 45 hermanos nuestros y mas 4 que no habían nacido fue por un crìmen de estado.


Hermanos y hermanas hoy queremos declarar que en México no hay justicia por eso el caso Acteal no le pedimos a la SCJN ni a los gobernantes de los tres niveles, por que los autoridades del municipio de Chenalho no le confiamos en su palabra por que Jacinto Arias Cruz ya fue liberado pero el participó cargando a los paramilitares en su carro del municipio.


Nuestra esperanza es por algunas instancias internacionales por la defensa de los derechos humanos.


Hermanos y hermanas a eso les pediríamos a que nos ayuden para que pudieran ejecutar la justicia verdadera y para que nunca se repita como lo que pasó en Acteal.



¡NO MAS MASACRES EN OTROS LUGARES!


¡NO MAS VIOLACIONES DE LOS DERECHOS HUMANOS!


¡ALTO A LA PERSECUCION Y LAS TORTURAS POR LOS LUCHADORES DEL PUEBLO!



¡LIBERACION INMEDIATA E INCONDICIONAL A NUESTRO HERMANO LUCHADOR ALBERTO PATISHTAN GOMEZ!




ATENTAMENTE
La Voz de la Sociedad Civil de Las Abejas



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Rosendo Gómez Hernández

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Antonio Vázquez Gómez


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Juan Gómez Ruiz

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Elías Gómez Pérez


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Lorenzo Pérez Ruiz

Le Mouvement des Migrants Mésoaméricains


Mouvement des Migrants Mésoaméricains
Mouvement des Migrants Mésoaméricains et quelques histoires de migrants
Par Mario Martínez
Le Mouvement des Migrants Mésoaméricains (MMM) fut fondé par Martha Sanchez Soler et son époux José Jacques y Medina qui dut quitter le pays et demander l’asile politique après avoir été persécuté suite à sa participation à la lutte étudiante de 1968. En plus de Martha et de José Jacques, ce mouvement est également composé de Rubén Figueroa et Elvira Arellano, militants de la lutte pour la défense des migrants.
L’objectif du MMM est de rendre visible le problème de l’insécurité et le manque de protection que connaissent les migrants, notamment dans le domaine des droits humains, lorsqu’ils transitent par le Mexique. Il a établi des liens étroits avec les défenseurs des migrants que sont le Père Solatinde, directeur de l’auberge du migrant "Hermanos en el Camino"[1], le Frère Tomás González, directeur de "La 72"[2], Foyer-Refuge pour les personnes migrantes, le Père Heyman Vázquez, directeur de la maison du migrant "Hogar de la Misericordia"[3], le Père Pantoja, directeur de l'auberge "Belen Posada del Migrante"[4], Las Patronas[5] et l'évêque Raúl Vera.

Durant ses années d'existence, le mouvement a organisé des événements destinés à donner une visibilité aux problèmes que rencontrent les migrants qui transitent par le Mexique, tels que "Toma la Bestia", "Paso a paso hacia la Paz", "El viacrucis del migrante", "Los migrantes somos 132", "La Caravana de Madres Centroamericanas en Busca de sus Hijos", "Toma la migra"[6] ainsi que divers forums de discussions.
Une des dernières actions menée par le MMM est la deuxième Caravane de mères de migrants disparus pendant leur transit au Mexique intitulée "Libérer l'espérance"; dans le but de retrouver leurs enfants, les mères parcoururent le pays entre le 15 octobre et le 3 novembre 2012. Un des cas de disparition évoqué au cours de cette action est celui de Martha, une nicaraguayenne recherchant sa sœur qui quitta son pays voici 23 ans.
Quelques histoires de l'émigration
Le département de Chinandega se trouve au nord du Nicaragua, à la frontière du Honduras. Chinandega est un des départements nicaraguayens qui présente le taux le plus élevé d'émigration. Enfants, jeunes et femmes quittent leur région pour trouver du travail. La destination principale est les Etats-Unis, mais pour atteindre ce pays, ils doivent traverser trois frontières, celles du Honduras, du Guatemala et du Mexique; cette dernière est la plus difficile et la plus dangereuse à passer.
Blanca, une femme née à Chinandega, quitta sa maison à 16 ans, laissant derrière elle ses frères et sœurs ainsi que ses parents, avec l'espoir d'améliorer sa situation financière et de pouvoir ainsi aider sa famille. En premier lieu, elle arriva à Managua où elle travailla comme nourrice. Plusieurs années plus tard, la famille pour laquelle elle travaillait décida de quitter le Nicaragua à cause des problèmes économiques et de l'insécurité qui régnait à cette époque. Par la suite, Blanca vécu quelques années au Honduras, puis, à 23 ans, alla au Mexique où elle se maria et fonda une famille.
Martha a emprunté le même chemin que sa sœur Blanca avec le vain espoir de pouvoir la trouver à Mexico City. Martha est une des 12 mères nicaraguayennes qui quittèrent la Maison du Migrant "Service Jésuite pour les Migrants" (SJM) située dans le département de Chinandega (Nicaragua) à 4 heures du matin du 12 octobre 2012. Quand elle entendit parler de la Caravane des mères, elle n'hésita pas un instant avant de la rejoindre. Sa sœur et ses filles la soutinrent. Seule sa fille cadette, "la plus tendre" dit-elle, dû rester toute triste à la maison en sachant que sa maman allait être partie durant 24 jours. Munie seulement d'un sac en plastique où elle avait placé une heure auparavant des photos de ses petits-enfants, de ses filles et de sa mère, Martha monta dans le bus qui la transporta au port-frontière "El Ceibo", situé entre le Guatemala et le Mexique, où l'attendait le Mouvement des Migrants Mésoaméricains.
Durant les quatre premiers jours de trajet de la caravane, Martha, très émue, ne cesse de parler de ses souvenirs et des expériences vécues avec sa sœur lorsqu'elles étaient petites : "Blanca et moi étions inséparables; une fois, Blanca sorti pour recevoir mon petit ami, et le fâcha de fait exprès; elle voulait en fait qu'il soit fâché avec moi et il faut reconnaître qu'ils nous confondaient tout le temps. Quand je tombai enceinte, Blanca ressentit les symptômes de ma grossesse, on était toujours ensemble. Avant, nous parlions tout le temps au téléphone. Quand mon père était mourant, Blanca lui parlait et lui chantait des chansons, elle lui donnait courage, mais lui ne pouvait pas s'en rendre compte, il était déjà agonisant". Après la mort de son père, Martha explique que Blanca a dû entrer dans une dépression profonde, elle ne donna plus signe de vie. Maintenant, sa mère est convalescente, de sa blessure du cœur et de problèmes de reins, c'est pourquoi Martha espère revenir au Nicaragua avec Blanca et se promener avec elle dans les rues de Chinandega aux côtés de leur mère, comme elles le faisaient lorsqu'elles étaient petites.
 





[1] "Frères sur le chemin"
[2] Ce foyer a été nommé "La 72" en référence à la découverte, en 2010, de 72 cadavres de migrants dans une fosse commune située dans un ranch du village de San Fernando, Etat de Tamaulipas (Mexique)
[3] Foyer de la miséricorde
[4] Auberge du migrant de Belen
[5] Groupe de femmes de Guadalupe, Etat de Veracruz (Mexique), qui donnent quotidiennement à boire et à manger aux migrants qui voyagent sur des trains de marchandises qui roulent en direction des Etats-Unis
[6] "Prends la bête (train de marchandise utilisé par les migrants pour leur voyage)", "Pas à pas vers la paix", "Le chemin de croix du migrant", "Nous, les migrants, sommes les 132 (en référence au mouvement estudiantin mexicain «Yo soy 132»", "La caravane des mères centroaméricaines à la recherche de leurs enfants", "Prends la migra (police mexicaine de l'immigration)"