martes, 27 de octubre de 2015

Bras de fer entre le gouvernement mexicain et les organisations de Droits de l‘Homme

Par: Sipaz

En février, d'importantes manifestations ont eu lieu à Mexico, cinq mois après la disparition de 43 étudiants de l'école normale rurale d'Ayotzinapa (état de Guerrero). Dans ce cadre, le Procureur général de la République, Jesús Murillo Karam, a présenté sa démission. En mars, c'était au tour de Lía Limón García de quitter le secrétariat des affaires juridiques et des Droits de l'Homme du Ministère de l'Intérieur. Les médias ont dans les deux cas évoqué comme motif probable le dossier Ayotzinapa. En dépit de ces changements, l'image du pays en matière des Droits de l'Homme continue de se dégrader.
Ayotzinapa, faltan 43 © Patxi Beltzaiz
Ayotzinapa, 43 disparus
© Patxi Beltzaiz
En mars, le rapporteur spécial des Nations-Unies sur la Torture, Juan E. Méndez, a mentionné lors de la présentation d'un rapport sur le Mexique que « la torture et les mauvais traitements subis entre l'arrestation [d'un suspect] et sa mise à disposition de la justice sont généralisés au Mexique, et surviennent dans un contexte d'impunité ». Le représentant du Mexique devant les organismes internationaux a contesté « nous ne pouvons partager cette observation que la torture est généralisée dans le pays, car cela ne correspond pas à la réalité » Il a ajouté que les déclarations du Rapporteur « ne reflètent pas les efforts importants déployés par le pays pour renforcer juridiquement et dans la pratique une culture de respect des Droits ». Différents autres fonctionnaires mexicains ont remis en question non seulement le rapport, mas aussi le Rapporteur lui-même – ce dernier a toutefois confirmer ses déclarations. Ce n'est pas la première fois que la diplomatie mexicaine montre des réticences face aux observations extérieures en matière de Droits de l'Homme.
En avril, des organisations internationales de Droits de l'Homme ont exprimé leur inquiétude à propos du Mécanisme de protection pour les défenseur(e)s des Droits de l´Homme et les journalistes, qui se trouvait alors « acéphale ». L'absence de direction met encore plus en danger ses bénéficiaires et les personnes qui souhaitent que leur cas soient pris en compte. Les associations se disent également inquiètes du manque d'application du Mécanisme. Ces manquements sont dus, entre autres, à des ressources réduites et inadaptées, au manque de clarté des critères pour bénéficier de son aide, et à l'impunité dans les cas d'agressions de défenseurs et de journalistes. En mai dernier, Sara Irene Herrerías Guerra a été nommée à la tête du cabinet dont dépend le Mécanisme ; elle fut auparavant Procureure en charge de l'attention aux victimes de délits et Procureure de la Justice en charge des délits de violence contre les femmes et de traite des personnes.
En mai toujours, des documents déclassifiés ont été publiés par le journal The Intercept. Un rapport interne du Northcom (le Commandement militaire du Nord des États-Unis) révèle que Washington a suspendu des fonds destinés à l'Armée mexicaine après les exécutions extrajudiciaires perpétrées en juin 2014 à Tlatlaya (état de México). Il aborde également l'affaire d'Ayotzinapa, qui pose « d'alarmantes questions sur le caractère généralisé de la violence des cartels de drogue dans la région et leur niveau de complicité avec le gouvernement ». Le document fait mention de presque 3 milliards de dollars versés par les États-Unis pour la sécurité du Mexique, principalement à travers l'Initiative Mérida, une stratégie anti-drogue inspirée du Plan Colombie. Cette aide s'ajoute à la vente directe d'armes et de matériel militaire au Mexique, principal client latino-américain des États-Unis.

Élections intermédiaires : la désillusion

Un mois avant la tenue des élections intermédiaires, l'INE (Institut Electoral National) a recensé 12 976 "zones d'attention spéciale" en raison de l'insécurité. Mi-mai, le démarrage des campagnes électorales avait entraîné la mort de 7 personnes, et 34 autres avaient été agressées ou menacées. Ces élections remettent en jeu les postes des élus du Congrès fédéral, des députés de 17 états, les 16 mairies d'arrondissements du District Fédéral, neuf gouverneurs et 993 mairies.
Selon des sources journalistiques, le PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel), parti actuellement au pouvoir, est inquiet : les sondages indiquent qu'il pourrait perdre la majorité à la Chambre des Députés. Un de ses alliés, le Panal (Parti Nouvelle Alliance), risque de perdre son accréditation en tant que parti politique. Certaines enquêtes placent le Parti Ecologiste PVEM, son principal allié, à la troisième place ex aequo avec le PRD (Parti de la Révolution Démocratique). Le PVEM, a cependant l'habitude d'entrer très tôt en campagne, afin d'être en bonne place lors des négociations de coalition ; les résultats des sondages pourraient donc être trompeurs.
Notons qu'à l'exception du PRI, les autres partis politiques et des dizaines de milliers de citoyens ont demandé à plusieurs reprises que soit retirée au PVEM son accréditation en tant que parti politique, en raison d'infractions répétées à la loi électorale.
Au milieu de cette effervescence, de nombreux citoyens se demandent non pour qui voter, mais si cela vaut la peine de le faire. L'idée de rendre nuls ou de déchirer les bulletins se répand. Selon une enquête de l'Institut Electoral National, 80% des citoyens ne font pas confiance aux partis politiques, et 64% à l'autorité électorale. Selon le Latinobarómetro 2013, le Mexique est le pays d'Amérique Latine où les gens sont le moins satisfaits du fonctionnement de la démocratie.

Guerrero: violences "localisées"?

Faltan 43, marcha en Chilpancingo, Guerrero © SIPAZ, archivo
43 disparus, manifestation à Chilpancingo, Guerrero
© SIPAZ, archivo
En Guerrero, le lancement des campagnes électorales a été marqué par l'augmentation de la violence. En mai, des hommes armés ont assassiné le candidat du PRI à la mairie de Chilapa. La candidate pour Morena (Mouvement de Renaissance Nationale) avait annoncé peu de temps auparavant qu'elle retirait sa candidature pour des raisons de sécurité. En avril, le Panal (Parti Nouvelle Alliance) a rapporté l'assassinat de quatre de ses membres au retour d'un meeting électoral. En avril également, le candidat gouverneur pour le Mouvement Citoyen, Luis Walton Aburto, a suspendu son voyage dans la zone de la Montagne, après que son cortège ait été stoppé à Chilapa par un groupe d'hommes armés. En mars, la candidate du PRD à la mairie d'Ahuacuotzingo avait été retrouvée morte près des lieux où elle avait été enlevée par des personnes armées. Les autorités considèrent pour l'instant ces violences comme étant « localisées » et que les conditions sont réunies pour que les élections aient lieu.
Au début du mois de mai, le Centre des Droits de l'Homme de la Montagne Tlachinollan a alerté que « [le crime organisé] a plongé ses racines dans les organes mêmes du gouvernement, c'est une partie inhérente à l'exercice du pouvoir et de la politique. (...) Les autorités ont fermé les yeux et refusé d'intervenir face à la violence que nous subissons et qui trouble les élections. Elles ont préféré reporter leur attention sur les organisations sociales qui se sont positionnées ouvertement contre la tenue des élections ; ces dernières ont d'ailleurs été discréditées pour cela. »
En lien avec l'affaire d'Ayotzinapa et diverses revendications sociales, les manifestations se sont radicalisées avec l'augmentation de la répression. A Acapulco, en février, un enseignant est décédé dans les affrontements entre la police fédérale et la Coordination des enseignants de l'état de Guerrero (CETEG), qui envisage de boycotter les élections. Des femmes membres de la CETEG ont en outre confirmé les abus sexuels commis par des policiers sur une enseignante.
Manifestación de maestros de la CETEG, Chilpancingo, Guerrero © SIPAZ, archivo
Manifestation des enseignants de la CETEG, Chilpancingo, Guerrero
© SIPAZ, archivo
L'enquête sur Ayotzinapa continue d'être au centre des réclamations. En mars, la famille de Julio César Mondragón, l'étudiant assassiné et démembré, a rejeté les conclusions du bureau du Procureur de la République, qui pointent comme responsable la police d'Iguala. Ils ont expliqué « ils veulent classer le crime par le biais d'une action médiatique et bâclée». Ils ont dénoncé que l'affaire était traitée comme un homicide lié au crime organisé « et non pour ce qu'elle est : une exécution extrajudiciaire associée à des actes de torture ».
Le premier rapport du Groupe interdisciplinaire d'experts indépendants, créé par la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme (CIDH), et venu au Mexique pour travailler sur le dossier, a conclu que la disparition des étudiants normalistes est un crime de lèse-humanité. Le Groupe demande, entre autres, une copie du dossier de l'enquête détenu par le bureau du Procureur, la requalification des faits en disparition forcée, ainsi que l'exploration d'autres pistes d'investigations.
En avril et mai, le père d'un étudiant de l'école normale, un normaliste et un membre de Tlachinollan ont effectué un voyage en Europe. Tlachinollan a précisé que « le but est, entre autres, d'appuyer la demande des parents d'enquêter sur la responsabilité de l'armée mexicaine et la police fédérale dans la disparition des 43 étudiants de l'école normale d'Ayotzinapa, ainsi que de mettre en évidence la responsabilité des gouvernements européens dans les atteintes graves aux droits des étudiants disparus ».
On note peu d'avancées dans d'autres affaires. En mars, Marco Antonio Suástegui, porte-parole du Conseil des ejidos et communautés opposés au barrage de La Parota (Cecop), incarcéré depuis juin 2014 dans une prison fédérale à Tepic (Nayarit), a réintégré une prison de Guerrero. Son épouse a signalé qu'il est en mauvaise santé, après neuf mois et demi sans soins médicaux, alors qu'il avait été torturé. Tlachinollan a dénoncé que « le gouvernement de l'état s'est acharné, sans que rien ne le justifie, à retarder le transfert de Marco Antonio, (...) une preuve évidente du manque de volonté politique et de l'utilisation arbitraire de la justice par le gouvernement de l'état, avec comme unique objectif de continuer à criminaliser les défenseurs des Droits de l'Homme ».
En mai, la coordinatrice de la Police Communautaire d'Olinalá, Nestora Salgado, prisonnière depuis 2013, a entamé une grève de la faim face à l'absence d'avancée dans son procès. Le gouverneur Rogelio Ortega Martínez a dit avoir redemandé au procureur de l'état d'envisager l'arrêt de la procédure pénale. Il a également déclaré qu'il allait dans le sens de l'amnistie du MPG (Mouvement Populaire de Guerrero). Une semaine plus tard, deux autres détenus de la CRAC-PC (Coordination Régionale des Autorités Communautaires-Police Communautaire) ont commencé une grève de la faim en solidarité avec Nestora.

Chiapas: Rafale de propagande électorale... et de plaintes de la société civile

Peregrinación/Via Crucis del Pueblo Creyente de Simojovel, marzo de 2015 © SIPAZ
Pélerinage Via Crucis du Peuple Croyant de Simojovel, mars 2015
© SIPAZ
En avril, le nom du successeur d'Eduardo Ramírez, secrétaire du gouvernement de l'état, a été annoncé. C'est donc le PRIste Juan Carlos Gómez Aranda qui le remplace. Ce dernier, en tant que membre fondateur de la COCOPA (Commission pour la Concorde et la la Réconciliation), avait pris part aux pourparlers avec l'EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale). Aucune explication n'a été donnée quant à la raison de ce remplacement, même si les rumeurs pointent les différends entre le parti écologiste PVEM et le PRI, au sein d'un gouvernement fondé sur l'alliance entre ces deux partis. Les rumeurs indiquent également que Ramírez Aguilar aurait démissionné après une réunion du gouverneur Manuel Velasco avec le Premier Ministre, Osorio Chong. Les élections auront lieu dans un contexte de propagande importante, avec budget alloué considérable, mais la victoire du PVEM est assez prévisible.
En parallèle, les plaintes de la part d'acteurs sociaux se sont multipliées, sans écho dans les campagnes électorales, qui proposent peu de réponses à leurs demandes. En février, la possibilité de reprise des activités minières a suscité de l'inquiétude : une lettre signée par un représentant du Bureau mexicain de géologie et de l'entreprise Geoquímica y Perforación SA de CV (Géochimie et Forage), avait été adressée au curé de Simojovel. Les auteurs du courrier lui demandaient d'intercéder en leur faveur auprès des communautés « pour accéder à leurs territoires, communaux ou privés » où, d'ici trois mois, « une cartographie géologique de la région doit être réalisée ». Le processus toucherait 20 municipalités des Hauts Plateaux et du Nord du Chiapas.
En février, Antonia López Méndez, une enfant de Banavil (municipalité de Tenejapa) a été enterrée. Sa famille a pu l'inhumer dans sa communauté, accompagnée par une caravane d'organisations, d'autorités et de policiers. Ce dispositif a été mis en place pour assurer la sécurité de cette famille, qui fait partie des 4 qui vivent déplacées depuis décembre 2011, soit au total 13 personnes.
Dans le cadre de la Journée internationale pour les droits des femmes, en mars, près de 200 femmes et quelques hommes ont défilé à San Cristóbal de Las Casas pour l'égalité en droits et pour mettre fin à la violence contre les femmes. La formation du "Mouvement en Défense de la Terre, du Territoire, et pour la Participation et la Reconnaissance des Femmes dans les décisions" a été annoncée, « dans un contexte de pillage et de destruction des ressources naturelles, et de violence généralisée de l'État, qui s'exerce à travers des politiques néolibérales et les violences liées au genre ».
En mars, l'arrivée du pèlerinage du Pueblo Creyente (Peuple Croyant) de Simojovel a eu lieu à Tuxtla Gutiérrez. L'évènement est né d'une série de revendications, dont la cessation de la violence et de la narcopolitique subies depuis deux ans dans cette région. Les autorités ont fermé les yeux sur la situation, alors que les menaces contre le curé, Marcelo Pérez Pérez, et les membres actifs de la paroisse s'accentuent.
Desplazad@s del Poblado Primero de Agosto, municipio de Las Margaritas, mayo de 2015 © SIPAZ
Déplacé(e)s de Poblado Primero de Agosto, municipalité de Las Margaritas, mai 2015
© SIPAZ
En mars également, le Centre des Droits de l'Homme Fray Bartolomé de Las Casas (CDHFBC) a dénoncé les nouvelles menaces et agressions à l'encontre des habitants de Poblado Primero de Agosto (municipalité de Las Margaritas). Un mois après leur déplacement forcé entraîné par des membres de la CIOAC-H (Organisation Centrale Indépendante Ouvrière Agricole - Historique), les familles de l'ethnie tojolabale « restent vulnérables, et sous la menace de nouvelles agressions ». Le Centre Fray Bartolomé de Las Casas a affirmé que « le gouvernement de Manuel Velasco n'a pas assumé sa responsabilité, ni rempli les engagements pris face aux familles. Au contraire, il protège les membres de la CIOAC-H, preuve en est que toutes les plaintes déposées pour les agressions commises sont restées impunies ». Au bouclage de ce journal, la situation n'était pas résolue.
En mai, après la vaccination de 52 enfants de communautés indigènes de Simojovel, 29 d'entre eux ont été victimes de complications et ont été hospitalisés. Deux en sont morts et six sont dans un état grave. Les associations civiles ont appelé les autorités impliquées à déterminer les fautes et sanctionner les responsables, ainsi qu'à apporter le soutien nécessaire aux familles, et leur garantir l'accès à la justice. Elles ont exprimé leur « inquiétude pour la situation de la petite enfance dans l'état (...). Les données du CONEVAL (Conseil national d'évaluation de la politique de développement social) indiquent qu'en 2012, 74,7% de la population du Chiapas vivaient dans la pauvreté, et 24,9% signalaient un manque d'accès aux services de santé ».

EZLN: entre agressions et actions

Seminario “El Pensamiento Crítico frente a la Hidra Capitalista”, mayo de 2015 © SIPAZ
Séminaire "La pensée critique face à l'hydre zapatiste", mai 2015
© SIPAZ
En février et mai, il a été signalé que des personnes armées menaçaient et harcelaient des habitants d'El Rosario et Nuevo Paraíso, deux communautés appartenant au Caracol de la Garrucha (municipalité d'Ocosingo). En mars, le Comité de Bon Gouvernement (Junta de Buen Gobierno) zapatiste de La Realidad a dénoncé le harcèlement subi de la part de l'Armée mexicaine. En avril, le site internet d'Enlace Zapatista a subi une cyber-attaque.
Le 2 mai, dans le caracol d'Oventik, l'EZLN a rendu hommage au philosophe Luis Villoro Toranzo, décédé en mars 2014, et à José Luis Solís López, le professeur Galeano, assassiné en mai 2014 à La Realidad (municipalité de Margaritas). L'accent a été mis sur la nécessité de poursuivre les luttes menées par les compagnons disparus. Du 3 au 9 mai, le Séminaire "la pensée critique face à l'hydre capitaliste" a eu lieu à San Cristóbal de Las Casas. Plus de 1500 personnes, venues du Mexique et de l'étranger, y ont participé. En clôture de l'événement le sous-commandant insurgé Moisés a déclaré : « compañeras et compañeros, allez avec beaucoup de matière à penser, à imaginer. Allez et parlez avec nos compagnons d'ailleurs, puisqu'en d'autres temps, nous devrons chercher d'autres façons de travailler ».(voir article).

Oaxaca: impunité et agressions des défenseur-e-s

Istmo de Tehuantepec © SIPAZ
Isthme de Tehuantepec © SIPAZ
Le premier cas de violence lié aux élections à venir est survenu dans l'état de Oaxaca : un candidat du PRD aspirant député fédéral a été assassiné alors qu'il voyageait en zone triqui. En mai, la Section 22 de la CNTE (Coordination Nationale des Enseignants) a annoncé que ses sit-in auraient désormais lieu devant les sièges locaux de l'INE (Institut Electoral National) et les comités de districts pour empêcher la tenue des élections. La position de la CNTE fait suite au conflit entretenu par les autorités depuis le vote de la réforme de l'éducation en 2013. De manière générale, on attend une faible participation dans les urnes.
La situation en matière de Droits de l'Homme reste critique, même en dehors du contexte électoral. En avril, un échange d'expériences sur les consultations préalables aux projets d'infrastructures et de développement s'est tenu à Oaxaca. Il a été pointé que « l'Etat mexicain est en train de lancer une série de consultations qui ne respectent pas les standards internationaux en la matière ; au contraire, elles ont lieu dans un climat de harcèlement à l'encontre des défenseur(e)s communautaires qui s'opposent à ces projets ». L'Assemblée Populaire du Peuple Juchitèque et des associations civiles ont mené une mission civile d'observation des processus. Ils dénoncent 20 incidents de sécurité affectant ses participants depuis le début de la consultation organisée à Juchitán, auxquels de multiples vices de procédure s'ajoutent. En lien avec la même consultation, des indigènes de Juchitán ont présenté en avril une demande de protection pour violation de leurs Droits. Ils ont qualifié de « simulation » le processus de consultation, bien que le comité d'organisation le présente comme un « modèle » dans la mise en œuvre de projets découlant de la réforme énergétique.
Pour protester contre l'impunité, une manifestation pacifique a eu lieu près de l'entreprise minière Cuzcatlán à San José del Progreso. Trois ans après l'assassinat de Bernardo Vásquez Sánchez, porte-parole de la Coordination des Peuples Unis de la Vallée d'Ocotlán, les participants ont exigé que la responsabilité intellectuelle de ce crime soit établie. « La justice n'a toujours pas été rendue pour les personnes agressées et assassinées. Au contraire, l'entreprise Fortuna Silver Mines a annoncé son expansion. Cette situation est condamnable, car les autorités n'ont porté aucune attention à cette affaire, qui a considérablement affecté les Droits de la communauté », a déclaré une proche de la victime.
En avril, cela fera 5 ans que Bety Cariño et Jyri Jaakkola (finlandais), défenseurs des Droits de l'Homme, ont été tués par balles lors d'une caravane humanitaire à San Juan Copala, zone triqui de l'état de Oaxaca. L'ANAD (Association Nationale des Avocats pour la Démocratie) a signalé que, malgré les 14 mandats d'arrêts émis contre les coupables présumés, l'un d'entre eux est décédé et trois seulement ont été arrêtés. L'association a dénoncé la « politique de simulation en ce qui concerne ces arrestations, parce qu'elles n'ont lieu que lorsque des pressions sont exercées ou lors de la visite d'eurodéputés (qui suivent le dossier) ou de la famille de Jyri ». L'ANAD dénonce également les menaces contre deux femmes parmi les principaux témoins de l'affaire, ce qui les a amenées à demander l'asile politique en Europe.
En avril également, les membres de la Commission de la vérité de Oaxaca (formée en novembre 2014 pour enquêter sur les violations des Droits commises lors du conflit de 2006) ont annoncé avoir reçu des menaces une dizaine de fois, ce pour quoi ils sont aujourd'hui sous mesures de protection. Alejandro Solalinde, membre de la Commission, a déclaré « nous pensons que les attaques contre la Commission vont être de plus en plus nombreuses, afin de la soumettre à une pression toujours plus importante ». Ceux et celles qui constituent cette commission ont déclaré que les travaux prendront fin en 2016, avec le changement de gouvernement dans l'état.

domingo, 25 de octubre de 2015

BoCa En BoCa #37 -Octobre 2015- Français


BoCa En BoCa (de Bouche à Oreille) est une revue indépendante qui prétend diffuser l'actualité des communautés organisées du Chipapas. A travers des résumés et/ou extraits de leurs communiqués, l'objectif est de générer une solidarité entre les peuples en transmettant leurs paroles

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viernes, 23 de octubre de 2015

A un ano! Ni perdon Ni olvido! Francia en luto, Francia en Lucha

Remi: Muerto tras enfrentamiento policiaco por 
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defender la tierra contra un megaproyecto de represa

Rémi. Rémi Fraisse. Es el nombre del Compañero que quedó muerto en la Zona por Defender (ZAD por su sigla en francés – Zona à Défendre, sigla retomada del vocable tecnocrático Zona d’Aménagement Différé) del Testet, en la noche de sábado 25 al domingo 26. 

Tenía nada más 21 años. Vino como pacifista y ecologista a participar en el festival organizado por varias organizaciones en apoyo y sensibilización a la lucha contra un proyecto de represa considerado como inútil e impuesto, planificado por el Consejo General del departamento del Tarn, en el suroeste de Francia, en una zona boscosa de la región. 

jueves, 22 de octubre de 2015

Las Abejas:"la sangre de nuestros hermanos y hermanas no se negocia con dinero, ni se cambia con migajas del mal gobierno".

Comunicado de la Organizacion de las Abejas 22 de Octubre de 2015

Organización de la Sociedad Civil Las Abejas
Tierra Sagrada de los Mártires de Acteal
Acteal, Ch'enalvo', Chiapas, México.

22 de octubre de 2015






A las Organizaciones, Movimientos y Colectivos Independientes del Mundo
A los y las Defensores de Derechos Humanos Independientes
Al Congreso Nacional Indígena (CNI)
A la Sexta Nacional e Internacional
A las Juntas de Buen Gobierno
A los Medios Libres, Alternativos, Autónomos o como se llamen
A las distintas Religiones del Mundo
A la Prensa Nacional e Internacional
A los hombres y mujeres del mundo que buscan una Justicia Verdadera y Cabal.

Hermanos y hermanas:

Moja la Tierra Sagrada lluvia constante del Corazón del Cielo y del Corazón de la Tierra. Milpas crecen bajo la lluvia y fertilidad de la madre tierra.

Entre la lluvia y el sol, noche y día; nubes frías, aire fresco abrazan nuestra memoria y conciencia. Luz del sol concilia nuestros sueños y esperanzas en la construcción de una Justicia Verdadera y Cabal.

Aquí en tierras tsotsiles y tseltales, crecen las milpas, milpas de semillas sanas y verdaderas; no como la vil mentira y cinismo que excupe la boca del mal gobierno de México negando su responsabilidad, negando su crimen en la masacre de Acteal.

No nos sorprende la respuesta del Estado mexicano durante la audiencia pública ante la Comisión Interamericana de Derechos Humanos (CIDH) sobre el caso Acteal, al no aceptar su responsabilidad en dicha masacre. No esperábamos, verdad, del Estado mexicano, porque durante casi 18 años ha negado su participación y planeación en la masacre. Al contrario con su política de desgaste integral hacia los sobrevivientes y víctimas de Acteal y hacia nuestra organización Las Abejas, ha tratado desde varios rostros y modos de dividirnos y callarnos; sin embargo no ha podido contra nosotros. Porque nuestra memoria es inmensa que la impunidad sembrada por el Estado mexicano.

Cree el mal gobierno junto con su Ejército que pueden negar toda la vida su crimen en Acteal, estamos seguros que con la conciencia, la memoria y la esperanza de los hombres y mujeres dignos en México, tarde o temprano van a caer. Y como pueblo mexicano los juzgaremos y condenaremos para que nunca más se repitan crímenes sobre nuestra madre tierra mexicana.

El mismo Estado mexicano ya demostró que no puede garantizar la no repetición de masacres, porque sigue masacrando al pueblo mexicano, sigue desapareciendo y asesinando mujeres, sigue desapareciendo a jóvenes y a niñas y niños. Solo nosotros, el mismo pueblo vamos a hacer que ya no se repitan hechos como Acteal, Ayotzinapa, feminicidios, etc. Al mal gobierno se le está acercando su hora, porque un sistema que ya de por sí está podrido, ya no tiene posibilidad de prevalecer con vida. Sólo con nuestra lucha, con nuestra unidad, con un pensamiento y corazón colectivo podemos destruir al sistema represor y criminal.
 
foto Area de Comunicación de Las Abejas 
El monstruo capitalista, el sistema de muerte, el Estado mexicano; gime, patalea, escupe fuego, está herido, está desesperado, se acerca su fin.

La vil mentira que el Estado mexicano sacó en la audiencia pública ante la CIDH sobre la masacre de Acteal, es la misma mentira que ha sembrado e impuesto desde la masacre de 45 hermanas y hermanos y hermanitos y más 4 que aún no nacían, el día lunes 22 de diciembre de 1997. Es la misma mentira que impone sobre Ayotzinapa, es la misma mentira que impone sobre los feminicidios, es la misma mentira que siempre impone para justificar sus crímenes de lesa humanidad.

Nuestra hermana y compañera María Vázquez sobreviviente y víctima de la masacre de Acteal, en la conferencia de prensa realizada antier en San Cristóbal de Las Casas Chiapas, después de la audiencia pública ante la CIDH en Washington, dijo: "la sangre de Acteal, la sangre de nuestros hermanos y hermanas no se negocia con dinero, ni se cambia con migajas del mal gobierno". Reafirmamos como lo dijo nuestro compañero Juan Vázquez en la audiencia pública ante la CIDH: la sangre derramada en Acteal, la justicia, la verdad y la dignidad de nuestros hermanos y hermanas 45 y más 4 no nacidos, NO se cambia por una solución amistosa.

Como hemos dicho: México está secuestrado por un grupo de criminales, camuflados de gobierno, de partidos políticos, de empresarios, de monopolios televisivos como Televisa, TV Azteca, de delincuencia organizada y entre otros criminales.

Acteal no se olvida, Ayotzinapa no se olvida, los feminicidios no se olvidan, la represión en contra de las maestras y maestros no se olvida, La Guardería ABC no se olvida. Porque con tanta ignominia en México, ahora ya nada olvidamos, porque somos seres humanas y humanos, porque tenemos memoria, y porque tenemos esperanza de que en algún día y noche o en cualquier tiempo en esta pequeñita parte del cosmos en el que existimos; se hará Justicia Verdadera y Cabal por todos los crímenes cometidos del narco-gobierno-criminal en México.

Lluvia fertilidad de la Madre Tierra, las milpas siguen creciendo,  La Memoria es cada vez más grande, las niñas y niños Abejas crecen sobre la muerte, aquí las niñas y niños crecen sobre las armas enterradas de los paramilitares priistas de Chenalhó. A pesar del intento del Estado mexicano de exterminar a las niñas y niños el 22 de diciembre de 1997; las niñas y niños de ahora, ya son semillas y esperanza inmortales de un mundo justo y humano del que estamos construyendo las y los tsotsiles y tseltales y, hombres y mujeres de diferentes colores y pensamientos y luchas.

Estas son nuestras palabras que nacen aquí en Acteal: Casa de La Memoria y de La Esperanza.

Atentamente
La Voz de la Organización de la Sociedad Civil Las Abejas de Acteal.

Por la Mesa Directiva:

       José Jiménez Pérez                                        Juan Vázquez Luna
               

        Oscar Hernández Gómez                                  Pedro Ortiz Gutiérrez



       Lisandro Sántiz Hernández                                 Amado Sánchez Díaz


foto Area de Comunicación de Las Abejas





Les Abejas refusent la solution amicale proposée par le gouvernement lors de leur audience à Washington

Juste après l'intervention des abejas et des représentants du Centre des Droitsde l'Homme Frayba, face à la Commission Interaméricaine de Droitsde l'Homme s'est organisée dans les bureaux de ce centre, une conférence de presse avec la présence de 3 survivants, le président de l'organisation de la Société Civile des Abejas, une psychologue qui a participé dans l'élaboration d'une expertise et un intégrant du CDH Frayba

La Psychologue a présenter les conditions de son travail d'expertise, avec des centaines d'heures d'interview et de travail sur les archives du cas Acteal, avec plusieurs personnes à ses côtés, de différentes nationalités, et plus de 150 heures sur le terrain. L'équipe était composée d’anthropologues, de psychologues et de groupes de traducteurs.

Les Abejas ont par la suite lu un communiqué où ils clarifiaient leur position:

"Face au cynisme de l'état Mexicain, de nier sa responsabilité dans le massacre d'Acteal, nous disons, comme l'a manifesté notre companero Juan Vazquez durant l'audience de la CIDH, qui a eu lieu aujourd'hui, à Washington, que nous N'ACCEPTONS PAS de solutions amicales avec l'Etat Mexicain (...) nous demandons que se poursuive le procès du cas, jusqu'à l'émission du dossier de fond, correspondant, où celui ci signalera la responsabilité de l'Etat Mexicain, pour la violation des articles 1.1, 2, 4, 5, 8, 17, 19 et 25 de la convention Américaine des Droits de l'Homme".

 

Ils ont aussi dénoncé la libération des paramilitaires qui aujourd'hui sont retournés dans leurs communautés:

"Le retour des paramilitaires à Acteal est une bombe dans le temps, à n'importe quel moment elle peut exploser, car, ici, se trouvent leurs armes enterrées et ils peuvent les utiliser quand ils recevront l'ordre du gouvernement, ainsi comme ils avaient reçus l'ordre de voler, ou semer la terreur en brulant des maisons ou en massacrant 45 personnes à Acteal".

Ils ont aussi rappelé que les violences continuent dans la municipalité contre leur organisation, comme par exemple, la centaine de deplacés de la Colonia Puebla à cause d'un ex paramilitaire, Jacinto Arias, mais aussi de la mort d'un intégrant des Abejas, assassiné il y a quelques mois, sans qu'il n'y ai justice, ou enquête "personne n'a rien fait"
" Malgré l'impunité qui prévaut dans le massacre d'acteal, et malgré que notre pays s'ensanglante, nous ne nous tairons pas, nous ne reculerons pas, ne nous nous humilierons pas face à un Etat criminel, il ne nous fait pas peur."

Maria Vazquez, survivante du massacre a pris la parole dans sa langue, le Tsotsil, pour dire que 9 personnes de sa famille sont mortes durant ce massacre "je suis indignée par le traitement fait aux corps, ils les ont traité comme des animaux, ils les ont déshabiller, leur ont quitter leurs organes, et à quelques-uns, leur yeux!" Elle a rappelé que ça, ce n'est pas la manière des tsotsils de prendre soin de leurs morts, ils leur donne des vêtements propres, les veillent, et leur font un enterrement sacré.

Elle insista: "Nous voulons la justice, nous n'allons pas changer nos morts pour de l'argent ou des projets assistencialistes, c'est un crime d'état"




miércoles, 21 de octubre de 2015

Las Abejas presentent leur cas face à la Comission Interaméricaine de Droits de l'Homme, le gouvernement refuse toute implication

Las Abejas de Acteal ont pu présenté leur cas face à la Commission inter-américiane des Droits de l'Homme CIDH, accompagné par des intégrants du centre des Droits de l'Homme du Frayba. Un survivant et membre de la table directive, Juan Vazquez, un avocat du Frayba Ruben Moreno, et le président de ce centre, Pedro Faro. Face à eux, se trouvaient des représentants du gouvernement, de la justice et du centre national des droits de l'homme, une institution du gouvernement.



Chaque participant avait 10 minutes pour présenter son discours. Tout ceci a été diffusé en direct sur la page de la CIDH et était également transmis en direct dans les bureaux du centre des droits de l'homme du Frayba face à des journalistes, activistes et membres de l'organisation de Las Abejas.

Las Abejas et des représentants du Frayba ont présenté dans un premier temps leur demande et ont ensuite remis une expertise à la Commission inter-américaine mais aussi à l'état Mexicain. Ce document nommé: Massacre d'Acteal, Etude psychosociale des antécédents, facteurs associés au fait, gestion de l'urgence, conséquences psychosociales et impacts collectifs. De plus cette expertise avait pour annexe un rapport de médecins légistes sur l'analyse des autopsies des victimes.

Grâce à ce document, "nous pouvons affirmer que le massacre d'Acteal s'inscrit dans un contexte de guerre, où les actions paramilitaires ont été une partie clé de la stratégie de contre insurrection, implémentée par le Gouvernement du Mexique": Le "Plan de campagne Chiapas 94".

Ils ont également souligné que des documents déclassifiés de l'Agence d'Intelligence de la Défense Des Etats Unis, DIA, disaient: "il existe un soutien direct de l'armée mexicaine à des groupes armés au Chiapas".

Ils ont ensuite rappelé le contexte du massacre et les nombreuses dénonciations de la part de l'organisation de la Société Civile, de l'église (Pueblo Creyente, l'Evêque Samuel Ruiz...) contre les exactions et opérations d'un groupe paramilitaire du PRI dans la région de Chenalho.

Juan Vazquez Luna, survivant du massacre et Secrétaire de la Table Directive des Abejas d'Acteal, a rappelé les 45 victimes, un massacre qui a duré 7 heures sans que la police agisse pour l'empêcher alors qu'elle se trouvait à 200 mètres.

Il a dénoncé le transfert des corps dans la ville de Tuxtla, à 4 heures d'Acteal, sans l'autorisation des familles des victimes. Il a dénoncé " La Bas en Tuxtla, ils leur ont quitté leurs organes, ils nous les ont rendu vide, et certains avec un
fort état de décomposition".


Ruben Morena, a, quant à lui, dénoncé la libération de près de
70 paramilitaires "jusqu'à aujourd'hui, l'Etat ne nous pas
informé vraiment du nombre de personnes libérées".

Enfin, il a demandé:
* Prendre toutes les mesures nécessaires pour établir les faits commis durant le massacre d'Acteal.
* Chercher, identifier et sanctionner tous les responsables matériels et intellectuels.
* Réparer intégralement les dommages occasionnés à toutes les victimes du cas
* Garantir que ces graves violations aux droits de l'homme, ne se répètent jamais au Chiapas ni dans n'importe quel endroit de notre pays

Lire le bulletin du Frayba en espagnol
Lire le document présenté face à la CIDH
http://www.frayba.org.mx/archivo/boletines/151020_cidh.pdf

La délégation du gouvernement, menée par Roberto Rafael Campa Cifrian, Sous Secretaire aux droits de l'homme.

Roberto Rafael Campa Cifrian a dit que les enquêtes du gouvernement mexicain se snt réalisées sur les faits, que le gouvernement n'avait pas documenter cette théorie, et annonçait que la massacre était le résultat de conflits inter-communautaire entre indigènes de la zone.

Le gouvernement critique la libération des paramilitaires, mais refuse de les citer de nouveau face à un juge:

"Malheureusement nous ne pouvons pas de nouveau les présenter
face à un juge, la législation ne le permet pas, mais ce qui si
nous pouvons faire, c'est trouver un accord de réconciliation
amicale pour indemniser les victimes. a dit la délégation du
gouvernement mexicain, en énumérant diverses actions, entre
autre, la création d'un fond économique pour des assumer des
services de santé aux survivants.

Si les représentants du gouvernement ont reconnu le fait de ne pas avoir pu prévenir ce massacre, ils ont dit que l'état n'avait aucune responsabilité

Le gouvernement a insisté que ce massacre était du à un conflit intércommunautaire, qui a commencé par la prise d'une mine de sable à Majomut. La CNDH a dit que plusieurs mesures de compensation avaient été donné dans la municipalité de Chenalho, comme des programmes sur l'eau, sur les égouts etc... ou autre types de projets de soutien. Des nouvelles lois dans la constitution chiapanèque avaient été voté pour améliorer la justice pour les peuples indigènes.

Les responsables de la commission interaméricaine, ont fait par la suite une série de 5 questions. Toutes contre le gouvernement Mexicain, demandant des clarifications sur le Plan Chiapas 94 (qu'ils ont nier connaître: "nous ne connaissons pas ce document, il n'est pas sorti de nos institutions"), sur quelles bases et comment prouver que ce ne sont pas des paramilitaires qui agirent, et sur quelles bases peuvent ils dire que ce sont des affrontements? Ils ont aussi demandé si les violences continuaient au Chiapas?

Les Abejas et les représentants du Frayba ont pris en premier la parole, et ont dénoncé la guerre de basse intensité dans la Zone Nord, Selva et Altos. Ils ont citer le témoignage d'un paramilitaire qui démontrait la participation de la police et de l'armée. Ils ont clarifié que les programmes assistencialistes du gouvernement ne faisaient que provoquer des divisions dans les communautés. Ils ont expliqué que la violence continuait au Chiapas, comme un autre cas présenté auprès de la cidh, celui de Viejo Velasco.

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Juan Vazquez, a, lui, rappelé les terribles événements des déplacés de Puebla, où plus de 100 personnes ont du se déplacer, face les fortes menaces et agressions durant plusieurs mois et les provocations de Jacinto Arias Cruz, Ex président municipal de Chenalho, ex paramilitaire, et ex prisonnier qui avait juré de se venger des Abejas

Le gouvernement n'a pas trouver d'autre parole que de proposer d'ouvrir le dialogue et de chercher une solution amicale. Il a rappelé qu'il n'y avait aucune preuve pour démontrer que les responsables étaient des paramilitaires, et que pour le gouvernement ce n'étaient que des groupes civils armés.

Il a confirmé que l'état reconnaissait "être incapable de prévenir le massacre et reconnaît son incapacité de réaction immédiate, mais le gouvernement n'accepte pas son implication dans le massacre".


BoCa Em BoCa #37 Portugués -Outubro 2015-


BoCa En BoCa é uma revista indepemdemte que pretende difundir o que acontece nas comunidades organizadas en Chiapas. Atraves de resumos ou fragmentos de seus comunicados, o objetivo é gerar solidariedade entre os os povos transmitindo suas palavras.



martes, 20 de octubre de 2015

BoCa En BoCa #37 in English -October 2015-

   BoCa En BoCa #36- October 2015 
BoCa En BoCa is an independent newssheet that aims to disseminate what happens in the organized communities in Chiapas. The aim is to generate solidarity among communities, through summaries or extracts of their publications transmitting their words.



Las Abejas NO aceptan una solución amistosa con el Estado Mexicano, tras su intervención en la CIDH

      Tras la intervención de las Abejas, de representantes del Centro de Derechos Humanos Frayba, frente a la Corte Interamericana de Derechos Humanos, se organizó en las oficinas de este centro una conferencia de prensa, con la presencia de 3 sobrevivientes, el presidente de la Organización de la Sociedad Civil de Las Abejas, una psicóloga quien participó en la elaboración del peritaje y un integrante del CDH Frayba.

La Compañera Psicóloga platicó cómo fue el trabajo del peritaje, con centenas de horas de entrevistas y de trabajo con archivos y mas de 150 horas de trabajo de campo. El equipo fue conformado por antropólogos, psicologos y grupos de traductores....





Las Abejas, leyeron un documento donde aclararon su posición:
"Ante el cinismo del Estado mexicano de negar su responsabilidad en la masacre de Acteal; decimos como lo manifestó nuestro compañero Juan Vázquez ante la audiencia de la CIDH llevada acabo hoy en Washington, que NO aceptamos llegar a una solución amistosa con el Estado Mexicano. (...) pedimos se continúe con la tramitación del mismo, hasta la emisión del informe de fondo correspondiente, en donde señale al Estado mexicano su responsabilidad por la violación a los articúlalos 1.1, 2, 4, 5, 8, 17, 19 y 25 de la Convención Americana de Derechos Humanos."

Denunciaron igual la liberación de los paramilitares quienes ahora andan libres:

"El regreso de los paramilitares a Acteal es una bomba de tiempo, ya que en cualquier momento puede explotar, porque ahí están sus armas enterradas y lo pueden utilizar cuando reciban la orden del gobierno así como fueron ordenados a robar, a sembrar terror a quemar casas y masacrar a 45 personas en Acteal."

Recordaron igual que las violencias siguen en su municipio y en contra de su Organización, como por ejemplo la centena de desplazados de la colonia Puebla por culpa de un ex paramilitar, Jacinto Arias pero igual de la muerte de un integrante, asesinado hace unos meses, sin que haya justicia, investigación. "Nadie hizo nada".


María Vázquez sobreviviente de la masacre, tomó la palabra en su idioma, Tsotsil, para decir que 9 familiares suyo murieron durante ese masacre, "estoy indignada por el trato de los cuerpos, les trataron como animales, les desnudaron, les quitaron sus órganos, unos sin ojos!" Recordó que así no es la manera de los tsotsiles de cuidar a sus muertos, ellos les dan ropas, les velan y hacen un entierro sagrado.

Insistió: "Queremos justicia, no vamos a cambiar nuestros muertos por dinero o por proyecto eso es crimen de estado"




Caso Acteal frente a la CIDH: Presentan peritaje, el gobierno se queda mudo, y no propone mas que una solucion amistosa.

Las Abejas de Acteal pudieron presentar su caso frente a la Comisión Interamericana de Los Derechos Humanos (CIDH), con el Centro de Derechos Humanos FrayBa. Un sobreviviente, miembro de la Mesa Directiva, Juan Vázquez, un abogado del Frayba (Ruben Moreno) y el presidente del centro Pedro Faro. Frente a ellos, se encontraron representantes del Gobierno, de la Procuradoría General y del Centro Nacional de Derechos Humanos (CNDH) una institución del estado.


Cada ponente tenía 10 minutos para presentar su palabra. Fue difundido en vivo en la pagina del CIDH y transmitido en las oficinas del Frayba, frente a periodistas, activistas y miembros de la Organización de Las Abejas.

Las Abejas y representantes del Frayba presentaron en primer tiempo su demanda y luego entregaron un documento a la Comisión Interamericana pero también al Estado Mexicano. Dicho documento denominado "Masacre de Acteal, Estudio psicosocial de los antecedentes, factores asociados al hecho, manejo de la emergencia, consecuencias psicosociales e impacto colectivo". Ademas ese documento incluye como anexo un informe pericial médico forense sobre el análisis de las autopsias de las victimas.

Gracias a este documento "podemos afirmar que la Masacre de Acteal se inscribió en un contexto de guerra, donde las acciones paramilitares fueron parte clave de la estrategia contra-insurgente implementada por el Gobierno de México": el "Plan de Campaña Chiapas 94". 

Subrayaron, que documentos desclasificados de la DIA (Agencia de Inteligencia de la Defensa de EEUU) dijo "Existe el apoyo directo del ejercito mexicano a grupos armados en Chiapas"

Luego recordaron el contexto de la masacre y las numerosas denuncias de parte de organizaciones de la Sociedad Civil e Iglesia (Pueblo Creyente, el Obispo Samuel Ruiz...), las operaciones de un grupo paramilitar del PRI, en la región de Chenalho.

Juan Vázquez Luna, Sobreviviente de la masacre y Secretario de la Mesa directiva de las abejas, recordaron las 45 victimas, una masacre que duró 7 horas sin que la policía actuara para impedir la masacre mientras se encontraban  a 200 metros.

Denunció el traslado de los cuerpos en la ciudad de Tuxtla, a 4 horas de Acteal, sin el permiso de los familiares. Denunció: "Allá en Tuxtla les quitaron sus órganos, nos los entregaron todos vacíos y algunos con un alto grado de descomposición"




Ruben Moreno, denunció la liberación de aproximadamente 70 paramilitares, "hasta la fecha el Estado no ha informado verdaderamente el numero de liberados".

Por fin recomendó: 
*Tomar todas las medidas que sean necesarias para esclarecer los hechos cometidos en la masacre de Acteal.
*Investigar, identificar y sancionar a todos los responsables materiales e intelectuales
*Reparar integralmente el daño causado a todas las víctimas del presente caso
*Garantizar que éstas graves violaciones a derechos humanos nunca vuelvan a repetirse en Chiapas ni en cualquier otro lugar de nuestro país.

Leer boletín Frayba

Leer documento presentado ante la CIDH




El gobierno encabezado por Roberto Rafael Campa Cifrián, subsecretario de Derechos Humanos de la Secretaría de Gobernación.


Roberto Rafael Campa Cifrián dijo que la investigación del gobierno mexicano realizó sobre los hechos, no se pudo documentar esta teoría, y sí una que apuntaba a la masacre como resultado de conflictos intercomunitarios entre indígenas de la zona.

El gobierno lamenta la liberación de los paramilitares pero rechaza citarlos de nuevo:

Lamentablemente no podemos volver a llevar a juicio a estas personas, la legislación no nos lo permite, pero lo que si podemos hacer es llegar a un acuerdo de conciliación amistosa para indemnizar a las víctimas”, dijo la delegación del gobierno mexicano y enumeró diversas acciones, entre ellas la creación de un fondo económico y servicios de salud para los sobrevivientes."

Si los representantes del gobierno reconocieron el hecho de no haber prevenido y impedido ese masacre, dijeron que el estado no tiene ninguna responsabilidad.

El gobierno insistió en que ese masacre es debido a una pugna intercomunitaria, empezando con la toma de posesión de la grava de arena de Majomut, La CNDH dijo que varias medidas de compensación fueron dadas en el municipio de Chenalho como programas de agua entubada, o otros tipos de proyecto de apoyo. Nuevas leyes en la constitución del estado de Chiapas fueron puestas para mejorar la justicia para los pueblos indígenas.

Los Comisionados de la CIDH, hicieron una serie de 5 preguntas. Todas en contra del gobierno mexicano, pidiendo aclaración sobre el plan Chiapas 94 (que rechazaron, "no conocemos ese documento, no salio de nuestras instituciones"), en qué se basa y cómo pueden comprobar que no fueron paramilitares, con qué base pueden decir que son enfrentamientos? Preguntaron, como sigue la violencia?
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Las Abejas y representantes del Frayba pudieron tomar la palabra, denunciando la guerra de baja intensidad en la Zona Norte, Selva y Altos. Dieron a conocer el testimonio de un paramilitar corroborando la participación del policía y del ejercito. Aclararon que los programas asistencialistas del gobierno solo provoca división en las comunidades. Explicaron que la violencia sigue en Chiapas,  otro de los casos, el de Viejo Velasco, esta presentado en la CIDH. 

Juan Vázquez recordó los terribles eventos de los desplazados de Puebla, donde mas de 100 personas tuvieron que desplazarse a Acteal tras fuertes amenazas, hostigamientos y agresiones, durante varios meses por las provocaciones de Jacinto Arias Cruz, ex presidente Municipal de Chenalho, Ex paramilitar y ex preso, que juró vengarse de las Abejas.

El gobierno no tuvo mas palabra que proponer para abrir el dialogo y de buscar una solución amistosa.  Recordó que no hay ninguna prueba para demostrar que fueron paramilitares, para el gobierno son grupos civiles armados.

Confirmó que el Estado fue "incapaz de prevenir la masacre y reconoció su incapacidad de reacción inmediata, pero el gobierno no aceptó su implicación en la masacre".


Presentacion del libro "A nuestros Amigos" desde CIDECI el 22/10

Presentación del Libro “A nuestros Amigos” desde CIDECI este jueves 22 de octubre


PRESENTACIÓN DEL LIBRO:
A NUESTROS AMIGOS
La presentación estará a cargo de compañeros, de Francia, 
Catalunya y México, que han participado 
en la traducción y difusión del libro.
MODERADORES:
Nina Miola y Fabio Sciacca
(Nodo Solidale)
17:00 Horas
22 octubre 2015
Lugar:
Cideci-Unitierra Chiapas
Camino Viejo a San Juan Chamula s/n.
Colonia Nueva Maravilla
San Cristóbal de las Casas, Chiapas.
Transmisión EN VIVO por komanilel.org y seminarioscideci.org
**********
A los que sienten que el final de una civilización no es el fin del mundo;
A los que ven la insurrección como una brecha, en primer lugar, en el reino organizado de la necesidad, de la mentira y de la confusión;
A los que adivinan, detrás de la espesa niebla de “la crisis”, un teatro de operaciones, de maniobras, de estrategias -y por tanto la posibilidad de un contraataque;
A los que asestan golpes;
A los que acechan el momento propicio;
A los que buscan cómplices;
A los que desertan;
A los que resisten con firmeza;
A los que se organizan;
A los que quieren construir una fuerza revolucionaria,
revolucionaria porque sensible;
Esta modesta contribución a la inteligencia de este tiempo.
(Contraportada del libro)
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lunes, 19 de octubre de 2015

Conferencia de Prensa: Impunidad en la Masacre de Acteal. Audiencia ante la CIDH

Conferencia de Prensa: Impunidad en la Masacre de Acteal. Audiencia ante la CIDH

+infos La otra Agenda

El Centro de Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas (Frayba), invita a seguir en vivo, este 20 de octubre, la audiencia pública sobre el caso 12.790 Manuel Santiz Culebra y otros (Masacre de Acteal), durante la 156 sesión de la Comisión Interamericana de Derechos Humanos, con la participación de La Organización Sociedad Civil Las Abejas de Acteal y El Frayba, a través de la página:

http://www.oas.org/es/cidh/

La audiencia se retransmitirá en las oficinas del Frayba, el 20 de octubre de 2015, de 10:30 a 12:00 México. (11:30 a 13:00 Washington D.C.)

Al concluir la audiencia se realizará Conferencia de Prensa.

Participan:

Organización Sociedad Civil de Las Abejas de Acteal
Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas.

Fecha: 20 de octubre de 2015.
Hora: 12:00 Hrs.
Lugar: Oficinas del Centro de Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas, ubicadas en Brasil 14, Barrio de Mexicanos, San Cristóbal de Las Casas, Chiapas.

Conferencia transmitida en vivo por: http://komanilel.org/ y http://kehuelga.net/

domingo, 18 de octubre de 2015

Locatarios y locatarios del mercado de Tonala Exigen el respeto al Derecho al trabajo y la reasignación de locales.

LOCATARIOS Y LOCATARIAS DEL MERCADO DR. BELISARIO DOMÍNGUEZ DE LA CD. DE ARRIAGA, SE DECLARAN EN HUELGA DE HAMBRE

                                                             
                                                               Tonalá, Chiapas a 15 de Octubre de 2015 
                                                                                                          Boletín No. 10

  • Locatarios y locatarios del mercado Dr. Belisario Domínguez, Exigen el respeto al Derecho al trabajo y la reasignación de locales. 


Este Centro de Derechos Humanos responsabiliza al Gobierno del Estado: Al Gobernador del Estado de Chiapas Manuel Velasco Cuello, al Secretario de Gobierno Lic. Juan Carlos Gómez Aranda, al Comisionado Arq. Jorge Alberto Betancuourt Esponda, al Subsecretario Región Istmo-Costa Lic. José Juan Trinidad Balboa, al Delegado de Gobierno de Arriaga C. Free Juan Carlos Bedwell Tlaiye y el Presidente Municipal de Arriaga Alejandro Patrinos Gutú, por el incumplimiento de los acuerdos firmados y la falta de voluntad política para resolver el conflicto en relación a la entrega fisca y material de los locales del mercado Publico Dr. Belisario Domínguez de la ciudad de Arriaga, Chiapas así como también de la asignación de locales.