viernes, 13 de julio de 2012

Comunicado Espoir Chiapas: "brindamos con vino pero queremos brindar con champagne!"

La justicia Mexicana dio (por fin) su notificacion sobre el amparo de Alberto Patishtan y decidio trasladarlo en el lugar de donde lo sacaron. Desde el dia 26 de julio, el profesor Alberto Patishtan regreso en sus tierras, chiapanecas! Pero directamente en la carcel! Ahora que se cumplio la ley esperamos que se cumpla la justicia!

ALBERTO PATISHTAN LIBERTAD
FRANCISCO SANTIZ LOPEZ LIBERTAD
PRESOS POLITICOS LIBERTAD

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Abajo: Comunicado Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas frente al regreso de alberto
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La justice Mexicaine a (enfin) donné sa décision sur la demande d'Alberto Patishtan et a décidé de le transférer dans le lieu d'où ils l'ont sorti! Depuis le 26 juillet le professeur Alberto Patishtan est deretour dans ses terres du Chiapas. Mais directement en prison! Alors qu'aujourd'hui la loi s'est appliquée nous attendons que la justice le soit!!!!!.


ALBERTO PATISHTAN LIBERTE
FRANCISCO SANTIZ LOPEZ LIBERTE
PRISONNIER POLITIQUE LIBERTE


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Ci-dessous (après la version espagnol): Communiqué Espoir Chiapas/ Esperanza Chiapas face au retour d'alberto
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Companeras, companeros,
Hermanas, hermanos,

Ante de todo que reciben un muy cordial saludo desde las tierras de Francia!

Es con placer y felicidad que hemos aprendido que por fin, y aun unas semanas atrasadas, por un proceso juridico lento, pero igual sin dudar por decision politica para atrasar la divulgacion de la noticia, que ALBERTO PATISHTAN IBA A REGRESAR EN UNAS 48 HORAS EN SUS TIERRAS CHIAPANECAS, para estar cerca de su familia, de sus amig@s, y de su pueblo! como lo confirma el amparo que ordena el regreso de Alberto Patishtan,

Nos dio mucha alegria, y hemos festejado dignamente esa noticia! PERO no olvidamos que solo fue una batalla que hemos ganado, falta ganar una guerra, nuestra lucha! LA LIBERTAD DE ALBERTO PATISHTAN y su regreso en su casa del municipio del Bosque!

Basta de promesas!! 12 anos son demasiados! Lo queremos ver libre ya!! No vamos a parar la lucha hasta que se libera nuestro profe!

No olvidamos tampoco a nuestro hermano, base de apoyo zapatista, Francisco Santiz Lopez, que esta pasando mas de 200 dias, no vamos a permitir otra injusticia.

Convocaremos pronto nuevas acciones para exigir la libertad de nuestros presos politicos. Saludamos la fuerza del profesor de haber podido aguantar en el cerfereso n*8 de Aguasave . Otra vez nos dio una ensenanza de dignidad.

Nos quedamos atentos en que se cumple la ley lo mas pronto posible, y que nuestr@s companer@s de la voz del amate podran festejar con el su regreso en el cereso 5.

Agradecemos a toda la gente de la treintena de paises, de los cincuentena estados de la republica Mexicana, agradecemos a su familia, a sus amigos, al pueblo del bosque, a la Frayba, a la otra Nueva York, al movimiento por la paz, al colectivo Ik, a la cgt chiapas, a tod@s lo que olvidamos por su apoyo incondicional para exigir la libertad y para su apoyo en las acciones.

Les pedimos de quedarse muy atentos en las proximas acciones que se van a convocar y esperamos que este logro les dara mas fuerza para luchar, ahora que vemos que si, nuestras movilizaciones dan resultado.

Companeros, Companeras, es digno hoy brindar a la salud del profe, pero no olvidamos a los demas presos politicos que quedan en la carcel a traves del mundo!

En el caso de Alberto, la ley se cumplio ahora que la justicia se cumple!
Ahora hemos brindado con vino, pero queremos brindar con Champagne!

Un gran saludo
Gracias a tod@s!

ALBERTO PATISHTAN LIBERTAD
FRANCISCO SANTIZ LOPEZ LIBERTAD
PRESOS POLITICOS LIBERTAD

VIVA LA SOLIDARIDAD
VIVA LA OTRA CAMPANA

Associacion Espoir CHiapas / Esperanza Chiapas

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Compagn-e-on-s,
Soeurs et frères,

Avant tout veuillez recevoir nos cordiales salutations de France!

C'est avec plaisir et joie que nous avons appris qu'enfin, et malgré des semaines en retard, suite à un lent processus juridique mais aussi sans aucun doute par des décisions politiques pour retarder la divulgation de l'information, qu'ALBERTO PATISHTAN ALLAIT REVENIR DANS LES 48 HEURES DANS SES TERRES CHIAPANEQUES, pour être près de sa famille, ses amis et son peuple! comme le confirme l'appel qui ordonnait le retour d'Alberto Patishtan.

Cela nous a donné beaucoup de joie et nous avons dignement fété cette nouvelle MAIS nous n'oublions pas que c'est seulement une bataille que nous avons gagné, il manque encore gagner la guerre, notre lutte! LA LIBERTE D ALBERTO PATISHTA et son retour dans sa maison dans la municipalité du Bosque

MARRE des promesses!! 12 ans se sont trop! Nous voulons le voir libre maintenant! Nous n'allons pas arreter de lutter jusqu'à la liberté de notre prof'!

Nous n'oublions pas non plus notre frère, base d'appui zapatiste, Francisco Santiz Lopez, qui passe déjà plus de 200 jours derrière les barreaux, nous ne permettrons pas une autre injustice.

Nous convoquerons bientôt de nouvelles actions pour exiger la liberté de nos prisonniers politiques. Nous saluons la force du professeur d'avoir su tenir dans la prison de haute sécurité. Une fois de plus il nous a donné un leçon de dignité

Nous remercions à tous les gens de la trentaine de pays, des cinquantianes d'états de la république Mexicaine, nous remercions sa famille, ses amis, le peuple du Bosque, la Frayba, le mouvement pour la paix, le mouvement de New York, le collectif IK, la CGT Chiapas, à tou-t-e-s ceux que nous oublions pour leur soutien inconditionnel pour exiger la liberté et pour leur soutien dans leurs actions.

Nous vous demandons de rester très attentifs pour les prochaines actions qui vont se convoquer et espérons que cette réussit vous donnera plus de force pour lutter, maintenant que nous voyons que si, nos mobilisations donnent des résultats!

Compagn-e-on-s, il est digne aujourd'hui de trinquer à la santé du prof', mais nous n'oublions pas les autres prisonniers politiques qui restent en prison à travers le monde!

Dans le cas d'Alberto, la loi s'est appliquée, maintenant que justice soit faite!
Aujourd'hui nous trinquons avec du vin, mais nous voulons trinquer avec du Champagne!

Un grand salut
Merci à tou-t-e-s

Association Espoir Chiapas

domingo, 8 de julio de 2012

Message de la societe civiles las abejas pour le forum contre les grands projets imposes inutiles





Organización Sociedad Civil “Las Abejas”
Tierra Sagrada de los mártires.
                                                      Acteal,  Ch’enalvó, Chiapas, México.
                                                                   
A 6 de julio, 2012.







Lire la vidéo qui accompagne le communiqué


A l'Opinion Publique
Aux medias de communication de l’Etat, National et International
Aux Media alternatifs
A la Sixième Internationale
Aux Adhérents de l’autre campagne
Aux organisations indépendantes
Aux défenseurs des droits de l’homme non gouvernementaux
Aux Organisation environnementales


Frères et sœurs du forum contre les mégas projets de mort en France :

Le savoir de nos tous premiers, nous a appris que la Terre Mère, doit être protégée, aimée et défendue car c'est de là où nait la vie, de là que se transmettent les connaissances, de là que se garde l’essence du vivre, le droit de naitre, de grandir et mourir, en elle se trouve tout, en elle nous vivons et malgré tout il n'existe pas d'administration sur elle, car aucun humain n'est maître de la terre Mère, c'est plus nous qui lui appartenons, nous sommes de la Terre Mère, c'est comme ça que nous la voyons, et comment nous devrions tous la voir.

Cependant, alors que nous, les peuples et communautés originaires nous voyons la vie, nous voyons la transcendance de la Terre Mère, les gouvernements qui obéissent aux intérêts étrangers des peuples, voient en elle un business et appellent la Terre Mère, le milieu ambiant, et ils l'exploitent, et vendent notre patrie aux entreprises étrangères obéissant au système capitaliste néolibéral, c'est à dire, qu’ils offrent des permis et des concessions aux entrepreneurs internationaux pour qu'ils exploitent, créent des mines, construisent et donnent un usage à la terre où nous vivons; la terre que nous a laissé nos anciens. Et ils le font sans nous consulter, sans nous demander, sans nous prévenir, et cela ne les dérange pas de détruire nos maisons, notre habitat, et nos temples sacrés, blessant de manière brutale notre Terre Mère, changeant son cycle, les grands projets contribuent et favorisent le changement climatique. Et c'est pour cela que nous commençons à lutter, nous opposer, à condamner et rejeter totalement les projets qui n'apportent pas de bénéfices pour les peuples et communautés, tout comme vous faites, vous, en Europe contre les mégas Projets qui se réalisent comme la construction des trains à Haute Vitesse, en Espagne, La TAV en Italie, et le TGV en France, Nous sommes présents avec vous dans le forum par ce document pour unir nos demandes, nos voix et notre indignation sur l'extermination que réalisent les gouvernements contre nos villages. Si bien que les gouvernements globalisent le monde pour le contrôle et la dépendance, nous, nous globalisons notre lutte de résistance et de construction de l'autonomie.


Nous sommes présent avec vous via ce document car les gouvernements par ordre de la sphère élitiste introduisent dans nos villages, des projets et mégaprojets de mort qu'ils camouflent et promotionnent au nom de « développement » pour tromper notre peuple, et nous faire croire un grand mensonge pour s'approprier et nous éloigner de l'héritage que nous ont laissé nos anciens, les plus majeurs, comme héritage.

En cette date, nous continuons la lutte pour la construction de la Paix avec Justice et Dignité, compromis dans la résistance pacifique pour défendre nos droits d'hommes et d'indigènes, défendant ainsi notre Terre, Territoire et Ressources Naturelles, ainsi nous, les gardiens de la mémoire et de l'espoir, nous, « les Abejas », nous avons été les défenseurs et protecteurs de la Terre Mère depuis que nous sommes nés; nous continuons à crier pour la justice, pour le respect à notre autonomie, mais plus tout seul, avec d'autres organisations et d'autres peuples qui n'ont pas été écoutés, et nous prenons la parole, parce que nous sommes des défenseurs des Droits de l'Homme.

 

Nous avons dénoncé et continuons à dénoncer donc, les projets étranger à nos villages, nous disons étranger parce que nous ne les sollicitons pas, et parce que ça ne va pas bénéficier à nos communautés sinon à des entreprises multinationales qui depuis des années exploitent, créent des mines, et volent nos richesse. Et c'est pour cela que nous condamnons totalement les projets de construction de mine, de barrage, infrastructures (grandes autoroutes), zone hôtelière, chaine de supermarché, villes rurales, reconversion productive... Comme nous l'avons récemment fait quand le gouvernement du Chiapas allait construire une ville rurale dans notre municipalité de Chenalho, et la construction des barrages de Cancuc et Itzantun contre lesquelles nous continuons nos dénonciations, car nous savons déjà que ces projets cachent un autre visage, celui de la guerre de contre insurrection, car les communautés se font déplacées de manière forcée, créant des conflits internes, changeant ainsi nos forme de vie comme peuple originaires.


Bien que notre lutte pacifique que nous faisons pour la défense de notre Terre, Territoire et Ressources Naturelles, nous a couté la vie, car nous n'oublions la mort de nos 45 frères et sœurs massacrés à Acteal, le 22 décembre 1997, ils sont morts parce que nous luttions contre les mégaprojets du gouvernement qui violait nos droits humains, et nous massacrait seulement pour ne pas être d'accord avec le système qu'exerçait le gouvernement contre nos peuples. Et non, ainsi nous n'allons pas nous rendre ou nous taire, ou nous vendre; que les gouvernements le sachent, jamais nous n'oublierons le crime qu'ils ont commis contre notre peuple, et nous n'arrêterons pas de le dénoncer parce que les auteurs matériels et intellectuels du massacre d'Acteal, jouissent toujours d'impunité, et ils planifient d'autres massacres, comme conséquence de l'injustice et de l'impunité qui règne au Mexique facilités  par les gouvernements dans leur ingouvernabilité.

C'est dans ce climat d'injustice que nous continuons et continuerons à lutter et notre chemin nous a démontré que maintenant c'est notre temps, c'est le temps de nous les peuples pour que fassions notre propre histoire, et décidions du destin de nos villages et communautés, Nous haussons la voix, il n'y a pas de peur dans nos paroles ni dans nos cœurs, notre vue augmente dans les horizons les plus lointain, et nous luttons tous les jours où le soleil nous donne la lumière du jour, défendant toujours l'héritage que nous ont laissé nos anciens, qui sont nos champs et montagnes, où nous semons et récoltons nos moyens d'exister au quotidien; où nos enfants et les enfants de nos enfants sèmeront et récolteront quand nous nous en seront allés pour nous retrouver avec nos anciens, ainsi ils continueront notre exemple et notre lutte que nous ont confié nos martyrs et nos anciens.

Finalement nous unissons notre voix, notre parole et notre exigence dans la condamnation des projets de mort, avec vous qui êtes au Forum Contre les Grands Projets Imposés, qui ce célèbre à Notre-Dame des Landes, Nantes, en France;: Et depuis le Chiapas, Mexique, nous vous envoyons nos salutations et notre reconnaissance pour vos luttes, efforts et votre exemple.
La lutte continue et continuera jusqu'à la construction de nos autonomies.

Pour la construction de l'autonomie et de la libre détermination nous exigeons:
  • Respect de la Terre, Territoire et ressources Naturelles des peuples originaires.
  • Annulation définitive de la construction des barrages de Itzantun, Cancun, El Zapotillo
  • Annulation définitive de la construction de la ,ine de Chicomuselo et Wirikuta
Non à la construction de la voix de Train à Haute Vitesse en Espagne
Non au TAV en Italie
Non au TGV et à l'aéroport en France
Non à la construction de la mégaminerie de Cajamarca au Pérou
Si à la vie et à l'autonomie des peuples!!


ATENTAMENTE.
Voix de l'Organisation Société Civil “Las Abejas”


____________________________
Porfirio Arias Hernández
President Table Directive
______________________________
Enrique Perez Santis
Vicepresident

____________________________
Victorio Santis Gómez
Secretaire Gral.

______________________________
Javier Pérez Gutiérrez
Sous Secretaire

____________________________
Benjamín Pérez Pérez
Trésorier

______________________________
Manuel Pérez Gómez
Sous trésorier.

+ d'infos

Mensaje de las abejas para el Foro Europeo Contra los mega proyectos



Organización Sociedad Civil “Las Abejas”
Tierra Sagrada de los mártires.
                                                      Acteal,  Ch’enalvó, Chiapas, México.
                                                                   
A 6 de julio, 2012.

A los medio de Comunicación Estatal, Nacional e Internacional
A los medio alternativos
A la Sexta Internacional
A los Adherente de La Otra campaña
A la organizaciones independientes
A los defensores de derechos humanos no Gubernamental O.N.G.
A las organizaciones ambientalistas.


Hermanos y hermanas en el foro “contra megaproyectos” de muerte en Francia.
La sabiduría de nuestros mas primeros nos enseñaron que la Madre Tierra se tiene que cuidar, amar y defender, porque de ahí nace la vida, de ahí yace el conocimiento, de ahí se guarda la esencia del vivir, el derecho de nacer, el crecer y el morir, en ella esta todo, en ella vivimos, y por lo tanto no existe administración sobre ella pues ningún humano es dueño de la Madre Tierra, es mas a ella le pertenecemos, somos suy@s la Madre Tierra como de por si la vemos nosotros y como la deberíamos verlo todos.


Sin embargo, mientras nosotros los pueblos y comunidades originarios vemos vida, vemos trascendencia en la Madre Tierra, los gobiernos que obedecen al interés ajeno del pueblo en ella ven negocio y llama a la Madre Tierra medio ambiente, la explota, y le vende nuestra patria a empresas extranjeras obedeciendo al sistema capitalista neolieral, es decir, le otorga permiso y le da concesiones a empresarios trasnacionales para que exploten, minen, construyan y le dan uso la tierra donde nosotros vivimos, la tierra que nos dejo nuestro mayores pues. Y lo hace sin consultarnos, sin preguntarnos, sin avisarnos, y no les importa destruir nuestras casas, nuestro hábitat y nuestros templos sagrados lastimando de manera brutal nuestra Madre Tierra, cambiando su ciclo, pues los grandes proyectos contribuyen y favorecen al cambio climático. Y por eso comenzamos a luchar, a oponernos y a condenar al rechazo total los proyectos que no traen beneficio a nuestros pueblos y comunidades así como lo están haciendo ustedes por Europa en contra de megaproyectos que se están oponiendo a la construcción de la vía de tren de alta velocidad en España, la TAV en Italia, TGV en Francia. Y estamos presentes con ustedes en el foro mediante este documento para unir nuestras demandas, nuestras voces e indignación sobre el exterminio que realiza los gobiernos en contra de nuestros pueblos. Si bien los gobiernos globalizan el mundo para el control y dependencia, nosotros globalizamos nuestra lucha de resistencia y la construcción de nuestra autonomía.

 


Estamos presente con ustedes mediante es documento porque los gobiernos por orden de la esfera elitista introducen en nuestros pueblos, proyectos y megaproyectos de muerte que disfraza y promociona en nombre de desarrollo para engañar nuestro pueblo, y hacernos creer una gran mentira para apropiarse y enajenarnos de la herencia que por siglos nos ha dejado nuestros antepasados, los más mayores.


A la fecha seguimos en la lucha por la construcción de  Paz con Justicia y Dignidad, firmes en la resistencia pacifica para defender un nuestros derechos humanos e indígenas, defendiendo así nuestra Tierra, Territorio y Recursos Naturales, pues nosotros los guardianes de la memoria y la esperanza que somos “Las Abejas”, hemos sido los cuidadores y defensores de la Madre Tierra desde cuando nacimos; seguimos gritando justicia, respeto a nuestra autonomía, ya no solos sino con otras organización y con otros pueblos no han sido escuchados y tomamos la voz porque somos defensores de derechos humanos.


Denunciamos y seguimos denunciando entonces los proyectos ajenos a nuestros pueblos, decimos ajenos ya que no la solicitamos nosotros y porque no va beneficiar a nuestras comunidades sino a empresas trasnacionales que desde años explotan, minan y roban nuestra riqueza. Y por eso condenamos totalmente los proyectos de construcción de mina, presas y represas, infraestructuras (grandes autopistas), zonas hoteleras, cadenas de supermercados, ciudades rurales, reconversión productiva. Como lo hicimos recientemente cuando el gobierno de Chiapas iba a construir una ciudad rural en nuestra municipio Chenalho,  y de la construcción de presas Cancuc e Itzantun con la cual seguimos en su denuncia ya que sabemos que esos proyectos es otro rostro mas en como se disfraza la guerra de contrainsurgencia ya que desplaza a las comunidades de manera forzada, creando conflictos internos cambiando así nuestra forma de vida como pueblos originarios.


Aunque nuestra lucha pacifica que hacemos por la defensa de nuestra Tierra, Territorio y Recursos Naturales nos ha cobrado la vida porque no olvidamos que la muerte de nuestros 45 hermanos y hermanos masacrados en Acteal el 22 de diciembre de 1997, fueron muertos porque luchamos en contra de los megaproyectos de gobierno que violenta nuestros derechos humanos, y nos masacraron solo por no estar de acuerdo con el sistema que ejerce el estado en contra de nuestro pueblo. Y no así vamos a rendirnos, o a callarnos o a vendernos que sepan los gobiernos; jamás olvidaremos el crimen que cometieron en contra de nuestro pueblo ni dejaremos de denunciarla porque los autores materiales e intelectuales de la masacre de Acteal siguen gozando de impunidad y planeando otras masacres como consecuencia de la injusticia e impunidad que reina en México propiciados por los gobiernos de su ingobernabilidad.


Pese a este clima de injustica, seguimos y seguiremos en lucha y nuestro camino nos ha demostrado que ahora es nuestro tiempo, que es tiempo de nosotros los pueblos para que hiciéramos nuestra propia historia y decidiéramos el destino de nuestros pueblos y comunidades. Ya alzamos la voz, ya no hay temor en nuestras palabras ni en nuestros corazones, nuestra vista se alza en los mas alto del horizonte, y luchamos de diario como el sol que nos da la luz del día defendiendo siempre la herencia que nos dejo nuestros mayores, que es nuestros campos y montañas en donde sembramos y cosechamos  nuestro sustento diario, en donde nuestros hijos y los hijos de nuestros hijos sembrarán y cosecharan cuando nosotros hayamos ido a reencontrarnos con nuestros mayores, pues ellos seguirán nuestro ejemplo y nuestra lucha que nos han encomendado nuestros mártires y nuestros mayores.


Finalmente, unimos nuestra voz, nuestra palabra y nuestra exigencia en la condena de los proyectos de muerte con ustedes que están en el foro contra megaproyectos que se esta celebrando en  Notre-Dame des Landes, Nantes de Francia. Y desde Chiapas, México les enviamos nuestros saludos y nuestro reconocimiento por sus luchas, esfuerzos y sus ejemplos. Y la lucha sigue y seguirá hasta la construcción de nuestras autonomías.


Para la construcción de la autonomía y la libre determinación exigimos:
·         Respeto de la  Tierra, Territorio y Recursos Naturales de los pueblos originarios.
·         Cancelacion definitiva de la construcción de Presas: Itzantun, Cancuc, el Zapotillo…
·         Cancelacion definitiva de la construcción de mina de Chicomuselo y Wirikuta.


No a la construcción de via de Tren de alta velocidad en España
No al TAV en Italia
No al TGV en Francia.
No a la construcción de magaminería de Cajamarca en Peru.
¡¡Si a la vida y la autonomía de los pueblos!!


ATENTAMENTE.
Voz de la Organización Sociedad Civil “Las Abejas”

____________________________
Porfirio Arias Hernández
Presidente. Mesa Directiva
______________________________
Enrique Perez Santis
Vicepresidente


____________________________
Victorio Santis Gómez
Secretario Gral.

______________________________
Javier Pérez Gutiérrez
Subsecretario

____________________________
Benjamín Pérez Pérez
Tesorero

______________________________
Manuel Pérez Gómez
Subtesorero.

viernes, 6 de julio de 2012

VideoMensaje de la Sociedad Civil Las Abejas


Video Mensaje de la Sociedad Civil Las Abejas 
Para los Companer@s que luchan en Europa
en el 2* Foro Contra Los Grandes Proyectos Inutiles
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Vidéo Message de la Société Civile Las Abejas
Pour les compagn-e-on-s qui luttent en Europe
au 2* Forum Contre les Grands Projets Inutiles
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Tzotzil - Français

Tzotzil- Espanol

Les Compagn-on-e-s de la Table Directive de la Société Civile Las Abejas envoient un Message Vidéo au compagn-on-e-s Européens qui luttent pour défendre leur terres et territoire, lors du second forum Européen contre les grands projets inutiles, à Notre Dame Des Landes.

Los companer@s de la Mesa Directiva de la Sociedad Civil Las Abejas, envian su Video Mensaje a los comp@s Europeos que luchan para defender su tierra y territorio, por el segundo foro europeo contra los grandes proyectos inutiles, en Notre Dame des Landes, Francia.



+ infos abejas:

acteal.blogspot.com
(fr) http://espoirchiapas.blogspot.mx/2012/07/las-abejas-fr.html
(es)http://espoirchiapas.blogspot.mx/2012/07/las-abejas-es.html

Foro Europe Contra los Megas Proyectos / forum contre les grands projets inutiles
forum-gpii-2012-ndl.blogspot.fr



Texto en Espanol:



Mensaje de la Organización Las Abejas de Acteal


Compañeras y compañeras de Europa que hoy se encuentran aquí reunidos 
Estamos muy contentos porque estan luchando por las injusticias


les estamos hablando desde Acteal conocida como Tierra Sagrada donde en el año de 1997 fueron
masacrados nuestros hermanos.

 yo soy Victorio Sántiz, integrante de la mesa Directiva de Las Abejas aquí estamos luchando por la justicia
de la masacre de Acteal de 1997 Estamos luchando dignamente para que haya paz y justicia Los gobiernos de Chiapas y de México no toma en cuenta a los pueblos originarios el gobierno mexicano busca cómo despojar a los pueblos de su territorio por eso fundamos Las Abejas en el año de 1992, porque no había respeto a los derechos de los pueblos originarios porque vimos que había mucha injusticia, encarcelamiento injusto, asesinato y despojo de sus tierras Somos testigos de lo que decimos, porque fueron encarcelados injustamente nuestros compañeros. 


En ese entonces, el gobierno de México ordenó que buscaran petroleo en nuestro territorio, pero sin consultarnos el gobierno mexicano ni siquiera nos consultó si estábamos de acuerdo o no en ese año era presidente de México Carlos Salinas que firmó un tratado de libre comercio con otros países así legalizaron entrar a saquear nuestros recursos, pero nunca estuvimos de acuerdo con ese tratado fue así que nos organizamos para defender nuestras tierras y territorio hoy en día estamos en resistencia y  no estamos de acuerdo con las políticas del gobierno mexicano nuestra lucha y misión es denunciar las injusticias,hasta donde llega nuestra palabra en este momento les compartimos nuestra lucha pero hacen falta muchas cosas por hacer les pedimos a ustedes que hoy nos escuchan a apoyar nuestra lucha y que el gobierno escuche nuestras demandas


En Chiapas existen muchas luchas como la del EZLN, vimos que luchan para todos y todas, eso nos gustó, por eso apoyamos sus demandas su lucha no es nada más para Chiapas, sino, para todo México
y nosotros como sociedad civil, nos unimos a detener la guerra y luchar por la paz y la justicia queremos que se conozca nuestra forma de lucha que es por la vía no violenta queremos que se conozca nuestra forma
de lucha que es por la vía no violenta


Nuestro trabajo es la defensa de la madre tierra contra los megaproyectos del gobierno no es cierto que el gobierno mexicano hace una consulta previa a los pueblos el gobierno no respeta las leyes mexicanas ni tampoco la Declaración de la ONU según el gobierno para el "desarrollo" de los pueblos impone  megaproyectos como el llamado "Ciudades Rurales" pero ese proyecto rompe nuestra forma de vida, porque estamos acostumbrados a vivir libres y con nuestras milpas


rechazamos totalmente esa imposición del gobierno, porque nuestra modo de vida es muy diferente como cree el gobierno otra desacuerdo que tenemos es que el gobierno quiere cambiar nuestros cultivos de maíz
por palma africana y piñon según las mentiras del gobierno es para ganar dinero con esos cultivos
pero sabemos que no es cierto lo que realmente necesitamos es nuestra comida la milpa que es sagrada
la palma africana, el piñón es para alimentar carros y máquinas por eso el gobierno impone


 pero estamos orgullosos, porque sabemos que ustedes están también luchando en la defensa de la tierra y la
madre naturaleza sabemos que juntos estamos luchando y defendiendo la vida.

y aquí en Acteal seguimos luchando por la justicia, no vamos a descansar hasta lograrla seguiremos trabajando hasta que se haga la justicia.


Reciban muchos saludos, aunque no podemos venir personalmente de alguna manera estamos cerca con ustedes a los hombres, mujeres y niños que están en este encuentro


 les deseamos mucho ánimo y saludos!

Las Abejas (es)

HISTORIA DE LAS ABEJAS
Sociedad Civil Las Abejas

Un movimiento social pacifista para el respeto de los derechos indígenas


En el año de 1992, tres herman@s: Agustín, Catarina y María Hernández López, heredan, de su padre recientemente fallecido, un terreno de 120 hectáreas en la comunidad de Tsajal Chen, municipio de Chenalhó, Los Altos de Chiapas. En un contexto en el cual la costumbre social no permitía la tenencia de tierra por parte de mujeres, Agustín buscó exigir la exclusividad de la propiedad e ignorar el derecho de sus hermanas a recibir la herencia.

Prontamente este pequeño conflicto familiar toma proporciones políticas ya que diversos grupos ideológicos y organizaciones civiles se involucraron en las pugnas por el derecho agrario de las mujeres. Esta situación provoca que Agustín dispare contra tres hombres que apoyaban las resoluciones a favor de sus hermanas: Lorenzo, Nicolás y Vicente Hernández López, quedando heridos los dos primeros y resultando muerto el último.

Sin importar su responsabilidad directa en los actos de violencia, Agustín acudió al juez municipal y declaró que la culpabilidad de todo el conflicto recaía en 5 individuos: Mariano Pérez Vázquez, Sebastián Pérez Vázquez, Felipe Hernández Pérez, Antonio Pérez Gutiérrez y Manuel Pérez Gutiérrez, todos de la comunidad de Tsajal Chen, situación que provoca el arresto ilegal de estas 5 personas que son llevadas al CERESO no. 5 en San Cristóbal de las Casas. Debido a esto, 400 hombres y mujeres tsotsiles, católicos y presbiterianos de diferentes comunidades del municipio de San Pedro de Chenalhó, organizaron marchas para exigir la liberación de los presos.

Al observar que organizados podían hacer frente común a las injusticias de las que eran víctimas, en diciembre de 1992 decidieron agruparse como sociedad civil bajo el nombre Las abejas, organización conformada en un principio por 200 personas de 8 comunidades, todas de Chenalhó.


LA MASACRE DE ACTEAL

El 1 de enero de 1994 se inició de manera explícita el conflicto en Chiapas con el levantamiento armado del Ejército Zapatista de Liberación Nacional (EZLN). Este movimiento busca el reconocimiento y respeto de los derechos indígenas, y desde sus inicios la Sociedad Civil Las Abejas se mostró simpatizante con sus demandas aunque no con los medios que el EZLN proponía para conseguirlas, es decir con la lucha armada. Así es como se plantea la cercanía de las abejas con el zapatismo, como un movimiento paralelo que impulsa una lucha pacífica.

La guerra abierta dura pocos días ante la presión de la sociedad civil nacional e internacional y para el 10 de enero de 1994 se firma un pacto de no agresión entre el Estado mexicano y el grupo insurgente. Pocos meses después se inician los diálogos que buscaban llegar a un desenlace definitivo entre las partes enfrentadas, primero en San Miguel Ocosingo y en San Cristóbal de Las Casas en 1994 y posteriormente en San Andrés Larrainzar a partir de 1995. En este proceso que intentaba dar solución del conflicto, Las Abejas participan activamente dentro de los cinturones de paz que buscaban proporcionar apoyo a la seguridad de la comandancia del EZLN así como al interior de las discusiones que proporcionaron propuestas para las mesas de diálogo.

Según Pablo Romo, exdirector del Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas (CDHFBLC), mientras los representantes del gobierno mexicano se sentaban a dialogar en busca de la paz, el ejército mexicano comenzó la implementación, por órdenes del ejecutivo federal, una estrategia contrainsurgente descrita como “guerra de baja intensidad”. La estrategia plantea el entrenamiento de grupos armados al interior de las comunidades que hicieran el “trabajo sucio” y con eso lograr hacer parecer los ataques como conflictos intra e inter comunitarios, a la par de un desarrollo propagandístico que tiene como objetivo desacreditar la información que incrimine las acciones gubernamentales.

Con la intención de “matar al pez quitándole el agua” e interpretando que todos los que no colaboran con el gobierno están en contra del gobierno, a partir de 1995 el Estado mexicano impulsa la creación de grupos paramilitares que continuamente acosan a los miembros de los distintos grupos políticos simpatizantes con el zapatismo. En un principio la estrategia fue implementada en el norte del estado, principalmente en los municipios de Palenque, Catazajá, Tila, Sabanilla, Yajalón y Chilón, sirviendo como una especie de “laboratorio de operaciones” como refiere Blanca Martínez, actual directora del CDHFBLC. Es a partir de 1996, debido entre otras cosas a la creación del municipio autónomo de Polhó y al engrosamiento de las filas zapatistas en la zona, que la guerra de baja intensidad llega a Los Altos.

Para principios de 1997 el conflicto político en la zona comienza a complejizarse y los grupos paramilitares actúan de manera constante tomando represalias en contra de quienes no aceptan sumarse a su causa. Posteriormente, pugnas entre zapatistas y priístas por el derecho de explotación de un banco de arena en el paraje de Majomut vendrá a ser una excusa usada por los paramilitares para incrementar las acciones de violencia.



La ola de temor que se desencadenó como consecuencia del continuo hostigamiento de los habitantes de las comunidades por parte de los grupos paramilitares, llevó al desplazamiento de alrededor de 9.000 personas en el área que tuvieron que ser reacomodadas en comunidades simpatizantes con sus respectivos filiaciones políticas que sirvieron como campamentos de desplazados. Asimismo, el reacomodo poblacional masivo significó numerosas amenazas y la presencia de varios cuarteles militares a la entrada de las comunidades, muchos de los cuales permanecen hasta la fecha.

La escalada del conflicto llevó a que el 22 de diciembre de 1997, un grupo de tsotsiles equipados con armas de grueso calibre dispararan en contra de 45 personas abejas (18 mujeres adultas, cinco de ellas con embarazos hasta de 7 meses de gestación; 7 hombres adultos; 16 mujeres menores de edad, entre los 8 meses y los 17 años de edad; 4 niños entre los 2 y los 15 años de edad) e hirieron a 26, en su mayoría menores de edad, varios de ellos resultaron con lesiones permanentes.



Las personas atacadas se encontraban refugiadas en la comunidad de Acteal debido al continuo hostigamiento de grupos armados que quemaban sus casas y cultivos, y robaban sus pertenencias. Estaban completamente desarmados, realizando una jornada de ayuno y oración en la capilla de la comunidad de Acteal para pedir por la paz en la región. El ataque fue perpetrado por alrededor de 90 personas, según refieren testigos oculares y el hecho de que un puesto de operaciones mixtas (fuerza militar, judicial y de seguridad pública) se encontrara asentado a 200 metros ha servido para justificar las opiniones que apuntan hacia una responsabilidad directa del estado mexicano.

El hecho violento tuvo sus consecuencias políticas inmediatas con la renuncia del Secretario de Gobernación Emilio Chuayffet y del Gobernador de Chiapas Julio César Ruiz Ferro, así como por la aprehensión de Jacinto Arias Cruz, presidente municipal de Chenalhó por ser sospechoso de haber proporcionado el armamento necesario para realizar la acción. Sin embargo el hecho de que no ha sido investigado ningún funcionario de alto rango, como el ex Presidente de la República Ernesto Zedillo o dirigentes militares, hace sentir a las comunidades abejas que la acción se mantiene impune.

Por otro lado Las Abejas refieren que el hecho de que acciones como la masacre de Acteal, o casos como los de Aguas Blancas en 1995 o Oaxaca y San Salvador Atenco en el 2006 se mantengan en la impunidad, refleja las intenciones que tiene el Estado mexicano de destruir a toda costa, sin importar el costo en vidas humanas, los movimientos que buscan impulsar un cambio social.
A más de 10 años de ocurrido el hecho que modificó tajantemente las dinámicas sociales de las comunidades abejas, Acteal se presenta como un punto desde el cual se emite una declaración de repudio ante las relaciones asimétricas que impulsa el gobierno mexicano en contra de las comunidades indígenas.

Nombre y edad de las víctimas de la masacre
María Pérez Oyalte, 43 años,
Martha Capote Pérez, 12 años,
Rosa Vázquez Luna, 24 años, 
Marcela Capote Ruiz, 29 años ,
Marcela Pucuj Luna, 67 años,
 Loida Ruiz Gómez, 6 años
,Catalina Luna Pérez, 21 años,
 Manuela Pérez Moreno, 50 años 
Manuel Santiz Culebra, 57 años 
Margarita Méndez Paciencia, 23 años
 Marcela Luna Ruiz, 35 años, 
Micaela Vázquez Pérez, 9 años, 
Josefa Vázquez Pérez, 5 años, 
Daniel Gómez Pérez, 24 años, 
Sebastián Gómez Pérez, 9 años, 
Juana Pérez Pérez, 33 años, 
María Gómez Ruiz, 23 años, 
Victorio Vázquez Gómez, 2 años, 
Verónica Vázquez Luna, 22 años,
 Paulina Hernández Vázquez, 22 años, 
Juana Pérez Luna, 9 años, 
Roselina Gómez Hernández (?), 
Lucía Méndez Capote, 7 años, 
Graciela Gómez Hernández, 3 años,
 Marcela Capote Vázquez, 15 años, 
Miguel Pérez Jiménez, 40 años, 
Susana Jiménez Luna, 17 años, 
Rosa Pérez Pérez, 33 años, 
Ignacio Pucuj Luna, 62 años, 
María Luna Méndez, 44 años,
 Alonso Vázquez Gómez, 46 años, 
Lorenzo Gómez Pérez, 46 años, 
María Capote Pérez, 16 años, 
Antonio Vázquez Luna, 17 años,
 Antonia Vázquez Pérez, 21 años,
 Marcela Vázquez Pérez, 30 años, 
Silvia Pérez Luna, 6 años, 
Vicente Méndez Capote, 5 años, 
Guadalupe Gómez Hernandez, 2 años,
 Micaela Vázquez Luna, 3 años, 
Juana Vázquez Luna, 1 años, 
Alejandro Pérez Luna, 15 años, 
Juana Luna Vázquez, 45 años, 
Juana Gómez Pérez, 51 años, 
Juan Carlos Luna Pérez, 2 años

Las Abejas (fr)



L'organisation de la Société Civile "Las Abejas" (les abeilles), est un groupe organisé qui lutte pacifiquement pour revendiquer ses droits, et pour défendre ses terres et territoires. Ses forces se soutiennent sur trois grandes racines: la culture, la parole de dieu et les droits écrits. Elle est née à partir d'un petit groupe et n'a cessé de grandir, elle comprend maintenant 6 municipalités des Hauteurs du Chiapas, la majorité parlant la langue maternelle Tsotsil et une partie Tseltal, tous descendants des mayas. Durant sa route, ils ont donné des témoignages de paix, de justice, de liberté, mais aussi des dénonciations et des protestations. Ils ont été présents dans différents lieux du pays et à l'étranger, cherchant à ce que leur action apporte quelque chose à la cause des autres peuples organisés et aussi dans le but d'articuler des efforts pour un objectif commun: La construction du bon vivre.







Histoire de "Las Abejas", les abeilles

Société Civiles Las Abejas
Un mouvement social, pacifiste pour le respect des droits indigènes.

En 1992, trois frères et sœurs Agustin, Catarina et Maria Hernandez Lopez, héritent, de leur père récemment décédé, d'un terrain de 120 hectares dans la communauté de Tsajal Chen, municipalité de Chenalhó, Hauteurs du Chiapas. Contexte dans lequel la coutume sociale ne permettait pas aux femmes, d'être propriétaire de terres, Agustin chercha à exiger l'exclusivité de la propriété et ainsi ignorer le droit de ses sœurs à recevoir l'héritage.
Rapidement ce petit conflit familial prend des proportions politiques alors que déjà divers groupes idéologiques et organisations civiles s'impliquaient dans les luttes pour le droit agraire des femmes. Cette situation provoqua la violence d'Agustin qui tira sur trois hommes qui soutenaient les résolutions en faveur des sœurs: Lorenzo, Nicolas et Vicente Hernandez Lopez, blessant les deux premiers et tuant le dernier. 






Sans assumer sa responsabilité directe dans ces actes de violence, Agustin se présenta au juge municipal et dénonça la culpabilité du conflit sur 5 individus: Mariano Perez Vazquez, Sebastian Perez Vazquez, Felipe Hernandez Perez, Antonio Perez Gutierrez et Manuel Perez Gutierrez, tous de la communauté de Tsajal Chen, situation qui provoqua l'arrestation illégale de ces 5 personnes qui furent envoyées au CERESO n°5 à San Cristobal de las Casas. Suite à cela, 400 hommes et femmes tsotsils, catholiques et presbytériens de différentes communautés de San Pedro de Chenalhó, organisèrent des marches pour exiger la libération des prisonniers.



Se rendant compte qu' organisés, ils pouvaient faire face communément aux injustices dont ils étaient victimes, en décembre 1992, ils décidèrent de se regrouper en société civile sous le nom de Las Abejas, organisation formée au début par 200 personnes de 8 communautés, toutes de Chenalho.




Le massacre d'Acteal

Le 1er janvier 1994 a commencé de manière explicite le conflit au Chiapas avec le soulèvement armé de l'ejercito Zapatista de Liberacion Nacional (EZLN, L'Armée Zapatiste de Libération Nationale). Ce mouvement cherche la reconnaissance et le respect des droits indigènes, et depuis ses débuts la Société Civile Las Abejas s'est montrée sympathisante avec ces demandes mais ne retient pas les moyens que l'EZLN proposait pour la gagner, c'est à dire la lutte armée. C'est ainsi que s'expose l'approche de Las Abejas avec le Zapatisme, comme un mouvement parallèle qui impulse une lutte pacifique.
La guerre ouverte dure peu de jours face à la pression de la société civile nationale et internationale et le 10 janvier 1994, se signe un pacte de non-agression entre l'État Mexicain et le groupe insurgé. Quelques mois après, commencent les dialogues qui cherchaient un dénouement définitif entre les parties opposées, premièrement à San Miguel Ocosingo et à San Cristobal de Las Casas en 1994 et postérieurement à San Andres Larrainzar à partir de 1995.
Dans ce processus qui tentait de donner une solution au conflit, Las Abejas participent activement à l'intérieur des ceintures de paix qui cherchaient à offrir un soutien à la sécurité du commandement de l'EZLN tout comme à l'intérieur des discussions qui offraient des propositions sur les tables d'échange.
Selon Pablo Romo, ex-directeur du Centre de Droit de l'Homme Fray Bartolomé de Las Casas (CDHFBLC), pendant que les représentants du gouvernement mexicain s'essayaient à dialoguer à la recherche de la paix, l'armée mexicaine commençait à implanter, par ordre de l'exécutif fédéral, une stratégie de contre-insurrection décrite comme "guerre de basse intensité". La stratégie se pose sur l'entrainement de groupes armés à l'intérieur des communautés qui feraient le "sale travail" pour arriver à faire passer les attaques comme conflits intra et inter communautaires ainsi qu'un développement propagandiste qui a comme objectif de discréditer l'information qui incrimine les actions gouvernementales.
Avec l'intention de "tuer le poisson en lui quittant l'eau" et en interprétant que tous ceux qui ne collaborent pas avec le gouvernement sont contre le gouvernement, à partir de 1995 l'État mexicain impulse la création de groupes paramilitaires qui continuellement harcèlent les membres des différents groupes politiques sympathisants avec le Zapatisme. Dans un premier temps,la stratégie à été implémentée dans le nord de l'état, principalement dans les municipalités de Palenque, Catazaja, Tila, Sabanilla, Yajalon et Chilon, servant comme une espèce de "laboratoire d'opérations" comme le rapporte Blanca Martinez, actuelle directrice du CDHFBLC. C'est à partir de 1996, dû entre autre choses à la création de la municipalité autonome de Polho et à l'augmentation des rangs zapatistes dans la zone, que la guerre de basse intensité arrive dans les Hauteurs du Chiapas.
Au début de l'année 1997 le conflit politique dans la zone commence à se compliquer et les groupes paramilitaires agissent de manière constante, faisant de nombreux actes de représailles contre ceux qui n'acceptent pas de les rejoindre. Postérieurement, les luttes entre zapatistes et priistes pour le droit d'exploitation d'une mine d'extraction de sable dans la communauté de Majomut deviendra une excuse utilisée par les paramilitaires pour augmenter leurs actions violentes.

La vague de peur qui s'est déchainée comme conséquence du continuel harcèlement des habitants des communautés de la part des groupes paramilitaires, amena le déplacement 
d'environ 9.000 personnes dans la zone qui ont durent être replacées dans des communautés sympathisantes qui servirent de campements de déplacés. Tout comme le déplacement massif de la population signifiait de nombreuses menaces et la présence de plusieurs cartels militaires à l'entrée des communautés, qui sont pour la plupart toujours présentes.
La montée du conflit engendra le 22 décembre 1997 où un groupe de tsotsils équipé d'armes de gros calibres tuèrent 45 personnes Abejas (118 femmes adultes, 5 d'entre elles enceintes jusqu'à 7 mois; 7 hommes adultes; 16 femmes mineures,âgées entre 8 mois et 17 ans; 4 enfants entre 2 et 15 ans) et blessèrent 26 autres, dans leur majorité mineurs, plusieurs d entre eux eurent des lésions permanentes.
Les personnes attaquées se trouvèrent réfugiées dans la communauté d'Acteal à cause du continuel harcèlement de groupes armés qui brulaient maisons et cultures, et leur volaient leurs biens. Ils étaient complètement désarmés, réalisant une journée de jeûne et de prière dans la chapelle de la communauté d'Acteal pour demander la paix dans la région. L'attaque a été perpétrée par environ 90 personnes, selon les témoignages des témoins oculaires. Le fait qu' un poste d'opération mixte (force militaire, judiciaire et de sécurité publique) se situait à 200 mètres, a servi pour justifier les opinions qui pointent vers une responsabilité directe de l'état mexicain.
Cet acte violent eut des conséquences politiques immédiates avec la démission du Secrétaire du gouvernement Emilio Chuayffet et du Gouverneur du Chiapas Julio Cesar Ruiz Ferro, ainsi que l'appréhension de Jacinto Arias Cruz, président municipal de Chenalhó pour être suspecté d'avoir offert l'armement nécessaire à la réalisation de cette action. Cependant, le fait qu'il n'y eut d'enquête sur aucun fonctionnaires de haut rang, comme l'ex président de la république Ernesto Zedillo ou dirigeants militaires, laisse penser, aux communautés abejas, que l'acte reste impuni.
D'un autre coté Las Abejas se réfèrent au fait que des actions comme le massacre d'Acteal, ou des cas 
comme ceux de Aguas Blancas en 1995 ou Oaxaca et San Salvador Atenco en 2006 se maintiennent impunis, reflètent les intentions qu'a l'État mexicain de détruire à tout prix, sans importer le cout des vies humaines, les mouvements qui cherchent à projeter un changement social.
A plus de 10 ans après le massacre qui modifia catégoriquement les dynamiques sociales des communautés Abejas, Acteal se présente comme un point depuis lequel s'émet une déclaration de rejet face aux relations asymétriques qu'expose le gouvernement mexicain contre les communautés indigènes.


Nom et age des victimes du massacre

María Pérez Oyalte, 43 ans,
Martha Capote Pérez, 12 ans,
Rosa Vázquez Luna, 24 ans, 
Marcela Capote Ruiz, 29 ans ,
Marcela Pucuj Luna, 67 ans, 
Loida Ruiz Gómez, 6 ans
,Catalina Luna Pérez, 21 ans,
 Manuela Pérez Moreno, 50 ans, 
Manuel Santiz Culebra, 57 ans, 
Margarita Méndez Paciencia, 23 ans,
 Marcela Luna Ruiz, 35 ans,
 Micaela Vázquez Pérez, 9 ans, 
Josefa Vázquez Pérez, 5 ans, 
Daniel Gómez Pérez, 24 ans, 
Sebastián Gómez Pérez, 9 ans, 
Juana Pérez Pérez,33 ans, 
María Gómez Ruiz, 23 ans, 
Victorio Vázquez Gómez, 2 ans, 
Verónica Vázquez Luna, 22 ans, 
Paulina Hernández Vázquez, 22 ans, 
Juana Pérez Luna, 9 ans, 
Roselina Gómez Hernández (?), 
Lucía Méndez Capote, 7 ans, 
Graciela Gómez Hernández, 3 ans, 
Marcela Capote Vázquez, 15 ans, 
Miguel Pérez Jiménez, 40 ans, 
Susana Jiménez Luna, 17 ans, 
Rosa Pérez Pérez, 33 ans, 
Ignacio Pucuj Luna, 62 ans, 
María Luna Méndez, 44 ans, 
Alonso Vázquez Gómez, 46 ans, 
Lorenzo Gómez Pérez, 46 ans, 
María Capote Pérez, 16 ans, 
Antonio Vázquez Luna, 17 ans,
 Antonia Vázquez Pérez, 21 ans,
 Marcela Vázquez Pérez, 30 ans, 
Silvia Pérez Luna, 6 ans, 
Vicente Méndez Capote, 5 ans, 
Guadalupe Gómez Hernandez, 2 ans,
 Micaela Vázquez Luna, 3 ans, 
Juana Vázquez Luna, 1 ans, 
Alejandro Pérez Luna, 15 ans, 
Juana Luna Vázquez, 45 ans, 
Juana Gómez Pérez, 51






Acteal 10 ans d´impunité et combien de plus? from Koman Ilel on Vimeo.