domingo, 25 de septiembre de 2011

Au Chiapas, la violence contre les zapatistes s’amplifie

             Alors que le Mexique est enlisé dans une guerre contre les narcostrafficants, ayant fait déjà plus de 50 000 victimes en 4 ans, la militarisation et la présence de groupe narcos ne cessent de s'amplifier au Chiapas. Les agressions et menaces contre les communautés et peuples zapatistes du Chiapas ont fortement augmentées tandis que ces derniers luttent pour proposer le premier système autonome appliqués, proposant une "autre" éducation, une "autre" santé, une "autre" justice, démocratie, liberté, système économique coopérativiste...

De juillet à aujourd'hui les compagn-e-on-s des Juntas de Buen Gobierno de différents caracoles, ont rendu publique plus de 6 agressions contre les compagnons zapatistes, réalisés par des groupes armés, parfois paramilitaires, comme l'ORCAO.

La dernière dénonciation publique faite par les compagnons de Roberto Barrios est très grave, car les compagnons de la communauté de San Patricio se retrouvent quasiment assiégés par un groupe armé et craignent pour leur vie. Nous vous proposons ici un retour sur les exactions commises et dénoncées par les compagn-e-on-s zapatistes.

CARACOL DE ROBERTO BARRIOS
*100 paramilitaires assiègent une communauté zapatiste
*Destruction d'arbres et de pâturages, vol de récolte et d'animaux.

Le 12 septembre 2011, le Caracol de Roberto Barrios, au Chiapas a dénoncé  "les constantes menaces et agressions dont souffrent nos compagnons et nos compagnes bases d'appui zapatistes de la communauté San Patricio, à cause du mauvais gouvernement à travers de ses groupes paramilitaires de différentes communautés." Le communiqué présente par la suite les différentes exactions commises:
Le 7 Septembre: 3 paramilitaires se sont présentés dans la maison de la personne représentant l'autorité autonome zapatiste de la communauté, pour menacer d'invasion et d'expulsion la communauté car ils ne payent pas leurs impôts, et que s'ils ne veulent pas donner leur terre, ils viendront les massacrer tous.
Le 10 Septembre, plus de 100 paramilitaires ont encerclé la communauté et ont tiré en l'air.
Le 11 septembre, les paramilitaires ont coupés les arbres que les zapatistes conservaient pour le travail collectif communautaire. Ils ont volé les récoltes de maïs, tué des porcs, et brulé plus de 18 hectares de pâturages collectifs.
Le 12 septembre c'est avec des tirs d'armes de gros calibres que se sont réveillés les comp@s zapatistes.

Les paramilitaires sont identifiés et connus. Ils empêchent tout mouvement des companeros zapatistes en les menaçant de les interroger, torturer et de les assassiner s'ils sont surpris à sortir de leur communauté.


CARACOL DE MORELIA

*Attaque contre l'aire autonome de communication  
*Destruction d'une maison collective zapatiste

Le 18 aout le Caracol de Morelia, ont dénoncé que la vieille de leur communiqué plus de 150 hommes de l'ORCAO (groupe paramilitaire curieusement nommée: Organisation Régionale de Caféiculteurs d'Ocosingo), ont détruit une Maison Digne construite par les compagnons Base d'appui, qui servait comme cuisine pour les observateurs nationaux et internationaux chargés d'observer les ruses et plans de destructions des mauvais gouvernement. La Junta de Buen Gobierno dénonce le gouvernement à ses 3 niveaux (Fédéral, Estatal et Municipal) "ils organisent des gens ignorants pour leur apprendre à injecter ses projets de morts dans nos territoires autonomes formés par nos peuples, ou nous gouvernons à notre manière, comme le peuple le veut".

Les zapatistes se sont dit surpris par l'organisation des paramilitaires: "7 groupes se sont formés, communiquant par téléphones, nous voyons que les gouvernements les a bien structurés".

Le caracol dénonce aussi l'attaque faite à une équipe autonome de communication qui s’est fait agressée alors qu'ils rentraient dans leurs communautés, et forcée à entrer dans une voiture, pour ensuite être séquestrée durant 4 heures dans une maison, on leur a volé toutes leurs appartenances (caméra, ordinateur...).
Enfin les zapatistes terminent:
"Nous savons nous gouverner avec notre autonomie, ou on ne permet dépendre de quelqu'un, c'est pour cela que nous nous disons prêt à nous défendre". "nous comme zapatistes nous sommes des lutteurs de cœur humble et simple, constructeur d'une paix juste, construisant la meilleur forme de vivre dans nos terres mexicaines", "nous sommes peut-être des lâches à ne pas répondre à leurs provocations, nous savons seulement que nous construisons la vie, et non la mort comme le font les mauvais gouvernements".

CARACOL DE LA GARRUCHA
* 2 zapatistes blessés
* 1 Voiture brulées
* Un groupe paramilitaire prend possession de terres zapatistes
* Tentative de récupération de terre sur les ruines touristiques de Tonina

Le 15 aout, le caracol de la Garrucha dénonce à l'opinion publique que 3 jours avant alors que des compagnons de la communauté allaient travailler collectivement la terre, des hommes et des femmes de l'organisation paramilitaire ORCAO les ont attaqués et brulés leur véhicule en volant toutes les affaires qu'avaient les compagnons. Alors que venait un autre véhicule de compagnons pour aller travailler la terre collective, un paramilitaire tira blessant un compagnon zapatiste, un autre fut blessé par une pierre lancée en pleine face.
"Les trois niveaux du gouvernement savent qu'ils ne peuvent pas utiliser l'armée, c'est pour ça qu'ils préparent des groupes d'indigènes paramilitaires pour attaquer à nos compagnons bases d'appui"

Aussi dans la zone très touristique des ruines de Tonina les compagn-e-on-s ont dénoncé les provocations et les menaces de la part de l'INAH (Institut National d’ Anthropologie et d’ Histoire) qui pour des purs intérêts économiques et touristiques veut s'approprier les terres récupérées zapatistes où se trouvent les ruines.

Dans un autre communiqué daté du 19 septembre la junta de buen gobierno dénonce un groupe de 50 personnes de la ville d'Ocosingo qui a occupé les terres zapatistes, ces derniers sont venus avec des camions de 3 tonnes du gouvernement, le lendemain plus de 100 paramilitaires armés sont venus s'approprier les terres.



CARACOL DE OVENTIK
* Situation (médicale et sécuritaire) critique


La situation de San Marcos Aviles est terrible, et pleine de tension et de peur, suite aux fortes agressions et menaces des membres de la communauté appartenant à différents partis politiques. Après s'être réfugiés plusieurs semaines dans la montagne, voilà les zapatistes de retour dans des conditions dramatiques (santé, sécurité...), malgré la présence d'observateurs civils nationaux et internationaux.


Audios présentant la situation (es) : http://radiozapatista.org/?p=4107




La tension dans les communautés zapatistes est donc maximum, tout comme les risques pour leur vie et leur intégrité! Le 22 septembre la Société Civile Mexicaine et Internationale s’est mobilisée pour appuyer la lutte pour l’autonomie zapatiste, pour laisser ces dignes peuples indigènes construire librement leur autonomie. Plusieurs actions ont eu lieu de manière simultanée dans les quatre coins du globe pour montrer le soutien des peuples du monde avec les peuples du Chiapas.

sábado, 24 de septiembre de 2011

Contre l'intensification des agressions contre les Zapatistes




Nous autre, comme Association Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas France, nous rejoignons l'Action Eclatée Nationale et Internationale de Solidarité avec les Bases d'Appui Zapatistes, en diffusant l'information dans notre entourage, aux moyens de communication alternatifs français et en diffusant leur parole aux peuples du monde en lutte.
Nous restons en alerte et continuons à travailler ensemble.
Salutations,
Association Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas



Paris, Jeudi 22 septembre

Aux Médias de Communications,
Aux compagnons et compagne de la Sexta et de l'autre Campagne,
A la Société Civile Nationale et Internationale,
Aux bases d'appui zapatistes,
Aux médias alternatifs,
Aux Organisations non gouvernementales, Collectifs du Mexique et du Monde,

Companeras, Companeros,

Une fois de plus nous devons donner notre parole et malheureusement pour constater que à quelques mois des élections au Mexique, à quelques jours de la venue de la caravane du sud du mouvement pour la paix, le gouvernement mexicain à ses 3 niveaux, a décidé de donner un coup de plus à nos dignes frères zapatistes, luttant pour leur autonomie, lançant différentes opérations pour les provoquer, et les expulser de leurs propres terres achetées depuis l'année 1994.

La manière de faire des gouvernants nous rappelle les pires heures du conflit chiapanèque, avec l'usage de groupes paramilitaires cette fois appelés ORCAO. Depuis 1994 les compagnons Zapatistes luttent pour leur autonomie, proposant leur propre éducation, leur propre santé, leur propre communication, leurs propres coopératives, leur justice, leur démocratie, leur liberté....en respect à leur culture.

Mais cela importe peu au mauvais Gouvernement néolibéral ! Il préfère détruire ces efforts qui nous inspirent. Il continue d'augmenter la division et la manipulation de ceux qui luttent et construisent.
Ainsi:
* Le caracol de Roberto Barrio a dénoncé des menaces et des agressions de la part de groupes armés, menaçant de mort les comp@s, tirant des coups de feu, et volant des animaux et les récoltes.
* Le caracol de Morelia a informé sur des agressions de paramilitaires de l'ORCAO obligeant les comp@s à participer aux projets du gouvernement. Ainsi ils ont participé aux agressions armés pour les expulser des terres. Dans les ruines très touristiques de Tonina, le gouvernement via l'INAH, a aussi menacé de s'accaparer de terres zapatistes.
* Le Caracol d'Oventik a dénoncé à différentes reprises les conditions innaceptables et la peur dans lesquelles vivent les familles zapatistes de San Marcos Aviles.

Le mauvais gouvernement n'a pour seul intérêt d'investir des millions pour peindre le chiapas pour le Sommet Mondial du Tourisme Sauvage. Ou alors en léchant les bottes de l'ONU pour dire qu’au Chiapas il y a la paix et que les droits de l'homme sont respectés, cherchant à développer les Objectifs du Millénaire pour le Développement, en expulsant des familles pour les parquer dans les "Villes Rurales".

Maintenant le gouvernement à ses 3 niveaux tente d'intensifier la campagne de contre insurrection, mais depuis l'Europe, France nous restons en alerte et nous préparons des actions contre le Sommet Mondial, pour que si, ces 750 opérateurs touristiques sachent que le Chiapas n'est pas un lieu de paix propice au tourisme de masse, que là-bas, la terre se défend, et l'autonomie se construit!

Ainsi est notre parole

VIVE L’EZLN
VIVE L’AUTONOMIE
VIVE LES COMMUNAUTES EN RESISTANCE

Association Espoir Chiapas

Contra la intensificacion de las agresiones en contra de l@s Zapatistas


Nosotros como Asociacion Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas, Francia, nos juntamos a la Accion Dislocada Nacional e Internacional de Solidaridad con Las Bases de Apoyo Zapatistas, difundiendo la información en nuestro entorno, a los medios de comunicación alternativos franceses, y divulgando su palabra a los pueblos del mundo en lucha.
Nos quedamos en alerta, y seguimos en un trabajo conjunto.
Saludos,
Associacion Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas Francia
www.espoirchiapas.com
http://espoirchiapas.blogspot.com








Paris, Jueves 22 de septiembre,

A los medios de Comunicación,
A los compañeras y compañeros de la Sexta y de la otra campana,
A la Sociedad Civil Nacional e Internacional,
A las Bases de Apoyo,
A los medios alternativos,
A las Organizaciones no gubernamentales, colectivos de Mexico y del Mundo,

Compañeras, Compañeros,

Una vez más nos toca dar nuestra palabra, y desgraciadamente constatar que a unos meses de las elecciones en México, a unos días de la venida de la caravana del sur del movimiento por la paz, el gobierno mexicano, a sus 3 niveles, decidió dar un golpe más a nuestr@s dign@s herman@s zapatistas, luchando por su autonomía, lanzando varios operativos para provocarlos y despojarlos, de sus propias tierras pagadas desde el año 1994.

La manera de hacer de los gobernantes nos recuerda las peores horas del conflicto chiapaneco, con el uso de los paramilitares, esta vez llamados ORCAO. Desde 1994 los compañer@s zapatistas luchan para su autonomía, proponiendo su propia educación, su propia salud, su propia comunicación, su propias cooperativas, su justicia, democracia, libertad … en respeto a su cultura.

Al mal gobierno neoliberalita no le importa y prefiere destruir esos esfuerzos, que nos inspiran. Todavia va ampliando la división y la manipulación de los que luchan y construyen. Asi:
* El Caracol de Roberto Barrio denuncio hostigamientos y agresión por parte de grupos armados, amenazando de muerte los comp@s, disparando, robando animales y cosecha.
* El Caracol de Morelia informo agresiones de los paramilitares del ORCAO destruyendo casas
* El Caracol de la Guarucha relato provocaciones y hostigamientos de los paramilitares del ORCAO obligando los comp@s a particpar a proyectos del gobierno. Asi hicieron agresiones armadas para despojarlos de sus tierras. En las ruinas muy turísticas de Tonina, el gobierno via el INAH, también amenazo de acapararse de las tierras zapatistas.
* El Caracol de Oventik denuncio varias veces las condiciones inaceptables y el miedo en las cuales viven las familias zapatistas de San Marcos Aviles.

Al mal gobierno solo le interesa invertir millones para pintar Chiapas para la cumbre mundial del turismo salvaje. O haciendo la pelotilla a la ONU para decir que en Chiapas hay paz y se respeta los derechos humanos, intentando cumplir con los Objetivos de Desarrollo del Milenio, despojando a familias, parqueándolas en “Ciudades Rurales”.

Ahora el mal gobierno a sus 3 niveles intenta intensificar su campana de contrainsurgencia, pero desde Europa, Francia, nos quedamos en alerta y nos vamos preparando acciones en contra del cumbre mundial, para que si, esos 750 operadores turísticos sepan que Chiapas, no es un lugar de paz propicio al turismo de masa, que allá la tierra se defiende, y la autónoma se construye!

Asi es nuestra palabra!

Viva la EZLN!
Viva La Autonomía!
Viva Las comunidades en Resistencia!


Associacion Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas, Francia

lunes, 5 de septiembre de 2011

Raul Vera convocado por el Vaticano: cuando la teologia de la liberacion incomoda


El obispo Raúl Vera, compañero de Mons. Samuel Ruiz, adeptos ambos de la teología de la liberación, fue convocado por el vaticano para dar cuenta sobre su militancia fuera de la filosofía del Vaticano.


 En 1995 fue nombrado obispo al lado de Mons. Samuel Ruiz, oficiosamente para vigilar este quien fue llamado "el obispo rojo" o "comandante Samuel" en relación con su fuerte acción dentro de la diócesis de San Cristóbal de Las Casas, inspirada en 1968 por la teología de la liberación en la conferencia de Medellín.
Al jubilarse Don Samuel Ruiz, Raúl Vera era el que tenía que recuperar el obispado de San Cristóbal pero eso le fue negado por la Iglesia, violando así sus propias reglas (el derecho canónico) y lo mandaron al norte del país, a la ciudad de Saltillo, Coahuila, Norte de México.

Después de 15 años con Samuel Ruiz, Raúl Vera abraza la causa indígena y las teorías de la liberación "dios actúa para liberar a su pueblo", "poner de pie los pueblos y darles de nuevo su dignidad" promoviendo así la crítica de las realidades sociales existentes, la toma de conciencia y la auto-organización de los oprimidos, actores de su propia historia, luchando para sus reivindicaciones políticas y culturales.

Las realidades en el Norte del País son muy diferentes y allá Raúl Vera apoya a los migrantes de centroamericanos quienes intentan pasar a Texas, sin ser víctimas del crimen organizado. No sólo les da un fuerte apoyo sino también propone soluciones, como la idea de una visa humanitaria para cruzar México y así sacarlos de la clandestinidad.

Al fallecer Mons. Ruiz, este año, Raúl Vera fue nombrado presidente del Centro de Derechos Humanos FrayBa, al mismo tiempo está encabezando otra organización parecida en el norte del país. Invitado al XXI aniversario del CIDECI (Universidad Autónoma y Autosuficiente de San Cristóbal) tuvo que rechazar la invitación por lo mismo de la convocatoria de Roma.

Raul Vera y Samuel Ruiz


Raúl Vera, 66 años, ha recibido muchas amenazas por lo que su lucha en contra de la inercia política y la responsabilidad del estado en la guerra contra los narcos molesta y calificó de genocidio la guerra del presidente Felipe Calderón en contra del narcotráfico (40 000 muertos y 10 000 desaparecidos desde 2006). Para él esta guerra es una "burla" que no podrá ser resuelta si no hay un cambio en las esferas políticas y financieras, metidas con el tráfico. Esta posición no va en la misma línea que la de la opinión clásica de la Iglesia Mexicana, la cual apoya esta guerra indispensable, a pesar del costo de sangre!

De igual manera, denuncia la corrupción, el disfuncionamiento de la justicia o la explotación económica de los más oprimidos. Luchó por las familias de 65 mineros sepultados en una mina en el 2006, hechos que quedaron en la impunidad. De hecho sigue denunciando las condiciones de trabajo de los obreros en las minas de carbón y el desinterés del estado por mejorar la situación. Apoyó a 14 prostitutas, quienes habían sido violadas por paramilitares en el 2006 y quedaron sin condenaciones serias!

Desde este año Raúl Vera es atacado por otros frentes. Primero, las agencias católicas y varios militantes cuestionan su trabajo con las asociaciones civiles que promueven la despenalización del aborto. Para él, "estar a favor de la despenalización no significa estar a favor del aborto, detienen a mujeres indígenas porque hicieron abortos naturales, espontáneos, o abortos no provocados....se encuentran en la cárcel". Los más tradicionalistas lo nombran "el obispo genocida".

Sus denuncias en contra de "discriminaciones, violencias, rechazo social y familiar que sufren los homosexuales en México" fueron sin duda la cereza en el pastel y provocaron el llamado inmediato del obispo por Vaticano. El trabajo de asociaciones homosexuales cristianas en su diócesis, la figuración del objetivo de "rescatar la dignidad de la comunidad LGBT en una iglesia inclusiva" en el nuevo plan diocesano pastoral, provocó la rabia de unos sacerdotes de su diócesis.

"Tuve que aceptar las críticas de los buenos católicos que me acusaron a la nunciatura, pero salí para defender la dignidad y los derechos que también tienen los homosexuales, como ciudadanos" formando parte de las categorías "más vulnerables de la sociedad", tienen que beneficiar de la "protección del estado", dijo. El prelado Mexicano sostiene por lo tanto su rechazo a la idea de "matrimonio homosexual" y asegura su diferencia con respecto a la asociación.

Objeto de muchas amenazas de muerte, (varias fueron denunciadas ante la ONU) el pasado mes de julio, un cartel enorme fue colgado en la pared de la catedral de Saltillo "QUEREMOS UN OBISPO CATOLICO". Muchas ONG llamaron al estado a tomar medidas de seguridad que Vera rechazó.

Será entonces en ese mes que el obispo tendrá que explicarse y defender esta iglesia que trabaja al lado del pueblo, buscando su emancipación.



Así "otra iglesia" existe, y para los anticlericales más radicales terminaremos este artículo por un comunicado de la comandancia del EZLN después de la muerte de Samuel Ruiz:

“Ahora que está de moda condenar a toda la Iglesia Católica por los crímenes, desmanes, comisiones y omisiones de algunos de sus prelados…

Ahora que el sector autodenominado “progresista” se solaza en hacer burla y escarnio de la Iglesia Católica toda…

Ahora que se alienta el ver en todo sacerdote a un pederasta en potencia o en activo…

Ahora sería bueno voltear a mirar hacia abajo y encontrar ahí a quienes, como antes Don Samuel, desafiaron y desafían al Poder.

Porque est@s cristianos creen firmemente en que la justicia debe reinar también en este mundo.

Y así lo viven, y mueren, en pensamiento, palabra y obra.”

domingo, 4 de septiembre de 2011

Raul Vera convoqué au Vatican! ou quand la théologie de la libération dérange

L’Evêque Mexicain Raul Vera, fidèle acolyte de Monseigneur Samuel Ruiz, adeptes tous deux de la théologie de la libération, a été convoqué au Vatican pour rendre des comptes sur son engagement militant hors des sentiers battus du Vatican.




En 1995 il fut nommé évêque au Chiapas au côté de Mgr Samuel Ruiz, officieusement pour surveiller ce dernier qui était surnommé «  l’évêque Rouge », ou « Commandant Samuel » tant son action dans l’évêché de San Cristobal, inspirée en 1968 par la théologie de la libération de la conférence de Medellin, fut forte.
Censé récupéré l’évêché en  2000, à la retraite de Samuel Ruiz, Raul Vera est désavoué par l’Eglise qui viole ces propres règles (le droit canon) et l’envoi ainsi dans le nord du pays, à Saltillo, Coahuila, Nord du Mexique.

Après 15 ans passé aux cotés de Mgr. Ruiz, Raul Vera épouse la cause des indigènes et les théories de la libération, « Dieu agit pour libérer son peuple », « relever les hommes et à leur redonner dignité », promouvant ainsi la critique des réalités sociales présentes, la prise de conscience et l’auto organisation des opprimés, acteurs de leur propre histoire luttant pour des revendications politiques et culturelles !

Les réalités dans le Nord du pays sont bien différentes, et Raul Vera appui les migrants venus d’Amérique Centrale, tentant de passer au Texas, évitant de devenir victime du crime organisé. Non seulement il apporte un fort soutien mais propose également des solutions comme son idée de visa humanitaire pour la traversée du Mexique pour sortir ces derniers de la clandestinité.

Au décès de Mgr Ruiz, cette année, Raul Vera se voit devenir président du centre des droits de l’homme Frayba, alors qu’il est déjà à la tête d’une entité semblable dans son état. Invité au XXI* anniversaire du CIDECI (université autonome et autosuffisante de San Cristobal) il a dû décliner l’invitation suite à la convocation de Rome.

Raul Vera et Samuel Ruiz

Mgr. Vera, 66 ans, a reçu de nombreuses menaces tant son combat contre l’inertie politique et la responsabilité de l’état dans la guerre contre les narcos, dérange. Après avoir qualifié de génocide la guerre déclarée par le président Felipe Calderon aux Narcotrafiquants (40 000 morts et 10 000 disparus depuis 2006). Pour lui cette guerre est une « farce » qui ne serait être résolu si le ménage n’est pas fait dans les sphères politiques, financières qui sont pieds et mains liés avec le trafic. Cette position va bien au-delà de l’opinion de l’Eglise Mexicain qui soutient cette guerre indispensable malgré le prix du sang !

 Il dénonce régulièrement la corruption, les dysfonctionnements de la justice ou l’exploitation économique des plus opprimés. Il s’est battu pour les familles de 65 mineurs qui sont restés ensevelis en 2006, dans une mine sans que la justice ne fasse lumière sur ces faits. Il continu d’ailleurs à dénoncer les conditions de travails des ouvriers dans les mines de charbon et le désintérêt de l’état pour améliorer la situation. Il a soutenu 14 prostituées qui en 2006 avaient été violées par des paramilitaires sans condamnations sérieuses.

Depuis cette année Raul Vera est attaqué sur de nouveaux fronts, Tout d’abord des agences catholiques et divers militants mettent en cause son travail avec les associations promouvant la dépénalisation l’avortement. Pour lui « Etre pour la dépénalisation n’est pas être pour l’avortement, on arrête des femmes indigènes parce qu’elles ont fait des fausses couches, des avortements non provoqués…Elles se retrouvent en prison ». Les plus traditionnalistes le nomment « l’évêque génocidaire ».

Ses dénonciations «de discriminations, violences, rejet social et familial dont sont victimes les homosexuels au Mexique » a définitivement été la goutte qui a fait débordé le vase, et provoqué la convocation immédiate de l’évêque au Vatican. L’implication d’associations homosexuelles chrétiennes dans son diocèse, la figuration de l’objectif de « sauvegarder la dignité de la communauté LGBT dans une Eglise inclusive » dans le nouveau plan diocésain Pastorale a provoqué l’ire de certains prêtres de son diocèse.

« J'ai dû accepter ce qui me tomberait dessus de la part de ces bons catholiques qui m'ont accusé à la nonciature, mais je suis sorti pour défendre la dignité et les droits que les homosexuels ont eux aussi, en tant que citoyens »; faisant partie des catégories « les plus vulnérables de la société », ils doivent bénéficier de la « protection de l'Etat », dit-il. Le prélat mexicain maintient pourtant son rejet de l'idée de « mariage homosexuel » et assure de sa différence par rapport à l'association.

Objet de nombreuses menaces de morts (dont diverses ont été dénoncé auprès de l’ONU) en juillet dernier une pancarte énorme a été déposée sur la cathédrale de Saltillo « NOUS VOULONS UN EVEQUE CATHOLIQUE ». De nombreuses ONG ont appelé l’Etat à prendre des mesures de sécurité que Vera a refusé.

 C’est donc ce mois-ci que ce dernier devra s’expliquer, et défendre cette église qui travaille au côté du peuple, cherchant son émancipation.

 
Monseigneur Samuel Ruiz avec le Sous Commandant Marcos

Ainsi donc une « autre église » existe et pour les anticléricaux les plus radicaux nous terminerons cet article par un communiqué de la comandancia de l’ezln suite au décès de Samuel Ruiz :

« Aujourd'hui qu'il est à la mode de condamner toute l'Église catholique pour des crimes, des exactions commises ou omises par certains de ses prélats...

Aujourd'hui que le secteur autoproclamé "progressiste" trouve divertissant de se moquer et de tourner en dérision l'Église catholique tout entière...

Aujourd'hui qu'on encourage à voir dans tout prêtre un pédophile en puissance ou en activité...

Aujourd'hui, il serait bon de tourner son regard vers en bas, et de trouver là ceux qui, comme don Samuel auparavant, ont défié et défient le pouvoir.

Parce que ces chrétien-ne-s croient fermement que la justice doit régner aussi dans ce monde.

Et c'est ainsi qu'ils le vivent, et le meurent, en pensée, en parole et en acte. »





Plus d'information sur la théologie De la Libération

sábado, 27 de agosto de 2011

La Sociedad Civil Las Abejas vue par Michel Chanteau

LAS ANDANZAS MIGUEL CHANTEAU



Michel Chanteau est le curé « rouge » Français de Chenalho qui fut expulsé par le gouvernement mexicain à la veille de ses 70 ans car c’était un témoin génant du massacre d’Actéal. Fidèle ami de André Aubry et de l’évêque Samuel Ruiz, il vécu plus de 33 ans dans la municipalité de Chenalho, dans le haut Chiapas. Espoir Chiapas vous propose quelques extraits de son autobiographie (« Las Andanzas de Miguel », Michel Chanteau, Centre de la Fray Ba), traduits pour la première fois en Français. Ces extraits nous donnent une vision humaine et engagée de comment ont pu être ressenti tant la création de la Société Civile que le massacre d’Actéal. Ils nous montrent également la position des indigènes et dénonce de manière très détaillée la création et les actions des paramilitaires.







Présent au Chiapas depuis les années 60 il a vécu au coeur de l'histoire récente et tellement violente de cet état. L ’exploitation des indigènes, la création de la société civile, les congrès indigènes, la montée en puissance de l’EZLN, jusqu’à la guerre de basse intensité.

Un homme simple et combatif..

La société civile de las abejas

"Dans le monde indigène, les femmes ne cultivent pas la terre parce que l’on suppose qu’elles sont sous la protection des parents ou du mari.
 
A Tzajalchén, un village du municipio de Chenalho, en décembre 1992, il y eut un problème familial entre deux sœurs (Catarina et Maria), et un frère (Agustin) pour la dispute de 120 hectares de terre reçus comme héritage de leur père. Agustin ne voulait pas reconnaître le droit de ses sœurs à la terre. Pourtant elles réclamaient la terre pour leur fils.
 

Comme le veut les coutumes dans les communautés indigènes, on réalisa dès lors, une assemblée dans la communauté pour résoudre ce conflit et il a été décidé de répartir les terres de manière égale, donnant un lot de terre aux neveux de Agustin, qui s’opposait à cette décision et donna les terres à d’autres paysans du village voisin : Tzanembolom. Cependant, les neveux continuaient à demander leur part.
Un jour où à l’école de Tzanembolom, il y eu une réunion des caféiculteurs, les neveux étaient alors présents. Lors de la fin de la réunion, et sur le chemin du retour, ils tombèrent dans une embuscade posée par les nouveaux propriétaires. Un des neveux mouru et deux furent blessés.
 




Deux personnes, Mariono et Manuel ont apporter les premiers soins aux blessés et apportèrent les corps à l’école (…) Le professeur chercha à établir contact par téléphone avec les autorité municipale de la Cabecera, distant d’au moins quelques 40 km. Le représentant du village donna l’ordre de transporter les blessés jusqu’à un endroit où un camion pourrait passer.
 

Mariano, Manuel et trois autres companeros, ont alors fabriqué deux lits avec des morceaux de bois et en pleine nuit levèrent les blessés jusqu’au bord de la route. Les blessés furent finalement chargés dans un camion et les cinq secouristes aussi (…) Il était sept heures du matin. Je sorti de l’église. Il vint de nombreuses personnes essayant de savoir ce qu’il se passait, mais en vain. L’ambulance partit. Le président municipale contacté par Agustin, demanda à Mariano et à ses companeros d’aller en minibus, derrière l’ambulance ; jusqu’à san Cristobal immédiatement le Président appela par téléphone le Procureur de Justice de San Cristobal accusant les 5 secouristes d’être responsable de l’embuscade.
L’ambulance alla à l’hôpital alors que le minibus alla directement à la prison.
 

Le sujet arriva rapidement à l’oreille des indigènes de Tzajalchen et de Tzanembolom, companeros des neveux de Agustin. Ils organisèrent une marche à San Cristobal pour demander la libération des prisonniers. Ils pensaient rester plusieurs jours plantés devant le ministère de la justice. (…)
 

Un journal de Tuxtla au service du gouvernement el cuarto poder m’accusa d’être l’auteur intellectuel des protestations indigènes. On peut lire en première page, en lettre majuscule « Le Sacerdote Français agite Chenalho ». Plus bas l’article anonyme continue « Michel Chanteau guide les indigènes dans leur ignorance à commettre des atrocités. » En réalité, je ne savais rien et j’étais tranquille dans ma maison quand un ami me parla de ces rumeurs, et m’offrit asile dans sa demeure à San cristobal le temps que la tempête se calme.
C’est la période des fêtes, la vierge de Guadalupe, Noël, et le nouvel an. Toutes les instances juridiques sont fermées. Donc les indigènes décident de retourner dans leurs communautés. Mais ils profitent de ces jours pour mobiliser non seulement à Chenalho mais aussi dans d’autres municipalités : Pantelho, Chalchihuitan, Larrainzar, Simojovel et El Bosque.
 

Dans les premiers jours de janvier des centaines d’indigènes marchèrent à San Cristobal et à Tuxtla Gutiérrez. Depuis 15 jours, le procurateur de justice avait décrété la libération des 5 détenus. Les manifestants se déplacent en procession jusqu’à la prison à 14 kilomètres. En réalité ils ont transformé cette manifestation en Via Crucis, une station pour chaque kilomètre. Ils arrivent à la prison, le gardien principal prétend ne pas avoir reçut l’ordre de les libérer. Il est 15h, les employés veulent sortir, terminant leur jour de travail. Les indigènes bloquent les portent disant : - Personne ne va sortir tant que nos companeros ne seront pas libérés.
Finalement, les portes se sont ouvertes et la marche revint triomphante jusqu’à la cathédrale de San Cristobal, où Samuel Ruiz célébra une messe (…) durant laquelle résulta la force de l’union.
 

A leur retour à Tzajalchen et Tzanembolom, les campesinos décidèrent de former une organisation qui leur permettrait de défendre leurs droits. C’est ainsi que 22 communautés ont formés le groupe « Las Abejas » « Nous devions nous unir et construire nos maison comme les rayons d’une ruche d’abeille, où tous travaillons collectivement et jouissons de tout ensemble et produisons, le miel pour tous, bien que nous sachions que le travail va être lent mais sur. » Divers abusés des autorités, d’agressions (morts, blessés, viols de femmes dont des femmes enceintes), d’interpellations injustes, se sont rendus dans les communautés intégrante de « las abejas » créant ainsi un climat de forte tension. Plusieurs marches réalisées par les habitant ont obtenu la liberté des prisonniers injustement incarcérés en relation avec leur problème pour faute de preuve de la part du procureur de justice de l’état.

En janvier 1994, « Las Abejas » décident de continuer à être comme groupe de la société civil non intégrante à l’EZLN. Devant les différences et les conflits qui surgissent entre les groupes sympathisant de l’EZLN et les groupes PRIiste, « las abejas » deviennent comme un groupe civil médiateur devant ces conflits. Depuis ils ont reçut une formation de non violence, de défense et promotion des droits humains, impulsant dans leurs bases une culture de tolérance, respectant la différence et la négociation dans les conflits qu’ils ont vécu dans leur municipalité. Le 22 décembre 1997, nonobstant, « las abejas » ont reçut une forte offensive qui provoqua à Actéal la mort de 45 personnes, tous étaient des femmes, des enfants, et des anciens intégrants de « las abejas ».

 

En 1998 cette organisation recevra le prix national des droits humains « don Sergio Mendez Arceo » prix attribué « pour reconnaître et stimuler les organisations, les groupes et les personnes qui se ressentent par leur valeur dans la défense et la promotion des droits humains » à Mexico. "
 

"Las Andanzas de Miguel Chanteau"
Par Michel Chanteau
Traduit par Espoir Chiapas


domingo, 21 de agosto de 2011

Ataque armado contra zapatista en la Garrucha

 Pocos días después del ataque armado de la Orcao contra bases de apoyo zapatistas en el mpio. Francisco Villa, en el Caracol La Garrucha; integrantes de esta misma organización paramilitar actuaron en la comunidad ejido Patria Nueva, mpio Lucio Cabañas del Caracol Morelia, destruyeron una casa Digna que servía como cocina para observadorxs nacionales e internacionales, parte del lugar que emplean para la observación y documentación de “las mañas y planes de destrucción de los malos gobiernos.” Estas personas también trataron de destruir la escuela autónoma de la comunidad.

Después de la destrucción de la casa Digna, el 17 de agosto, ”llegó el contratista con una maquina para la excavación. Los militantes de ORCAO estuvieron cuidando el contratista y la maquina; estando allí, siguieron con sus amenazas de estar dispuestos matar a los zapatistas a machetazos o a balazos. A la una de la tarde se agruparon en 7 grupos comunicándose con celulares, vimos que los gobiernos los tiene bien estructurado, a través de los proyectos ejecutando para provocar a nuestros compañeros.”

La JBG de Morelia señala nuevamente que estos actos responden a una estrategia de los tres niveles del mal gobierno, representantes locales y regionales, que asesoran a la Orcao donde denuncian “se presionan y se amenazan quienes no cumplen las indicaciones de provocar están amenazados de ser expulsados de sus sitios, por eso obedecen las provocaciones en territorio zapatistas, porque estos líderes mencionados se sientan solos sin gente, por eso aplican lo que aprendieron de gobiernos.
    Secuestran y roban a comisión de camarógrafos

En más información, en la misma denuncia pública, la JBG de Morelia da cuenta del secuestro y robo de equipo que sufrieron a principios del mes de julio una comisión de camarógrafos del caracol IV. Dos compañeros fueron levantados en Ocosingo y llevados a una casa detrás del centro comercial Aurrera de la localidad.



”Dentro del cuarto donde fueron encerrados fueron 4 horas, por que los dos tipos salieron, quedando una guardia. Nuestros compañeros al ver la posibilidad de enfrentar peleando con el guardia, pudo escaparse y salir de la casa con severos golpes en la cara, cada uno se escapó y todo el equipo se perdió.”

Uno de los compañeros camarógrafos secuestrado, explica la JBG de Morelia, ”varias veces fue invitado por una persona que se llama José Guadalupe que por su misma palabra de esa persona que trabaja en Ocosingo y que gestiona proyectos para las comunidades indígenas.” En esa ocasión, anterior a la del secuestro, el compañero no aceptó y ”le quitaron sus equipos que servía para nuestro medio de comunicación.”

Todo lo anterior, se engloba en una estrategia que aplican en la actualidad los tres niveles de gobierno ”porque ahora no usan soldados, ni policías, usan indígenas de pequeñas organizaciones para que nos provoquen en nuestra organización para enfrentamos entre indígenas.”

Durante años, dicen, han ejecutado millones de pesos queriéndonos destruir para regalarles nuestra tierra, de acabar nuestra costumbre, nuestro lengua, pero para que vea el mundo como zapatista seguimos vivo y resistiendo a toda costa; ” no hay gobierno que temer, ni con sus millones de pesos han podido eliminamos, menos a una pequeña organización como la ORCAO.”

Attaques armées contre les zapatiste de la Garrucha

La Junta de Buen Gobierno (Conseil de Bon Gouvernement) du Caracol (centre politique d'organisation et culturel des zapatistes) dénonce les faits qui se sont déroulés depuis le 7 juillet 2011, où ces derniers avaient déjà publié une dénonciation publique.



Le 12 aout passé, les compagnons et compagnes, base d'appui de la municipalité de Francisco Villa partaient travailler collectivement la terre mais des hommes et des femmesde l'organisation ORCAO leur ont bloqué le passage en les menaçant de bruler le véhicule avec toutes les affaires qu'avaient les compagnons. De plus ils dénoncent également le vol d'une caméra lorsqu'un compagnon caméraman cherchait à la sortir pour filmer ce blocage.
Durant le blocage un compagnon zapatiste fut blessé par balle


Dans l'ejido (terre communale) Pojco, municipalité de Chilon, un autre véhicule de la municipalité a été victime de tirs par balle. La Junta De Buen Gobierno signale la manière de s'organiser des membres de la ORCAO: "Comme paramilitaires car en ce moment il y a des gens d'autres municipalités qui viennent nous expulser de nos terres récupérées, et après viennent aussi des personnes de l'éjido Pojco, ils veulent encercler nos compagnons. En refusant cet enfermement un autre compagnon a été blessé par des coups de pierre dans la face!


"Ceux de l'éjido pojcol on sait qu'ils sont paramilitaires, ils se sont retirer pour prendre position dans la montagne et depuis là-haut ils commencent à tirer avec des armes de haut calibre, de plus ils sont équipés avec des radios de communication délivrées par les trois niveaux du gouvernement (Municipal, estatal, federal), car ils savent qu'ils ne peuvent pas avoir recours à l'armée, c'est pour cela qu'ils préparent des groupes indigènes paramilitaire pou attaquer nos compagnons base d'appui."

Dans la présentation des faits, la JBG explique que depuis la position qu'occupent les membres de l'ORCAO ils tirent avec des armes de gros calibres contre les compagnons zapatistes, ils n'arrivent pas à les atteindre grâce à la distance qui les sépare. Ce même jour, vendredi, ils ont dépouillé nos maisons. Le Samedi 13 ils ont coupé des arbres tout en étant protégés par les paramilitaires durant cette journée ils ont tirés 18 fois avec des gros calibres.

La dénonciation se termine en avertissant les différents niveaux du gouvernement que les zapatistes ne vont pas laisser retirer leur terre, "si ils veulent le mal, le mal ils vont trouvé!"

Les membres de la Orcao sont organisés, comptent sur des armes de différents calibres et ont des équipements de communication.

viernes, 19 de agosto de 2011

Londres en llamas (Ensayo de Mumia Abu-Jamal)


Mumia Abu-Jamal propone un ensayo presentando sus reflexiones sobre los disturbios de Inglaterra la semana pasada. Mumia, nombrado “la voz de los sin voces”, es un activista militantes sentenciado a muerte desde 1982 en EEUU.




Después de décadas de traición política del Partido Laborista y descarados ataques de los “Tories” (el Partido Conservador Británico) contra la clase obrera, surge una clase furiosa y rencorosa que ha sacudido lo que una vez fue el centro de un imperio global: Londres.
Los incendios se extienden en Birmingham, Croydon, Bristol, Liverpool y Tottenham, su mecha prendida por el mismo tipo de agresión que desató los estallidos de los años ‘60 y ‘90: la violencia policial ––esta vez empleada contra un padre de 20 años con cuatro hijos, Mark Duggan.
Pero aunque la violencia policial fue la chispa, esto no significa que fue la razón principal. Los años de recortes, desempleo, drásticas rebajas de oportunidades educativas y la mera mezquindad política hacia los pobres, los desposeídos, los migrantes y otros marginados, han dejado a muchísima gente con un amargo sabor en la boca ––especialmente en una ciudad convertida en el centro financiero de Europa, donde algunos viven una vida de exceso y abundancia.
Como era de esperar, los políticos se lanzaron sobre los micrófonos y espetaron frases que traen a la mente los pretextos de sus primos estadounidenses en poder en los '60s, o las justificaciones por la exoneración de los policías golpeadores de Rodney King, cuya salvaje paliza llevó a la quema del Sur de California en 1992.

"Son delincuentes, no más. ¡Esto no se trata de las condiciones sociales!"
"Son matones. ¡Son ladrones, nada más que eso!" (La última vez que me fijé, los ladrones no suelen incendiar los lugares que roban.)
Los incendios son intentos de destrucción, y punto.
Durante el tumulto de los años ‘60 el reverendo Dr. Martin L. King, Jr. dijo: "En su fondo, un disturbio es el lenguaje de los no escuchados”.
Hasta la fecha los que están en el poder en Inglaterra no han escuchado nada.
Desde el corredor de la muerte soy Mumia Abu-Jamal.

10 de agosto de 2011
Audio grabado por Noelle Hanrahan: www.prisonradio.org
Texto circulado por Fatirah Litestar01@aol.com
Traducción Amig@s de Mumia, México

London Calling (essai de Mumia Abu-Jamal)


Mumia Abu-Jamal propose un essai présentant ses réflexions sur les émeutes qui ont secoué l’Angleterre la semaine dernière. Mumia, surnommé « la voix des sans voix » est un activiste militant condamné à mort depuis 1982.
LONDON CALLING (Essai de Mumia Abu-Jamal)
Après des décennies de trahison politique du parti travailliste et l'effronterie des "Tories" (le Parti Conservateur Britannique) contre la classe ouvrière surge une classe furieuse pleine de rancœurs qui a secoué ce qui fut le centre de l'empire Global: Londres.
Les incendies se sont étendus à Birmingham, Croydon, Bristol, Liverpool et Tottenham, la mèche a pris par le même type d'agression qui avait suscité les explosions des années 60 et 90: la violence policière -- cette fois employée contre un père de 20 ans avec ces 4 fils, Mark Duggan.
Mais bien que la violence policière fût l'étincelle, cela ne signifie pas que ce fut la raison principale. Les années de coupures budgétaires, chômage, baisse drastique d'opportunité éducative, et la pire mesquinerie politique face aux pauvres, aux dépossédés, aux migrants et autres marginalisés, ont laissé beaucoup de gens avec une saveur amer dans la bouge, spécialement dans une ville converti en centre financier de l'Europe, où d'aucuns vivent une vie d'excès et d'abondance.
Comme nous pouvions l'attendre, les politiques se sont rués sur les microphones et ont débité des phrases qui apportent à l'esprit des prétextes que leur cousin américain au pouvoir dans les années 60, ou les justifications pour exonérer les policiers qui ont violenté Rodney King, dont la sauvage raclée avait amené à l'embrasement du sud de la Californie en 1992.

" Ce sont des délinquants, rien de plus. On ne parle pas des conditions sociales!"
" Ce sont des durs. Ce sont des voleurs, rien d'autre que ça!" (la dernière fois je me rendis compte, les voleurs ne brulent pas les lieux qu'ils volent).
Les incendies sont des tentatives de destruction. Point:!
Durant le tumulte des années 60 le révèrent Dr. Martin L. King, Jr, dit: "Dans le fond, un émeute est le langage de ceux que l'on écoute pas".
Jusqu'à aujourd'hui, ceux qui sont au pouvoir en Angleterre n'ont rien écouté!
Depuis le Couloir de la mort, c'est Mumia Abu-Jamal
10 Aout 2011.
Audio Gravé par Noelle Hanrahan www.prisonradio.org
Collectif de soutien fr: www.mumiabujamal.com