miércoles, 12 de diciembre de 2012

Samuel Ruiz, après le massacre

Extrait d'interviews données à Samuel Ruiz, Evêque émérite de San Cristobal, défenseur de la théologie de la libération



A cette époque, avant les morts d’Actéal nous avions préparé une visite à la basilique de Notre Dame de Guadeloupe, dans l’intention de faire connaitre au monde entier ce que nous vivions, car les médias locaux, de l’Etat du Chiapas, et les médias nationaux qui couvraient tout le Mexique étaient en train de déformer les faits : ils cachaient des évènements et leurs informations étaient interprétées selon une fausse clé. ,Le pèlerinage avait pour but de dire au monde extérieur ce qu’il se passait au Chiapas. Mais le massacre d’Acteal survint pendant la préparation et il n’était plus nécessaire de faire connaitre les agressions paramilitaires et toute la machinerie mise en place pour enrayer le dialogue en faveur de la paix, les médias internationaux se faisant l’écho de la situation. L’objectif du pèlerinage en était changé : nous nous rendions auprès de la Vierge pour proclamer notre espérance. Notre espérance d’une issue possible, notre espérance d’un avenir de justice et de paix.



Je me souviens très bien de la participation des indigènes d’acteal. Le catéchiste actuel fut choisi pour dire une prière pendant la célébration à la basilique de Guadeloupe, et nous fumes tous émus. Emus par la logique de sa prière. Très différent de ce que nous attendions. Nous avions imaginé que ce serait une prière plaintive, exprimant à la Vierge toute la douleur, toute la souffrance vécue, lui demandant ensuite de l’espérance pour Acteal, de la force pour persévérer dans le bien. Mais que dit le catéchiste ? Il s’adressa ainsi à la vierge : « Notre Dame nous savons que ton coeur est triste.  Nous savons que tu souffres à cause de ce qu’il s’est passé chez nous. Nous sommes donc venus te consoler. » Ce n’était pas : «  nous sommes venus te demander ton aide, ta pitié pour nous. » C’était au contraire : «  nous sommes tes enfants, nous savons que tu es tristes donc nous voilà pour t’offrir notre réconfort. » Quelle logique frappantes ! Quelle foi profonde !

 

Les membres de la communauté d’acteal n’ont pas perdu la conscience de leur mission : annoncer la résurrection. Et ils le font par-delà les différences religieuses, puisqu’ils reçoivent des visites de partout. Je m’en suis rendu compte avant le premier anniversaire du massacre lors d’une visite dans cette communauté. Ils m’ont dit « Monsieur l’évêque, il y a des gens du monde entier qui viennent nous voir. » je me suis dit qui sait ce que ce frère entend par « le monde entier », peut être des gens des Etats Unis ou d’autres pays pas trop éloignés. Mais il ajouta ; « ils viennent même d’Australie. » Quand il a dit « Australie », j’ai compris qu’il avait raison car même ceux qui connaissent bien la géographie, songent rarement au continent australien. Nous avons tendance à l’exclure de notre représentation du monde, de même qu’en nous représentant l’Amérique Latine nous oublions parfois Haïti, Cuba et les Antilles.

Et ce frère précisa « la délégation australienne vient de partir, mais il en arrive une autre dans huit jour ». La communauté d’acteal est consciente d’être devenue une parole ouverte, une parole vivante offerte  à tous, une parole d’espérance. Et ses membres en prennent soin ;: ils ne cachent pas leur joie de recevoir ces visites, ils se sont organisés pour recevoir les visiteurs qui arrivent à tout moment, opportunément et inopportunément. Ils sont toujours là, prêts pour l’hospitalité et pour donner leur témoignage. Actéal est devenu une région missionnaire.

Samuel Ruiz: Homélie des Eveques pour Acteal





Homélie des Evêques Samuel Ruiz et Raul Vera pour l’eucharistie lors du premier anniversaire du massacre d’Acteal


« Le témoignage d’Antonio Gutierrez nous rapporte qu’il y a un , ici même, sur ce sol ou nous sommes rassemblés aujourd’hui, pendant le massacre, quand une balle traversa la poitrine de sa femme et tua aussi le bébé qu’elle tenait dans ses bras, notre frère catéchiste Alonso Vazquez Gomez, la voyant s’effondrer, essaya de l’aider, lui disant : « Ma femme, lève-toi…ma femme, lève-toi… » Mais elle ne bougeait plus. Se rendant compte qu’elle était morte, Alonso leva les bras au ciel et cria : « Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font… » A ce moment même deux balles lui traversèrent la tête et il s’effondra sur la femme et l’enfant. »



« C’est ainsi que sont morts ces hommes, ces femmes, ces enfants innocents, engagés dans l’Evangile du pardon, exactement comme leur Maitre et il nous échoit aujourd’hui de même que Saint Pierre, il y a vingt siècles, de proclamer le scandaleux message de pardon que Dieu offre même aux assassins de son Fils, à la seule condition préalable d’une conversion sincère. Pierre dit :  « Cet homme que vous avez crucifié et à qui vous avez donné la mort comme aux hors la loi… », « ce jésus que vous avez crucifié…Dieu l’a fait maitre et messie ». Quand ceux qui écoutaient interpellés lui demandèrent « que devons-nous faire ? Telle fut la réponse de pierre Changez votre façon de faire ».


« Paramilitaires, soldats et policiers complices, autorités à tous les niveaux qui, par votre indolence, obstruez l’exercice de la justice pénale et la protection de notre société…Auteurs criminels directement ou indirectement, matériellement ou intellectuellement, de près ou de loin : vous êtes tous invités à recevoir l’amnistie divine qui vous est donnée parce que vos victimes sont mortes en vous pardonnant. »


     
« Or la façon de recevoir le pardon n’est évidemment pas de se livrer à cette campagne médiatique actuelle qui veut promouvoir une  image de déresponsabilisation générale. Au contraire il faut reconnaître les faits avec courage et être en disposition d’assumer, honorablement, leurs conséquences. »


« Nous sommes ici pour nous souvenir nous sommes ici parque la mémoire nous appelle pour célébrer un mémorial. Les martyrs d’Actéal nous demandent de ne pas oublier pour ne plus jamais permettre de nouveaux Acteal, ni au Chiapas, ni au Mexique ni dans le recoin le plus oublié du monde.



Lire plus:
Samuel Ruiz et le massacre d'Actéal
Homélie de Samuel Ruiz
Le massacre selon Samuel
La théologie de la libération
Extraits du Livre du Curé de Chenalho Miguel Chanteau

Michel Chanteau: Le Congrès Indigène


Le congrès indigène
Extrait du livre du Père Michel Chanteau


En 1974, le gouverneur du Chiapas, Docteur Manuel Velasco Suarez décide de convoquer un Congrès indigène en l’honneur de Fray Bartolomé de Las Casas premier évêque de San Cristobal et admirable défenseur des Indiens contre les Conquistadores. Bien sûr il n’avait pas le temps d ‘organiser personnellement ce Congrès. Il chargea donc le Directeur des Affaires Indigènes, le licencié Angles Roblés. Celui-ci avait été l’élève de Don Samuel au Séminaire. Alors il se dit que l’évêque de San Cristobal était la personne la mieux indiquée pour cet hommage à son illustre prédécesseur…C’est alors que la conception de ce rassemblement indien changea complètement d’optique. Pour le gouverneur, il s’agissait d’un évènement folklorique om les indiens seraient venus en costumes traditionnels avec leurs instruments de musique pour danser et divertir les personnes présentes.

Tout d’abord, Don Samuel dit à An gel Roblès : «  Ce n’est pas moi qui vais décider s’il y aura ou non un Congrès. Je vais demander aux indiens ce qu’ils en pensent…Les agents de Pastorale en profitent pour présenter aux communautés indiennes le personnage et l’œuvre de Fray Bartolomé§ Tout de suite les catéchistes comprirent que c’était pour eux une excellente occasion de présenter en public au gouverneur leurs problèmes puisque pour la première fois on leur donnait la parole. Il y aurait donc un congrès Indigène, mais selon le désir des Indiens.

Les quatre principales ethnies du Chiapas : Tzotzil, Tzeltal, Tojolabal, Chois se mirent d’accord sur les questions à traiter au Congrès, ils choisirent quatre thèmes la Terre, le Commerce, la Santé, et l’éducation. Pendant plusieurs mois les Indiens recueillirent de nombreux témoignages d’abus et d’exploitation dans leurs communautés.

En octobre le Congrès eut lieu à San Cristobal en présence du gouverneur et de nombreuses personnalités. Au grand étonnement des participants tous les exposés se firent dans les langues indiennes avec traduction en Castillan. Ce furent des journées inoubliables avec des moments de forte tension et même de stupeur devant le déballage des exactions dont sont victimes les Indiens, encore aujourd’hui ; mais vite, les instruments de musique traditionnels : marimba guitares, flûtes, petits violons à deux cordes, tambours adoucissaient l’ambiance.
Probablement de ce Congrès naquît l’idée chez les indiens de s’unir pour faire valoir leurs droits étant donné que les problèmes présents étaient les mêmes dans tous les villages…Vingt ans plus tard, les Zapatistes reprendront les mêmes réclamations.

Sans doute que le gouverneur et sa suite s’en retournèrent à tuxtla très soucieux regrettant la convocation de ce Congrès Indigène, en se rendant compte de la grande influence de Don Samuel et de la forte organisation des communautés indiennes.

A LIRE:
La Société Civile Las Abejas
Les Paramilitaires
Le Massacre d'Acteal
Le racisme à Chenalho
Tatic Samuel
Le Congrès Indigène
La fête des morts dans les communautés 


Michel Chanteau: Les Paramilitaires


 

 Les paramilitaires
Extrait du livre du Père Michel Chanteau





"Durant un interrogatoire antérieur à mon expulsion, la police m’a demandé :

- Qui entraînent les paramilitaires ?
- Le Gouvernement, répondis-je.
- As-tu des preuves ?
- Si vous voulez m’écouter, je peux vous dire où, quand, comment et pour qui les paramilitaires ont été formés
et entraînés à Chenalho.
Ils n’insistèrent pas (…).

Le 12 janvier 1994, le président Carlos Salinas de Gortari imposait une trêve entre l’armée mexicaine et les zapatistes du Chiapas. Les militaires ne devaient pas attaquer les insurgés indigènes. (…)



 
Les stratèges de la guerre de basse intensité déclarent : « Le peuple est à la guérilla ce que l’eau est au poisson. ». Au Chiapas, « le gros poisson » sont les zapatistes, et « l’eau », la société civile de Las Abejas. Il s’agit de détruire l’eau pour que se meure le poisson. Respectant en apparence la trêve, les militaires ne vont pas déranger les insurgés, mais ils vont créé des groupes de choques, des milices parallèles qui vont propager la terreur dans la société civil. Ce seront les paramilitaire. Ils détruiront le lien social et culturel de leurs propres communautés, suscitant des division dans les communautés jusqu’aux familles, car le comble du cynisme du gouvernement fut le fait de monter les indigènes contre les autres. A Chenalho, la majorité des paramilitaires sont de jeunes indigènes de la même ethnie qui, à cause de l’explosion démographique, ne possèdent ni terre ni travail (…). C’est à cause de ça qu’ils sont facilement récupérables et prêts pour l’armée ou la police quand on leur offre des armes, de l’argent et de la drogue. De plus ils profitent du butin lorsqu’ils détruisent et pillent les communautés. A part les méthodes de lavage de cerveaux, la Police utilise des vidéos pornographiques pour impulser les paramilitaires à violer.

Le 7 août 1997, pour la première fois dans la municipalité autonome de Chenalho, on m’invite à célébrer une messe et quelques baptêmes.(…) Je me retrouve donc à Los Chorros, avec André (Aubry) et Angélica (son épouse)(…). On entendit de nombreux coups de feu (…). Petul (la personne qui nous hébergeait), nous dit – Je ne sais pas ce qu’il se passe à Puebla mais depuis plus d’un mois, chaque nuit, on entend es détonation d’armes automatiques et il n’apparaît jamais des morts ou des blessés. Nous comprime après qu’il s’agissait d’un entraînement des paramilitaires.




En effet le 19 septembre les paramilitaire réalisaient leur premiers fait à Los Chorros, incendiant 70 maisons, celles des partisans du PRD, et celles des sympathisants de l’EZLN. Depuis ce jour, ils allaient semer la terreur dans plus de quinze villages de Chenalho. Leur tactique est la suivant, arrivé en tirant des balles en l’air pour terroriser les gens, l’obligeant à fuir (…), voler les maisons, et ensuite mettre le feu avec de l’essence. Avec leur butin (Café, maïs, vêtement, machettes, poules, (…) parfois mules et chevaux) ils retournent dans leur base, passant souvent à coté des campements de l’armée et de la police qui les laissent faire en toute impunité. Les paramilitaires vont vendre le fruit de leurs vols au municipio voisin, Pantelho. Ceci leur procure de l’argent pour acheter des armes et des munitions. Leurs victimes sont toujours des communautés appartenant à la société civile de las abejas. (…)

Du 19 septembre jusqu’au 22 décembre, des milliers de campesinos vont chercher refuge dans la montagne, exposés aux intempéries, dans la boue, ils cherchent à se défendre des pluies torrentielles, construisant des toit précaires avec des branches et des feuilles de bananiers (…). Beaucoup avaient les pieds et les jambes cassées, et les vêtements coupés par les épines du chemin. La majeure partie d’entre eux se sont réfugiés près du Municipio autonome de Polho, à X’oyep, où ils seront rapidement plus de 6 000. D’autres se réunissaient à Actéal, Poconichim, Tzajalchen ou Chimix. Certains, commençaient à aller jusqu’à San Cristobal, à la maison des sœur du Divin Pasteur. Les déplacés représentaient le tiers de la population totale de Chenalho.



(…)"
"Laz Andanzas de Miguel Chanteau"
Par Michel Chanteau -
Traduit par Espoir Chiapas


Photographie des paramilitaires:
 

A LIRE:
La Société Civile Las Abejas
Les Paramilitaires
Le Massacre d'Acteal
Le racisme à Chenalho
Tatic Samuel
Le Congrès Indigène
La fête des morts dans les communautés 

Michel Chanteau: La Société Civile "Las Abejas"


 


La société civile de las abejas
Extrait du livre du Père Michel Chanteau




 

"Dans le monde indigène, les femmes ne cultivent pas la terre parce que l’on suppose qu’elles sont sous la protection des parents ou du mari.

A Tzajalchén, un village du municipio de Chenalho, en décembre 1992, il y eut un problème familial entre deux sœurs (Catarina et Maria), et un frère (Agustin) pour la dispute de 120 hectares de terre reçus comme héritage de leur père. Agustin ne voulait pas reconnaître le droit de ses sœurs à la terre. Pourtant elles réclamaient la terre pour leur fils.

Comme le veut les coutumes dans les communautés indigènes, on réalisa dès lors, une assemblée dans la communauté pour résoudre ce conflit et il a été décidé de répartir les terres de manière égale, donnant un lot de terre aux neveux de Agustin, qui s’opposait à cette décision et donna les terres à d’autres paysans du village voisin : Tzanembolom. Cependant, les neveux continuaient à demander leur part.

Un jour où à l’école de Tzanembolom, il y eu une réunion des caféiculteurs, les neveux étaient alors présents. Lors de la fin de la réunion, et sur le chemin du retour, ils tombèrent dans une embuscade posée par les nouveaux propriétaires. Un des neveux mouru et deux furent blessés.

Deux personnes, Mariono et Manuel ont apporter les premiers soins aux blessés et apportèrent les corps à l’école (…) Le professeur chercha à établir contact par téléphone avec les autorité municipale de la Cabecera, distant d’au moins quelques 40 km. Le représentant du village donna l’ordre de transporter les blessés jusqu’à un endroit où un camion pourrait passer.

Mariano, Manuel et trois autres companeros, ont alors fabriqué deux lits avec des morceaux de bois et en pleine nuit levèrent les blessés jusqu’au bord de la route. Les blessés furent finalement chargés dans un camion et les cinq secouristes aussi (…) Il était sept heures du matin. Je sorti de l’église. Il vint de nombreuses personnes essayant de savoir ce qu’il se passait, mais en vain. L’ambulance partit. Le président municipale contacté par Agustin, demanda à Mariano et à ses companeros d’aller en minibus, derrière l’ambulance ; jusqu’à san Cristobal immédiatement le Président appela par téléphone le Procureur de Justice de San Cristobal accusant les 5 secouristes d’être responsable de l’embuscade.

L’ambulance alla à l’hôpital alors que le minibus alla directement à la prison.
Le sujet arriva rapidement à l’oreille des indigènes de Tzajalchen et de Tzanembolom, companeros des neveux de Agustin. Ils organisèrent une marche à San Cristobal pour demander la libération des prisonniers. Ils pensaient rester plusieurs jours plantés devant le ministère de la justice. (…)

Un journal de Tuxtla au service du gouvernement el cuarto poder m’accusa d’être l’auteur intellectuel des protestations indigènes. On peut lire en première page, en lettre majuscule « Le Sacerdote Français agite Chenalho ». Plus bas l’article anonyme continue « Michel Chanteau guide les indigènes dans leur ignorance à commettre des atrocités. » En réalité, je ne savais rien et j’étais tranquille dans ma maison quand un ami me parla de ces rumeurs, et m’offrit asile dans sa demeure à San cristobal le temps que la tempête se calme.

C’est la période des fêtes, la vierge de Guadalupe, Noël, et le nouvel an. Toutes les instances juridiques sont fermées. Donc les indigènes décident de retourner dans leurs communautés. Mais ils profitent de ces jours pour mobiliser non seulement à Chenalho mais aussi dans d’autres municipalités : Pantelho, Chalchihuitan, Larrainzar, Simojovel et El Bosque.

Dans les premiers jours de janvier des centaines d’indigènes marchèrent à San Cristobal et à Tuxtla Gutiérrez. Depuis 15 jours, le procurateur de justice avait décrété la libération des 5 détenus. Les manifestants se déplacent en procession jusqu’à la prison à 14 kilomètres. En réalité ils ont transformé cette manifestation en Via Crucis, une station pour chaque kilomètre. Ils arrivent à la prison, le gardien principal prétend ne pas avoir reçut l’ordre de les libérer. Il est 15h, les employés veulent sortir, terminant leur jour de travail. Les indigènes bloquent les portent disant : - Personne ne va sortir tant que nos companeros ne seront pas libérés.

Finalement, les portes se sont ouvertes et la marche revint triomphante jusqu’à la cathédrale de San Cristobal, où Samuel Ruiz célébra une messe (…) durant laquelle résulta la force de l’union.

A leur retour à Tzajalchen et Tzanembolom, les campesinos décidèrent de former une organisation qui leur permettrait de défendre leurs droits. C’est ainsi que 22 communautés ont formés le groupe « Las Abejas » « Nous devions nous unir et construire nos maison comme les rayons d’une ruche d’abeille, où tous travaillons collectivement et jouissons de tout ensemble et produisons, le miel pour tous, bien que nous sachions que le travail va être lent mais sur. » Divers abusés des autorités, d’agressions (morts, blessés, viols de femmes dont des femmes enceintes), d’interpellations injustes, se sont rendus dans les communautés intégrante de « las abejas » créant ainsi un climat de forte tension. Plusieurs marches réalisées par les habitant ont obtenu la liberté des prisonniers injustement incarcérés en relation avec leur problème pour faute de preuve de la part du procureur de justice de l’état.



En janvier 1994, « Las Abejas » décident de continuer à être comme groupe de la société civil non intégrante à l’EZLN. Devant les différences et les conflits qui surgissent entre les groupes sympathisant de l’EZLN et les groupes PRIiste, « las abejas » deviennent comme un groupe civil médiateur devant ces conflits. Depuis ils ont reçut une formation de non violence, de défense et promotion des droits humains, impulsant dans leurs bases une culture de tolérance, respectant la différence et la négociation dans les conflits qu’ils ont vécu dans leur municipalité. Le 22 décembre 1997, non obstant, « las abejas » ont reçut une forte offensive qui provoqua à Actéal la mort de 45 personnes, tous étaient des femmes, des enfants, et des anciens intégrants de « las abejas ».

En 1998 cette organisation recevra le prix national des droits humains « don Sergio Mendez Arceo » prix attribué « pour reconnaître et stimuler les organisations, les groupes et les personnes qui se ressentent par leur valeur dans la défense et la promotion des droits humains » à Mexico. "

"Las Andanzas de Miguel Chanteau"
Par Michel Chanteau
Traduit par Espoir Chiapas

Michel Chanteau: Présentation



LAS ERRANCES DE MICHEL CHANTEAU


 Michel Chanteau est le curé « rouge » Français de Chenalho qui fut expulsé par le gouvernement mexicain à la veille de ses 70 ans car c’était un témoin génant du massacre d’Actéal. Fidèle ami de André Aubry et de l’évêque Samuel Ruiz, il vécu plus de 33 ans dans la municipalité de Chenalho, dans le haut Chiapas. Espoir Chiapas vous propose quelques extraits de son autobiographie (« Las Andanzas de Miguel », Michel Chanteau, Centre de la Fray Ba), traduits pour la première fois en Français. Ces extraits nous donnent une vision humaine et engagée de comment ont pu être ressenti tant la création de la Société Civile que le massacre d’Actéal. Ils nous montrent également la position des indigènes et dénonce de manière très détaillée la création et les actions des paramilitaires.


Présent au Chiapas depuis les années 60 il a vécu au coeur de l'histoire récente et tellement violente de cet état. L ’exploitation des indigènes, la création de la société civile, les congrès indigènes, la montée en puissance de l’EZLN, jusqu’à la guerre de basse intensité.

Un homme simple et combatif...

A LIRE:
La Société Civile Las Abejas
Les Paramilitaires
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Le racisme à Chenalho
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Brasil: Amenaza de desalojo en Milton Santos, un nuevo Pinheirinho


Desalojo de las tierras de la Reforma Agrária: Milton Santos Resiste!




Despues de siete años de lucha, producción de alimentos y practicas agroecológica, el asentamiento esta amenazado.

Milton Santos es una área legalmente asentada por el INCRA (Instituto Nacional de Colonización y Reforma Agraria), responsable por la distribuición de los alimentos orgánicos para más de 30 entidades de la región de Campinas y Cosmópolis, serviendo más de 12 mil familias a cada 15 días. A pesar de las dificultades que los pequeños productores enfrentan, el asentamiento foi escogido por la Empleza Brasileña de Investigación Agrícola (EMBRAPA) para ser una Unidad de Referencia, un modelo de producción en agroecologia.

Desde deciembre de 2005, estas familias viven y producen en las tierras de la “Comuna de la Tierra Milton Santos”. Pero una amenaza de desalojo llegó al conocimineto de los asentados en el fín de julio de este año, por medio del mismo Instituto Nacional de Colonización y Reforma Agraria (INCRA). Se dice que la familia “Abdala”, antigua proprietaria de la área, pidió la repossessión y esta fue concedida por el Juez Federal “Luiz Stefanni”. El INCRA fue convocado a cumplir la repossession dentro del plazo de 30 días, extendido por más 120 días despues del recurso, bajo pena de multa diaria de R$5.000,00 caso no ejecute hasta é dia 15 de octubre (pasado).

El superintendente del INCRA de São Paulo, Wellington Diniz, en asemblea hecha en el asentamiento en el día 29 de semtiembre, se comprometió en no realizar el desalojo de las familias y afirmó que iba retransmitir la solicitud del decreto de desapropriación de la área como de interés soicial a la presidenta Dilma Rousseff, y tambien él ha entrado con más dos recursos: afectación público y embargo de retención. Estos últimos fueron negados, permanecendo como único recurso que puede impedir la ejecución de la recuperación de la posesión solamente el decreto de desapropriación por interés social que la presidenta tiene que firmar. 
 
031212 despejo


Desde julio la justicia decidió que el INCRA tendria que devolver esta área para los antiguos dueños, la familia Abdalla, que había perdido la tierra por deudas públicas con el INSS (Seguridad Social). Importante observar que, de todo el montante de las áreas confiscadas de la familia Abdalla por la falta de pagos de impuestos, la (in)justicia determinó que sea devolvida aquella en la que viven 78 familias y no la àrea alquillada por la Usina Esther. Además, vá ser una de las pocas veces en la historia de nuestro país que una tierra, legalmente conquistada por la reforma agraria, va ser tomada de las famílias, sín llevar en cuenta los princípios de la función social de la tierra, del estatuto de la tierra y de la legislación de la reforma agraria.

Además el Juez Federal “Luiz Stefanini”, que emitió el mandato de reposesión para el Asentamiento Milton Santos, tambien ha negado dos recursos del INCRA, por una “estraña coincidencia”, es el mismo responsable por el mandato que quiera sacar los indigenas Garani-Kaiowá de su reserva.

En año de elección, la ofensiva de la derecha vino por medio del judiciario, el poder más difícil de ser atacado, una vez que no esta sujecto a las elecciónes y es él que se automonitora.

¿Quien son esos juezes? ¿A cuales famílias pertenecen? ¿Qué interesis ellos representan?

¿Y porque el tema de los desalojos no aparencen en los debates de los candidatos?


Actualmente residen en el asentamiento 78 famílias asentadas y 10 famílias de agregados, fuera las 10 famílias que están acampadas, que en el total son más de 300 habitantes. Ya fueron acesados los principales créditos. Al lado del asentamiento tambien están construyendo un barrio, que conta con más de 100 familias que también están luchando por su regularización. Desde que se supo de la posibilidad del desalojo, fueron hechas diversas manifestaciones de solidariedad de organizaciones y entidades, principalmente de los locales que reciben los alimentos orgánicos producidos y distribuídos toda semana por el programa Doncación Simultánea.


Amenazas al Asentamiento Milton Santos
assentamento
Desafortunadamente, no fueron recibidas solamente manifestaciones de apoyo. Muchos asentados han sido amenazados por empleados de la Planta, en la cuales afirman que el desalojo vá ocurir todavia en noviembre (el desalojo ya puede ser realizado en 13 de deciembre). Los asentados han sido observados de modo seguido por los helicópteros de la Policía Militar. Los niños y jovenes han sido atacados con comentários desagradables, incluso por parte de los maestros de la red pública, que afirman que sus familias serán desalojadas y oferecen periódicos locales que hacen propaganda del desalojo y la decisión de la justicia. Muchas notícias han ignorado el derecho a la vivienda, al trabajo y a una vida digna para producir la tierra.


Así como se paso con el “Pinheirinho”, la justicia ha demonstrado su inflexibilidad cuando se habla de la questión del Asentamiento Milton Santos, no retirando el mandato de recuperación y su realización. Ya conocemos y sentimos como actuan el judiciario e la policia, especialmente en el Estado de São Paulo, en otras ocasiones de la lucha en la región.



Dilma Roussef recibe la carta de los asentados


En el dia 20 de ocutbre, la presidenta Dilma Roussef estuvo en un mitin electoral en “Campinas” y fue recibida por muchos manifestantes aliados con carteles: “Presidenta, desaproprie el Asentamiento Milton Santos! Por interés social”. Además, fue entregue al candidato a la presidencia de la municipalidad de Campinas, Márcio Pochman, el manifiesto y el documento sobre el proceso de asentamiento.

En miercoles seguiente, día 24, fue marcada también por más presión: junto a los compañeros del MTST (movimiento de los trabajadores sín techo), fue hecha una “visita” sorpreza
a la oficina de la presidencia. Una comisión de asentados entregó a sus asesores las demandas del Asentamiento, exigiendo agilidad en la respuesta sobre la Desapropriación por Interés Social.


En esta cita fue hecha un dialogo, que esperamos que sea resolvido en pronto. Dos representantes de la presidencia visitaron al asentamiento en el día 30 de octubre y fueron recibidos por todos – asentados y aliados – con un único pedido: el asentamiento necesita de la desapropriación y es urgente! Se comprometió a resolver el problema, pero, hasta ahora, nada fue resolvido.


Exigimos que el Excma. Sra. Presidente de la República, Dilma Roussef,firme el Decreto de Desapropriación por Interés Social del Sítio Boa Vista lo más pronto posible, para que podramos volver a nuestro cotidiano! No quremos que nuestras casas y plantaciones sean desctruídas para el monocultivo de la caña de azucar, que generan grandes lucros a las familias “Coutinho Nogueira” y “Abdalla”.

El asentamiento no encerro sus luchas
En este proceso de luchas surgió el Acampamiento Roseli Nunes, que enfrentó más de cinco ocupaciones entre 2007 y 2011, denunciando al robos de tierras púbicas y el mal uso del “Sitio Boa Vista” por la Planta Esther. La ocupación más reciente, que ganó el nombre de “Helenira Resende,” se pasó de agosto a octubre de 2011 y reunió más de 500 familias, además de aquella en que vivian no Acampamiento Roseli Nunes, que permaneció hasta hoy dentro de una área del Asentamiento Milton Santos.

Las ocupaciones en la vecindá, a pesar de denunciaren el robo de tierras en el “Sito Boa Vista” por la Planta, no lograron ampliar el asentamiento ò mismo atender a las demandas de los trabajadores del campo en la región. Sin embargo, a pesar de “Milton Santos” ocupar hace siete años una área más chica que necesaria para la producción de alimentos para más de 70 familias que viven en el local, se convertió en referencia en la producción agroecológica, atendiendo a más de 12 mil familias de la Región Metropolitana de Campinas y Limeira por el projeto de Donación Simultánea.

Un nuevo “Pinheirinho”: el desalojo de Milton Santos

En miercoles, día 28 de noviembro, el asentamiento Milton Santos sofrió un nuevo golpe. La 3ª
Nesta quinta-feira, dia 28 de novembro, o assentamento Milton Santos sofreu novo golpe. A 3º Juzgado de la Corte Federal concedió a la Planta Esther una orden judicial de desocupación del “Sitio Boa Vista” dentro de un período de 15 días. Si los asentados no desocupar la área hasta día 13 de deciembre, la Policia va realizar la re-tomada de la propriedad. Mismo frente al compromiso de los representantes del (mal)gobierno federal de resolver la cuestión del asentamiento, hasta ahora nada fue hecho y los asentados y acampados están de nuevo en una situación de agonía frente a la amenaza del desalojo. Día 13 de deciembre se aproxima, no dejemos que las tierras de la reforma agraria vuelva a las manos del capital (de los de arriba), a las manos del agronegócio. El pueblo vá resistir y un nuevo “Pinheirinho” se aproxima.

Somos Todos Milton Santos!

Por la “Comuna de la Tierra”, Dilma Rousseff firme la desapropriación por Interés Social!

El 11 de diciembre alrededor de 150 comp@s de Sao Paulo ocuparon la presidencia de la republica:
Ahi van las fotos:

lunes, 10 de diciembre de 2012

A 20 añosde autonomia...Vivan Las Abejas!!


Celebramos 20 años de autonomía
Organización de la Sociedad Civil “Las Abejas”Tierra Sagrada de los Mártires de ActealActeal, Ch’enalvo’, Chiapas, México.
10 de diciembre del 2012.



A la Opinión PúblicaA los medios de Comunicación Estatal, Nacional e InternacionalA los medios alternativosA la Sexta InternacionalA los Adherentes de La Otra campañaA las organizaciones independientesA los defensores de derechos humanos no Gubernamental.



Hermanos y hermanas:



En un día como hoy, pero hace 20 años atrás, nace nuestra Organización Las Abejas. Tambiénhoy es el día de la Declaración Universal de los Derechos Humanos. Con estos sucesoshistóricos venimos a dar nuestra palabra...



El 10 de diciembre de 1992, 5 compañeros nuestros dela comunidad de Tzajalch’en; fueron encarceladosinjustamente por el gobierno municipal encomplicidad con el gobierno del estado de Chiapas,por un homicidio que no cometieron, pues su únicodelito era criticar al gobierno, organizar al pueblooprimido, defender la vida, la justicia y los derechoshumanos. En aquel entonces al igual que ahora no se respetaban los derechos humanos. Laviolencia y la violación a los derechos humanos era la ley de cada día, y peor aún el trato hacialos pueblos originarios.
Cuando vimos, la violencia, la injusticia, despojo denuestra tierra, territorio y recursos naturales y laviolación a los derechos humanos hacia nuestropueblo; nos organizamos, juntamos nuestras fuerzasy corazones, creamos entonces el movimiento social“Las Abejas”. Desde un principio decidimos quefuera una organización pacifista, con misión dedefender y proteger la vida, construir una justiciaverdadera para que haya paz. Y exigir al gobiernomexicano que respete las leyes mexicanas, tratados y escritos internacionales en materia dederechos humanos y sobre todo el respeto a los pueblos originarios de México.

Hoy a 20 años de la lucha y caminar de Las Abejas, preguntamos al gobierno mexicano, ¿cómoestá la situación actual de los derechos humanos en México, en comparación de hace 20 años?Nosotros vemos que hace 20 años era diferente la situación de derechos humanos, o sea decómo se violaban los derechos humanos, hoy en día los derechos humanos se violan de otramanera, pero, más peor y con cinismo.

Hace 20 años nosotros Las Abejas creíamos en la democracia institucional, (teníamosesperanzas en que los gobernantes y partidos políticos nos escucharían para que fuéramosrespetados los pueblos originarios). Sin embargo, todo fue una ilusión. Pero, de esas mentiras yengaños aprendimos muchas cosas, y gracias a ello, somos lo que somos ahora. Ahora, ya nocreemos en ningún partido político, ni en un gobierno impuesto desde arriba. Los hombres ymujeres de Las Abejas, se han hecho más grandes nuestros pensamientos y corazones. Nuestralucha y construcción de nuestra autonomía han crecido y caminan. A 20 años de Las Abejas,no le pedimos permiso al mal gobierno de cómo queremos vivir, luchar, cuidar nuestra madretierra, territorio y recursos naturales.

A 20 años de Las Abejas vemos que en Chiapas y enMéxico no existen condiciones de vida, no hay unestado de derecho. Compañeros y compañerasseamos todos guardianes de la memoria, tengamospresente que nuestro México actual desangra, quelos responsables de guerras y crímenes están libres,viven en impunidad, bajo el cobijo del mismo Estado.Hace unos días se fue Felipe Calderón, quien dejómás de 90 mil muertos y más de 10 mil desaparecidosgracias a su “guerra contra el crimen organizado”, a este señor por su crimen y saqueo denuestro país será recordado por los hijos e hijas de México para que sea juzgado por toda suresponsabilidad. Y ahora, qué se espera de Enrique Peña Nieto el actual presidente impuestopor Televisa, TV Azteca y demás corporaciones neoliberales, este señor que es un títereliteralmente, ¿qué puede ofrecerle al pueblo de México, cuando sabemos que no sabe otra cosa,más que reprimir y encarcelar a miembros de movimientos y organizaciones sociales? Ledecimos a Peña Nieto y su gabinete, que el pueblo tiene memoria, que Acteal nunca olvidará loque pasó hace 15 años justo en este mes, su equipo de gobierno tienen mucha cola quepisarles...


De lo que decimos el pueblo de México es testigo, apenas Peña Nieto estaba tomando protestay lo que hizo y como es su costumbre de los malos gobiernos, que para “garantizar la paz y laestabilidad social” hace uso de la fuerza pública de manera abusiva reprimiendo a losmanifestantes que le gritaban “democracia”, “justicia”, etc. Con esta violencia sistemáticaamenaza el derecho de protestar y prohíbe la libre expresión. Además, con este escenario quePeña Nieto mostró el 1 de diciembre, es una verdadera advertencia hacia el pueblo de México yhacia las organizaciones sociales antisistémicas, que en su gobierno nadie puede protestar, queno se puede oponer a su imposición y que tenemos que someternos a su voluntad.

Con estos gobiernos, nada se puede esperar, por eso para nosotros como lo han dicho nuestroshermanos y hermanas zapatistas son “malos gobiernos”. En ellos no hay dignidad, voluntad,mucho menos respeto.

Con todo esto lo que hacemos y construimos, el mal gobierno le molesta, le incomoda y seenoja, y cuando se enoja manda a sus mensajeros disfrazados con “piel de oveja” y nos ofrecendinero, cobijas usadas, casitas, etc. El objetivo es dejar de exigir justicia por la masacre deActeal. El mal gobierno en turno, quiere borrar de nuestra memoria, porque le avergüenza sucrimen de Estado que masacró a mujeres embarazadas y a niños pacifistas e inocentes. En el añode 2008 trató de dividir a nuestra organización, comprando conciencia de unos compañeros, apesar de ello, prevalecimos. Y hoy denunciamos tajantemente que a unos días por conmemorarel XV aniversario de Acteal, el pasado jueves 6 de diciembre de este año, un paramilitar queahora se pasa por representante de sobrevivientes de Acteal de nombre Juan Oyalté Paciencia(quien debería estar en prisión por su participación en los hechos previos de la masacre deActeal, pero, por la complicidad de las autoridades judiciales en la guerra de contrainsurgencia,no ejecutaron la orden de aprehensión contra él), junto con un funcionario estatal, llevaronmateriales de construcción y una parte del material la descargaron en pie de columna de lainfamia de Acteal Tierra Sagrada. Inmediatamente alrededor de 30 personas entre niños, mujeresy hombres se posaron frente a esta columna para dejarse tomar fotos que son en su mayoríapriistas, paramilitares de comunidades de Tzajalukum, Quextik y Acteal Alto que se hacen pasarpor sobrevivientes de la masacre de Acteal, pero no lo son.

Este hecho reciente nos indigna y es una burla a la sangre de nuestros hermanos masacrados.Al mismo tiempo nos da tristeza ver que nuestros propios hermanos y hermanas se dejenmanipular por el mal gobierno, como se dejaron manipular los paramilitares en el año de 1997 enla masacre de Acteal.

A 20 años del nacimiento de Las Abejas y a 15 años de la masacre de Acteal, el mal gobiernobusca contrarrestar nuestra conmemoración y lucha, por eso les urge tomarse fotos en Acteal,para hacer creer que el gobierno está atendiendo a los sobrevivientes. Pero, eso nunca podráconseguirlo.

Sabemos que el mal gobierno seguirá con su política de miedo, de contrainsurgencia, derepresión, etc. Y tenemos que estar preparados y unirnos más los movimientos y organizacionessociales, por eso les recordamos que este 20, 21 y 22 de diciembre tenemos una cita en Acteal:Luchadores sociales, defensores de derechos humanos, autoridades comunitarias, colectivosindependientes, representantes de los pueblos originarios, estudiantes, maestros, y lasociedad civil organizada. A participar en el encuentro “Frente a la Guerra de DesgasteIntegral a compartir los procesos organizativos de lucha por la defensa de la vida, de laTierra y Territorio”.



Antes de cerrar nos solidarizamos con los compañeros y compañeras reprimidos y encarcelados de la Ciudad de México y de Guadalajara por protestar en contra de la imposición de Enrique Peña Nieto, y exigimos su libertad inmediata e incondicional a todos y todas.
Así terminamos nuestra palabra, (pero habrá más en el comunicado del XV aniversario de Acteal):

Vivan los 20 años de lucha de Las Abejas y su construcción de la autonomía!Vivan los pueblos autónomos!Viva la resistencia civil y pacífica!

ATENTAMENTE.La Voz de la Organización Sociedad Civil “Las Abejas”Por la mesa directiva.
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Porfirio Arias Hernández
Presidente. Mesa Directiva
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Enrique Perez Santis
Vicepresidente


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Victorio Santis Gómez
Secretario Gral.

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Javier Pérez Gutiérrez
Subsecretario

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Benjamín Pérez Pérez
Tesorero

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Manuel Pérez Gómez
Subtesorero.